Solidarités AntiNUcléaires
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La bête inhumaine

Baal Moloch

lundi 10 décembre 2012, par Nelson Surjon, Roger NYMO

Notre histoire contemporaine est un terrifiant conte moderne bien plus effrayant que tous les ogres, vampires, goules, djinns, loups garou et autres sorcières réunis de tous les récits des conteurs d’autrefois.


Avertissement : Les personnes et les situations de ce récit sont réelles, toutes différences avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne sauraient être que volontaires.


Nos enfants sont des « Hansel et Gretel » ou des « Jeannot et Margot » selon les cultures où l’histoire est contée :

L’immonde bête nucléaire attaque à la gorge nos enfants et tend ses abominables mamelles débordantes de profits aux criminels oligarques qui les tètent goulument en fermant les yeux.

Les nombreuses gouttes qui suintent de leurs lèvres avides suffisent à nourrir une nuée subalterne et servile.

Comme des mouches munies de dards cette nuée harcèle sans répit toutes celles et ceux qui demandent que cela cesse.

L’invisible monstre nucléaire mortifère joue les indispensable et s’impose partout.

Il nous « protège » en nous menaçant de ses abominables visages dévorants, qu’il cache fièrement aux fonds obscurs et glacés des océans.

Il nous soigne en euthanasiant ceux qu’il blesse, pour cela il adopte le nom redouté de radiothérapie, car cet invisible assassin à le souci de notre santé, scalpel dans une main, aiguille à suturer dans l’autre.

La bête nucléaire nous assassine sous anesthésie médiatique, des millions de visages variantes clonées d’une saine et jeune santé, ou d’une maturité prospère, nous parlent avec la même souriante assurance.

C’est par nos yeux qu’elle met un pied dans nos têtes, en noir et blanc, en couleur, en HD, en 3D !

Quelle que soit la langue humaine employée c’est toujours le même message hypnotiquement dupliqué, sans cesse perfectionné, ajusté, ciblé par instrumentalisation scientifique déviante des bases éthologiques communes à tous les êtres de notre espèce.

Ce Moloch éthiquement irréprochable ne rote jamais une seule flamme, il n’utilise pas de tibias humains en guise de cure-dent, il sait nous vendre la prochaine voiture électrique sur fond de nature préservée de l’ennemi organique CO2 !

Cet invisible tueur ne fait que d’avenantes apparitions, femelle il ondulera des hanches, mâle elle jouera des basses d’une voix profonde.

Mais avant tout cette bête est festive !

Elle nous conviera, à dates fixes, à nous réjouir avec elle en dégustant ses fruits empoisonnés, ses petits « miracles » de technologie, ses jouets pour une perverse enfance éternelle, ses infantiles prodiges électroniques, ses consoles et ses jeux vidéo, ses GPS, ses tablettes ...

Mais elle n’oubliera pas non plus, nos petits frères rôtis, gavés, farcis, laqués …

À nous de savoir être le meilleur à tout prix, réjouissons-nous d’un « head shot » réussi, assouvissons de manière déréalisée et décomplexée les pulsions mortifères médiatiquement implantées depuis notre prime jeunesse.

Car avant d’armer nos bras, elle arme et désensibilise nos cœurs.

N’est-ce pas la même main humaine qui clique sur un « j’aime » et qui potentiellement peut appuyer sur l’ultime bouton d’arme terroriste de destruction massive ?

Ouvre les yeux ! Regarde ! C’est de la vie dont il s’agit :

L’immonde bête nucléaire attaque à la gorge nos enfants et tend ses abominables mamelles débordantes de profits aux criminels oligarques qui les tètent goulument en fermant les yeux.


Samedi dernier, 8 décembre 2012, je me suis rendu à la Bastille pour y rejoindre des ami(e)s dans le cadre d’un rassemblement mensuel en solidarité avec le peuple japonais qui exige le vital arrêt immédiat, définitif et inconditionnel de toutes ses installations nucléaires.

Je m’y rends en tant que membre des Jeûneurs Vigilants de Taverny, du Réseau Zéro Nucléaire, de la CRIIRAD, des Enfants de Tchernobyl Bélarus, mais bien sûr sans faire aucun prosélytisme déplacé pour ses associations, car ce n’est pas la finalité de ces rassemblements de solidarité réguliers qui sont avant tout là pour informer et sensibiliser sur ce qui nous pend « nucléairement » au nez.

Mon ami Nelson Surjon est intervenu après Monsieur Yves Lenoir président des « Enfants de Tchernobyl Bélarus », j’ai tenu à partager avec vous cette intervention remarquable de Nelson d’Evacuate Fukushima pour la justesse des informations transmises et l’intensité émotionnelle de cette sincérité que seuls le témoignage et l’expérience directe peuvent apporter.

Samedi 8 décembre 2012 - Bastille - Paris - Nelson Surjon pour Evacuate fukushima

Bonjour à tous,

Je tenais à remercier Yuki et toute l’équipe de Yosomono, ainsi que le groupe SDN Paris de me donner l’opportunité de pouvoir m’adresser publiquement, aujourd’hui, sur les conditions des enfants de Fukushima.

Je veux partager avec vous et vous faire entendre les voix des parents et des enfants de Fukushima, des voix presque inaudibles, rendues muettes à travers le monde, à cause de mensonges et d’une désinformation massive engendrée par le gouvernement japonais et les médias du monde entier corrompus et alliés de la Mafia Nucléaire Internationale.

L’image de la reconstruction de Fukushima est belle et bien entamée, mais avec un total mépris envers sa population, sans remord d’exposer les enfants à des taux de radioactivité élevés, des taux inconcevables et INTERDITS avant la catastrophe nucléaire de Fukushima.

Alors pour freiner une évacuation nécessaire de milliers de personnes, le gouvernement japonais a dû trouver des solutions pour empêcher la population de fuir.

L’une de ces solutions les plus connues et la plus efficace était d’augmenter la dose légale d’exposition de la population à la radiation « externe » de 1 mSv à 20 mSv par an.

Du jamais vu !!

Mais comme certaines communes atteignent des niveaux largement supérieur, le gouvernement soutient fermement qu’il n’y pas de danger, même à 100 mSv.

Il faut savoir que 5 mSv était le seuil d’évacuation à Tchernobyl et que 20 mSv était la dose maximale limite pour les travailleurs du nucléaire.

Il n’y a AUCUNE nouvelle donnée scientifique qui peut à ce jour permettre de dire que ces niveaux sont sans danger pour la population.

AUCUNE …

Ils ont juste augmenté la dose légale !

Alors qu’en est-il pour nos amis de Fukushima ? Ils ont dû survivre à un tremblement de terre, à un tsunami d’une puissance effroyable et à la plus grosse catastrophe nucléaire à ce jour ...

D’abord, il y a les évacués.

Nombreux sont ceux qui ont réussi à partir.

Malheureusement, ils sont partis par le mauvais chemin.

Le gouvernement japonais a caché volontairement une simulation appeler SPEEDI qui en temps réel donnait les indications si précieuses sur un plan d’évacuation qui aurait permis aux habitants de Fukushima de se protéger contre le nuage radioactif qui les poursuivait …

Un panache de Césium, Iode, Cobalt, Strontium et Plutonium !

(Nelson présente la carte suivante au public de la Bastille)

La plus part des personnes, comme celles de Minami Soma se sont réfugiées dans les villes de Koriyama ou la ville de Fukushima, pourtant à 60 km de la centrale, mais encore plus irradiées que leurs communes qu’ils venaient juste de quitter.

Cette évacuation soudaine a entrainé une misère tant sanitaire que psychologique. Un stress omniprésent, la peur au ventre. Une sensation prégnante d’avoir été trahis et abandonnés, par un gouvernement qu’ils n’auraient auparavant jamais publiquement remis en question.

Le nucléaire ce n’est pas seulement un danger sur la santé physique, mais il attaque aussi violemment l’état psychique des victimes.

Les mères de Fukushima veulent protéger leurs enfants, donc elles sont partis loin, trop loin peut-être. Elles se sentent délaissées peu à peu, car leurs maris ont dû rester derrière pour ne pas perdre leurs emplois.

Les maris rejoignent leurs familles, pour ceux qui sont chanceux, pendant les weekends. Mais d’autres espacent leur visitent une fois tous les mois, quand ce n’est pas une fois tous les deux mois.

Beaucoup de maris ne comprennent pas pourquoi leurs femmes sont partis, car ils doivent nier l’évidence d’une radiation dangereuse pour pouvoir garder leur travail.

L’alcoolisme, les divorces augmentent, les familles sont séparées, déchirées.

Il y a aussi la discrimination interne et externe à Fukushima.

Ceux qui ont pris conscience du danger se retrouvent exclus de la société, ils doivent affronter la peur, seuls et livrés à eux-mêmes.

Car à Fukushima, il est tabou de parler de radiation à son voisin, à sa propre famille, même à son docteur ! La plupart des médecins de Fukushima, sont souvent les mains liées ou sont tout simplement de connivence avec les autorités, ils déclarent systématiquement qu’aucun des symptômes ne sont liés à la radiation.

AUCUN !!!

C’est dans la tête que ça se passe !

Tout va bien a Fukushima .

En tout cas, c’est ce que dit un certain docteur Shuinichi Yamashita.

Voilà pourquoi je m’adresse à vous aujourd’hui : les enfants de Fukushima sont sous l’emprise d’un pseudo scientifique qui contrôle la destinée, la vie et la santé d’une population d’environ 2 millions d’habitants dont plus de 300 000 enfants !!!

Dr Shuinichi Yamashita, que nous appelons tous « Damashita », « celui qui triche » (traduction du Japonais), ou encore Docteur 100 mSv !!!

(Nelson présente la photographie du docteur Yamashita au public de la Bastille)

Damashita est né à Nagasaki, et ironiquement, sa mère est une Hibakusha, une irradiée.

Comble d’ironie, Damashita avait publié avant la catastrophe de Fukushima un article scientifique ou il écrivait textuellement :

« Pour les gens de moins de 20 ans, les risques de cancer sont indéniables si ils sont exposés à une radiation de 10 a 100 mSv. »

Pourtant, c’est cet homme qui tient maintenant entre ces mains la vie de centaines de milliers d’enfants.

Cet homme est aussi connu pour son fameux discours expliquant aux habitants que la radiation ne pouvait toucher que les gens qui ne souriaient pas ! Cela avait été prouvé grâce à une étude faite sur des SOURIS.

Histoire sinistrement véridique !

Lors de nombreuses interviews, il déclara avec désinvolture qu’il ne sera jamais responsable des effets de la radiation sur les enfants de Fukushima, car il sera mort d’ici la !

Damashita est aussi un membre de SokaGakaï, la plus grande secte religieuse du Japon !

En Avril 2011, il fut nommé comme Conseillé (advisor) de l’Université Médicale de Fukushima, qui est désormais le Quartier Général de l’officielle « étude épidémiologique ».

Par décret du Gouverneur de Fukushima, YuheiSato, il est désormais à la tête d’une expérimentation qui vise tout simplement à réduire la peur de la radiation, en orchestrant une campagne intense de désinformation scientifique.

Officiellement intitulée « étude épidémiologique », il ne s’agit ni plus ni moins que d’une expérimentation sur des êtres vivants exposés à des particules radioactives qui auront, ou qui ont déjà, de terribles conséquences sanitaires sur les enfants de Fukushima, les enfants du Japon, le futur du Japon.

Les enfants de 0 a 18 ans d’âge, au lieu d’être évacués, sont désormais officiellement devenus les cobayes de la plus grande expérimentation nucléaire de l’histoire de l’humanité.

Aujourd’hui ce sont 115 000 enfants qui participent à cette étude.

La plus part d’entre eux portent maintenant un « glass badge », un petit dosimètre qui calcule leur accumulation à la radiation.

Ces données alimentent bien évidemment notre fameuse expérimentation.

Les enfants essaient de vivre une vie d’enfants, mais trop souvent, les signes externes les ramènent, hélas trop vite, à la réalité.

Obligés à se nourrir de produits potentiellement contaminés à l’école, de participer à des jeux collectifs en plein air sur une terre radioactive, afin de restaurer la confiance de la communauté entière.

Nos enfants sont les cobayes dont l’instrumentalisation permet la cynique manipulation de leurs parents, ils alimentent à leurs dépends la criminelle propagande de « la restauration de Fukushima ».

(Nelson présente la photographie suivante au public de la Bastille)

Ceci est la photographie d’enfants sur le chemin de l’école.

Ils passent devant l’une des centaines de stations mesurant la radioactivité ambiante.

Celle-ci indique plus de 1 uSv par heure, mais je tiens à préciser que la plus part des mesures de ces stations sont truquées, car le terrain est soigneusement « décontaminé » autour d’elles.

Le niveau de radiation ambiante est généralement 20 à 30% plus fort. Ceci est un fait, même reconnu par TEPCO.

(Nelson présente une nouvelle photographie au public de la Bastille)

Une école de la ville de Date.

À quelques mètres de l’école, 4 uSV par heure à 1m du sol et 38.54 uSv par heure au sol.

Mais revenons à notre fameuse « étude épidémiologique ».

La dernière série d’échographies de la thyroïde réalisée sur 42 000 enfants, série réalisée de mars à août 2012, révèle que 43% des enfants présentaient des anomalies de la thyroïde.

Il y a quelques semaines, un second cas de cancer de la thyroïde a été relevé auprès d’un enfant. Mais bien sûr ce n’est pas lié aux radiations.

Ces résultats ont bien entendu suscité immédiatement la fureur des parents.

Pris au dépourvu le Dr Damashita et son coéquipier Dr. Suzuki, ont appelé au calme en ré assurant qu’un tel pourcentage d’anomalies « ne leur semblait pas fondamentalement anormal », malgré et je les cite « un manque de données sur ce sujet » et que des anomalies et cancers de la thyroïde ne se révélèrent que seulement 4 a 5 ans après Tchernobyl.

(Silencieusement Nelson présente cette photographie au public de la Bastille)

Malheureusement pour Messieurs Damashita et Suzuki, il s’avère qu’une enquête épidémiologique a déjà été réalisée en 2001 dans le cadre d’une étude sanitaire sur les conséquences de la catastrophe de Tchernobyl.

Un taux de 1.6 % d’anomalies thyroïdiennes à Nagasaki et ZÉRO nodule détecté.

Il faut aussi noter que l’excuse de Damashita sur le fait que les enfants de Tchernobyl ont développé des anomalies ou des cancers qu’au bout de 5 ans est complètement fausse !!!

Les études sur les enfants de Tchernobyl n’ont commencé officiellement qu’en 1990, soit 4 années après la catastrophe. Il n’existe pas de données officielles avant cela.

Mais je ne suis pas là uniquement pour vous donner des chiffres, mais surtout pour relayer d’importants messages !

Des messages de parents angoissés, inquiets, et qui désirent que leur voix soient entendues !

Ils ne veulent pas être oubliés, abandonnés, leur dilemme, est notre dilemme !

Laissez-moi vous présenter Mr et Mme Shibuya :

Sur cette photographie, ils viennent juste de recevoir les résultats des tests réalisés sur leurs enfants ; Ayumi chan et Mutsukikun.

Ils sont sous le choc.

Sur cette photo, Mme Kanno et ses deux enfants Yuika , 10 ans, et Naoki, 11 ans.

Leurs tests ne montrent pas de kystes.

Néanmoins, Mme Kanno est allé dans un hôpital privé où on lui a refusé une seconde opinion, confirmant ou infirmant le diagnostic, des directives imposent cette criminelle omerta.

Sur cette photo, Mme Mutoh et ses 2 enfants ; Shougo et Rimi ont tous les deux des kystes de la thyroïde.

Mme Mutoh n’a pas eu plus d’informations, on ne lui a pas donné une copie de leur échographie et l’hôpital lui a dit qu’il n’y avait plus besoin de suivi médical pour le moment.

Sur cette photographie, Mme Mutoh a emmené Shougo dans un hôpital Universitaire de la ville de Fukushima pour un test sanguin.

Shougo manque de globules blancs, le docteur affirme hâtivement qu’il ne faut pas s’inquiéter et qu’aucun autre test n’est nécessaire.

Naoki et Yuika sont les enfants de Mme Tsuda.

Ses enfants ont eux aussi des kystes thyroïdiens.

Sa fille Yuika en a tellement que les docteurs n’arrivent pas les compter.

Mme Shima et ses enfants Yuri, 11 ans, et Kaito 13 ans .

Eux aussi présentent des kystes de la thyroïde.

Certaines de ses familles n’ont pas trouvé de kystes chez leurs enfants d’après les premiers tests.

Mais ont réussi à trouver des hôpitaux en dehors de la préfecture pour finalement découvrir avec stupeur que leurs enfants ont bel et bien des Kystes de la thyroïde.

Voici quelques témoignages :

J’ai emmené mon deuxième fils qui souffre d’une thyroïde enflée à l’hôpital connu pour les traitements de la thyroïde. Le médecin lui a touché la thyroïde, et a écrit effectivement sur le dossier qu’il a des kystes. Je lui ai dit que nous étions de Fukushima, alors il m’a dit qu’il n’avait pas le droit de donner son avis aux refugiés de Fukushima.


Mon fils a toujours la thyroïde enflée, pas d’appétit. Malgré tout, il faut l’autorisation soit de la préfecture de Fukushima, soit de l’Université Médicale de Fukushima pour le traitement. Je suis prête à payer beaucoup d’argent pour le suivi, mais ce n’est pas une question d’argent car évidemment, mon fils est couvert de la sécurité sociale. Salaud !


Bonjour. On m’a dit « Demandez d’abord à l’Université Médicale de Fukushima et attendez la réponse ». Autrement dit, aucun médecin ne peut rien faire avec les habitants et les refugiés de Fukushima sans autorisation. Par conséquent, mon médecin ne m’a donné ni diagnostic, ni l’état actuel de ma thyroïde.


Mon fils s’est fait refuser dans un hôpital qui se trouve à Nagano. J’avais déjà eu la même expérience ailleurs aussi. Le médecin m’a dit qu’il peut soigner un petit rhume ou une blessure, mais pas la thyroïde ni les maladies qui seraient liées à la radioactivité. Il m’a aussi montré une fiche « Avis sur le suivi de la santé des habitants de Fukushima » délivrée par la préfecture de Fukushima.


Pour soigner les refugiés et les habitants de Fukushima, il faut absolument une autorisation de la préfecture de Fukushima qui dit que c’est eux qui prennent l’entière responsabilité de la santé et de la radioactivité de tous les habitants « à vie ». C’est absurde ce qu’ils disent …

Pour conclure, j’aimerai vous faire partager le SOS d’une amie Tokiko Noguchi :

" Je suis une maman vivant à Fukushima. J’ai une fille, collégienne et un fils handicapé. Ma fille entre au lycée cette année, et nous avions décidé avec ma famille de déménager à l’extérieur du département pour protéger nos enfants de l’irradiation.

Depuis mars 2011, les autorités offraient une aide au logement pour les déplacés et réfugiés de l’accident nucléaire de Fukushima. Mais du jour au lendemain, la préfecture de Fukushima a déclaré qu’elle n’accepterait plus de nouvelles demandes d’appartements gratuits réquisitionnés pour les personnes souhaitant se réfugier à l’extérieur du département, dès le 28 décembre 2012.

Le jour où cette décision a été rendue publique, j’ai reçu les résultats de l’échographie de la thyroïde de mon fils, les résultats étaient terribles car de petites tumeurs étaient apparues. Je suis sous le choc et j’ai peur pour mes enfants.

De nombreux pères et mères de Fukushima se demandent s’ils doivent, afin de protéger leurs enfants, s’éloigner de leur pays natal et s’inquiètent de savoir où aller. Dans le cas où ils prennent la décision de déménager hors de la préfecture de Fukushima, parce que cela est nécessaire, le fait de pouvoir avoir accès à des logements réquisitionnés est une aide vitale."

Il y a une pétition que vous pouvez retrouver sur mon groupe facebook, Twitter ou sur le Blog Evacuate Fukushima.

S'il vous plait partagez et signez cette pétition.

Les enfants doivent être évacués et toutes les ressources nécessaires doivent être mises à disposition pour les personnes qui désirent évacuer.

Merci de m’avoir accordé un peu de votre attention.

Les applaudissement cachaient mal l’émotion qui se lisait dans les regards du public.

Merci Nelson.

Merci à toute ta famille qui t’assistait et à tes ami(e)s nombreux et actifs.



Video streaming by Ustream


Taro Aizu ’’Fukushima renaissance’’ lu par Anna Jouy

(Source : http://evazine.com/Poesie%20lue/poesie_lue.htm#89)


Voir en ligne : Evacuate Fukushima

2 Messages de forum

  • La bête inhumaine Le 10 décembre 2012 à 21:17 , par javale

    bonjour Merci presque impossible de rien dire de plus...c’est bien pour la détresse bien réelle des gens, enfants, parents, amis, amants...que le nucléaire ça me concerne....très forte poésie : dire l’indicible Javale Gola

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  • La bête inhumaine Le 6 février 2013 à 03:10 , par LaCec

    Quand on pense que certains continuent à dire et/ou penser qu’il ne se passe rien à Fukushima... Et, pire, en veulent à ceux qui parlent ! Merci pour cette histoire et le récit qui suit.

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