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Touche pas à Matoush !

Union sacrée

mardi 29 janvier 2013, par Le CA du Réseau Zéro Nucléaire, Roger NYMO

La France s’engage de manière irréversible et impérialiste vers une présence militaire permanente et coûteuse dans ses « ex-colonies » afin de préserver la criminelle fable de son indépendance énergétique nucléaire.

Alliée à de puissantes compagnies minières, la France s’attaque directement aux territoires et aux droits de nombreux peuples premiers et méprise localement les autochtones de Notre-Dame-des-Landes.

L’heure de la contre-attaque planétaire non violente a sonné !



Il y a maintenant plus d’un semestre notre ami Marc Fafard de SISUR (Sept-Îles sans uranium) nous a fait le plaisir et l’honneur de nous rejoindre en France pour aux noms de nombreuses associations Québécoises et de peuples amérindiens interpeller le groupe AREVA, et l’état français son principal actionnaire, au sujet de l’indispensable respect dû à notre mère la Terre et à tout ses enfants.



Dans le cadre de notre évènement : « Une seule tribu pour sauver notre mère la Terre », notre ami Max Meynier du CSIA-Nitassinan nous a rejoint et soutenu.


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Aline Pauchard et Marc Fafard le 23 juin 2012

A cette occasion Marc Fafard a rencontré Aline Pauchard qui est devenue, depuis la dernière assemblée générale du Réseau Zéro Nucléaire (RZN), sa nouvelle présidente.

Sur la photographie ci-dessus ils déploient, devant le siège social du groupe AREVA à Paris, la banderole de l’association « Minganie sans uranium » de notre ami Claude Lussier.



Le lendemain de notre présence devant le siège social du groupe AREVA à Paris, et de notre marche de celui-ci jusqu’à l’ambassade du Québec, nous avons tourné sur le parvis des droits de l’homme du Trocadéro (avant d’en être chassés), la vidéo d’interpellation et d’information sur l’abominable projet Matoush, que vous pouvez visionner ci-dessus.

QUID de la diffusion de cette vidéo ou de la promotion de notre pétition ci-dessous ? :

https://www.change.org/p/pauline-marois-et-fran%C3%A7ois-hollande-interdisez-d%C3%A9finitivement-l-exploitation-uranif%C3%A8re-du-qu%C3%A9bec


Mon sentiment en tant que membre du Bureau du Réseau Zéro Nucléaire :

L’opposition institutionnelle au nucléaire hexagonale ne nous a apporté aucun soutien, elle a poursuivi ses discours univoques et convenus d’accompagnement d’une majorité qu’elle a criminellement soutenu dans son accession au pouvoir politique.

Aujourd’hui le Réseau Zéro Nucléaire (RZN) en a marre des slogans, des plannings et des priorités de luttes décidés en petits comités coordinateurs autoproclamés.

Marre de celles et ceux qui omettent systématiquement la pollution annoncée et irréversible de tous les bassins versants du Québec à travers l’abominable projet nucléaire Matoush !

Marre des revues de presse nombrilistes des petits bobos écolos de la gauche française qui concentrent les feux médiatiques du terrible drame Malien sur l’avenir du financement de leurs petites entreprises environnementales !

Marre des réalisateurs qui présentent l’opposant au nucléaire comme un manipulateur populiste de phobies sanitaires injustifiées en face de gestionnaires compétents et soucieux de l’avenir économique des populations !

Marre des financements publics miraculeux qui viennent perpétuellement contredire l’argument fallacieux d’une filière nucléaire moribonde !

Marre des financements privés occultes qui permettent la réalisation et la diffusion d’une « propagande objective » et bien sûr pro nucléaire, et divisent les peuples (premiers et derniers) en distribuant sélectivement les miettes du festin nucléaire mortifère planétaire !

La piste permettant l’atterrissage d’avions gros porteurs sur le site du projet Matoush est achevée !

Il ne reste plus qu’à diffuser la bonne parole, à graisser quelques « pattes » autochtones, et de manière irréversible la belle province n’est plus.



Les médias petits ou grands excellent dans l’art de travestir le compte rendu d’un évènement quand il ne peuvent pas le passer sous silence !

Hier, lundi 28 janvier 2013, Madame Aline Pauchard a téléphoniquement apporté son soutien à mon ami Fabrice David, juste avant le début de son audience au tribunal de Pontoise.

Très bon plaidoyer de l’avocat de Monsieur Fabrice David qui a plaidé la prescription relativement à deux articles du code pénal concernant la liberté de la presse, qui l’établissent à un délai de trois mois.

Il a aussi insisté sur l’absence d’insulte ou de calomnie dans la caricature et ses légendes.

Après délibéré le jugement définitif sera prononcé lors de l’audience fixée au lundi 8 avril 2013 à 13h30 au tribunal de Pontoise.

A l’issue de cette audience mon ami Fabrice David a été interviewé par Radio Bleue et la chaîne locale « VO news 95 ».



Un dessin avec la mention « F » comme fasciste, « N » comme nazi !

Le « chapeau » du journaliste de « VO news 95 » n’a rien à voir avec ce que vous pouvez lire sur le dessin de la bannière de la page facebook « Drôle de délit » !

Il s’agit d’un média mensonge par amalgame, similaire à l’évocation par Monsieur Alexandre Simonnot lors de son interview de l’insulte « Crevure nazie » qui n’a strictement rien à voir avec l’affaire jugée hier à Pontoise.

Des pratiques médiatiques sournoises mais malheureusement de plus en plus fréquentes.



JT 28012013 par vonews95


Au Réseau Zéro Nucléaire nous savons que toutes nos luttes locales sont vaines sans une union internationale contre les conséquences sanitaires et sociales de l’abomination nucléaire.

Le lobby nucléaire mortifère l’a parfaitement compris, c’est pour cette unique raison qu’il cherche par tous les moyens à sa disposition à nous diviser en brisant les carrières des uns, en favorisant celles des autres.

Nous ne tomberons pas dans ses pièges grossiers !

Nous appelons à travers notre présidente à une union internationale de tous les peuples pour obtenir l’indépendance de l’OMS et un salutaire moratoire nucléaire international.



Dans cette logique non violente et active, le discours explicite du 12 janvier 2013 de Madame Aline Pauchard à la Bastille, est actuellement sous-titré en français (pour les sourds et mal entendants), en anglais, en allemand, en italien et en japonais pour que les excuses françaises d’une victime du nucléaire international parviennent enfin aux oreilles d’un peuple meurtri mais toujours vigilants à l’arrêt définitif de toutes ses installations nucléaires.



Les socialistes nationaux et leurs complices écologistes européens et verts ont entériné la nomination de Madame Anne Lauvergeon au conseil d’administration du groupe mortifère EADS !

... La société EADS est un producteur d’armes nucléaires, deuxième fabricant d’arme européen ...

(Source : http://sanurezo.org/spip.php?article81)

La mort lui va si bien ?


Le cri des Cris pourrait-il augurer une situation d’affrontement ?

« ... La Grand conseil des Cris a décidé de rompre le silence en rendant public vendredi matin le rapport du comité d’examen des impacts sociaux et environnementaux (COMEX) remis au sous-ministre québécois de l’Environnement à l’été 2011 ... »

(Source : http://www.lesaffaires.com/dossier/...)


Communiqué de la coalition Pour que le Québec ait meilleure mine

L’ÉTAT DE VIRGINIE DIT NON AUX MINES D’URANIUM QUÉBEC APPELÉ À SUIVRE L’EXEMPLE

Vendredi 1er février 2013 (14h30), Montréal. La coalition Québec meilleure mine ! se réjouit de la décision prise hier par les élus de la Virginie de maintenir un moratoire sur les mines d’uranium et demande à Québec de suivre l’exemple. « Après plus de trois ans d’analyses scientifiques et de débats publics, et malgré les pressions de l’industrie minière, la Virginie a pris une sage décision en fermant la porte aux mines d’uranium pour des raisons de santé publique, de sécurité et d’environnement. Nous demandons à Québec d’en faire autant » affirme Ugo Lapointe de la coalition Québec meilleure mine !

Le rapport de l’Académie des sciences des États-Unis commandé par l’État de Virginie en 2009, puis complété en décembre 2011, a certainement pesé lourd dans la balance. Ce rapport indique clairement que les mines d’uranium posent des risques de contamination radioactive à très long terme pour l’environnement et les populations. Les émissions de radon et la contamination potentielle en radium, thorium et autres éléments radioactifs sont au nombre des risques identifiés. Le rapport précise également qu’après vérification des meilleures pratiques appliquées dans le monde (le Canada inclus), il n’existe encore aucune méthode éprouvée à long terme pour assurer la sécurisation des grandes quantités des résidus miniers laissés derrières. Ces résidus contiennent jusqu’à 85% de la radioactivité originale des gisements exploités puisque l’industrie récupère l’uranium et rejette les autres éléments. Ces éléments demeurent radioactifs pour des milliers d’années.

L’État de Virginie reste donc au sein des États d’Amérique-du-Nord qui, comme la Colombie-Britannique et la Nouvelle-Écosse, maintiennent un moratoire ou une interdiction légiférée sur les mines d’uranium. Seule la Saskatchewan exploite présentement l’uranium, un état de fait qui perdure depuis l’après-guerre des années 1940s, bien avant que les lois environnementales et que les principes de développement durable que l’on connaît aujourd’hui soient établis.

« On demande à Québec de suivre l’exemple de la Virginie qui, après une analyse rigoureuse de plus de deux ans par l’Académie des sciences des États-Unis, conclut que les bénéfices potentiels d’une mine d’uranium n’en valent pas les risques pour la santé, la sécurité et l’environnement. Cela serait également une suite logique à l’abandon du nucléaire au Québec pour privilégier d’autres sources d’énergie à moindres risques et à moindres impacts » de conclure Christian Simard de Nature Québec.

Rappelons que la compagnie Strateco intente actuellement un recours judiciaire contre le ministre de l’Environnement du Québec, M. Yves-François Blanchet, pour le forcer à prendre une décision favorable à l’égard du projet minier d’uranium Matoush. Ce projet est situé sur le territoire conventionné de la Baie-James, près du joyau écologique des Monts Otish et à la tête des eaux du Lac Mistassini, le plus grand lac d’eau douce au Québec. Les Cris s’opposent fermement à ce projet et demandent à Québec, tout comme plusieurs groupes environnementaux, des médecins et plus de 320 municipalités, de décréter un temps d’arrêt sur les projets miniers d’uranium au Québec.

Pour informations :

• Ugo Lapointe, porte-parole Québec meilleure mine !, 514-708-0134

• Christian Simard, directeur général Nature Québec, 418-928-1150

• Dossier mines d’uranium au Québec en ligne ici et ici.


La coalition Pour que le Québec ait meilleure mine ! a vu le jour au printemps 2008 et est aujourd’hui constituée d’une trentaine d’organismes représentant collectivement plus de 250 000 membres partout au Québec. La coalition s’est donnée pour mission de revoir la façon dont on encadre et développe le secteur minier au Québec, dans le but de promouvoir de meilleures pratiques aux plans social, environnemental et économique. Site : www.quebecmeilleuremine.org.

Les membres actuels de la coalition : Action boréale Abitibi-Témiscamingue (ABAT) ▪ Association canadienne des médecins pour l’environnement (ACME) ▪ Association de protection de l’environnement des Hautes-Laurentides (APEHL) ▪ Association québécoise de lutte contre la pollution atmosphérique (AQLPA) ▪ Centrale des syndicats du Québec (CSQ) ▪ Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté ▪ Coalition de l’ouest du Québec contre l’exploitation de l’uranium (COQEU) ▪ Coalition Stop Uranium de Baie-des-chaleurs ▪ Comité de vigilance de Malartic ▪ Écojustice ▪ Eco-vigilance Baie-des-Chaleurs ▪ Environnement Vert Plus Baie-des-Chaleurs ▪ Fondation Rivières ▪ Forum de l’Institut des sciences de l’environnement de l’UQAM ▪ Groupe solidarité justice ▪ Les AmiEs de la Terre du Québec ▪ Justice transnational extractive (JUSTE) ▪ MiningWatch Canada ▪ Minganie sans uranium ▪ Mouvement Vert Mauricie ▪ Nature Québec ▪ Professionnels de la santé pour la survie mondiale ▪ Regroupement citoyen pour la sauvegarde de la grande Baie de Sep-Îles ▪ Regroupement pour la surveillance du nucléaire ▪ Réseau œcuménique justice et paix (ROJeP) ▪ Réseau québécois des groupes écologistes (RQGE) ▪ Sept-Îles sans uranium ▪ Société pour la nature et les parcs (SNAP-Québec) ▪ Société pour vaincre la pollution (SVP) ▪ Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ). Tous nouveaux membres bienvenus.



Audition à l’Assemblée Nationale du Québec de Sortons le Québec du nucléaire le 30 janvier 2013.

Lien vers la vidéo de cette audition : http://www.assnat.qc.ca/fr/video-au...


5 février 2013.

Les Cris demandent à intervenir dans une instance introduite par Strateco Resources

Le grand chef : « Nous sommes déterminés à protéger notre environnement et nos droits issus de traités. »

NEMASKA, Eeyou Istchee, le 5 févr. 2013 /CNW/ - Le Grand conseil des Cris (Eeyou Istchee), l’Administration régionale crie et la Nation crie de Mistissini ont déposé aujourd’hui une intervention dans l’instance judiciaire introduite récemment par Strateco Resources contre le ministre de l’Environnement du Québec.

L’action en justice de Strateco vise à forcer le ministre à rendre une décision concernant l’autorisation du projet d’exploration avancée d’uranium Matoush. Strateco a également demandé à la Cour de déclarer nulle une des conditions recommandées par le COMEX, le comité d’examen environnemental établi sous le régime de la Convention de la Baie-James et du Nord québécois (CBJNQ), à savoir que Strateco démontre l’acceptabilité sociale de son projet en concluant une entente écrite avec la Nation crie de Mistissini.

Dans leur intervention, les Cris demandent les pleins droits de participation à l’instance et demandent à la Cour de rejeter au complet la demande de Strateco.

« L’importance de l’acceptabilité sociale de projets de développement proposés dans Eeyou Istchee est un aspect essentiel de la relation de nation à nation entre la Nation crie et le Québec » affirme le grand chef Matthew Coon Come. « L’action en justice de Strateco représente une contestation fondamentale de ce principe et de nos droits issus de traités, en particulier la CBJNQ. Nous sommes déterminés à protéger notre environnement et nos droits issus de traités, pour les générations actuelles et futures. »

« La position de la Nation crie de Mistissini, et de la Nation crie dans son ensemble, est claire : nous sommes opposés à l’exploitation minière de l’uranium sous toutes ses formes dans le territoire Eeyou Istchee de la Baie James, » affirme le chef de Mistissini Richard Shecapio. « Nous ne sommes pas disposés à assumer les risques graves que présente l’exploitation minière de l’uranium, pour des milliers de générations futures. »

La première comparution devant le tribunal dans l’instance doit avoir lieu le vendredi 8 février 2013 à Québec.

SOURCE : The Grand Council of the Crees (Eeyou Istchee) Renseignements :

Bill Namagoose, directeur exécutif Téléphone : (613) 761-1655 Cellulaire : (613) 725-7024

Tina Petawabano, directrice des relations avec le Québec Téléphone : (418) 691-1111 Cellulaire : (418) 770-3132

Me Jessica Orkin, Conseillère juridique Cellulaire : (514) 260-2622

(Source : http://cnw.ca/5jx6H)


Communiquée de presse - 10 février 2013

Uranium, que nous réserve le gouvernement Marois ?

Minganie et Sept-Îles sans uranium ont participé au Forum pour que le Québec ait meilleure mine le 8 février dernier. La Coalition qui porte le même nom est constituée de 38 membres et partenaires dont des syndicats, organismes citoyens et groupes environnementaux représentant plus de 22 000 membres à travers le Québec. La Coalition nous a présenté un forum de grande qualité avec des conférenciers de marque, tous et toutes des sommités dans leur domaine respectif, soit le domaine tant juridique, législatif, géologique, écotoxicologique que sociologique. Les conférences abordaient des notions aussi vastes que l’acceptabilité sociale, la loi sur les mines, l’accès à l’information, les droits citoyens, etc. Des thématiques incontournables et d’actualité.

Le samedi 9 février lors de l’assemblée générale de la Coalition pour que le Québec ait meilleure mine le travail en atelier nous a permis de mieux nous organiser pour réaffirmer notre volonté et nos exigences communes au sujet des mines et de l’exploitation des ressources naturelles collectives.

Le 2 février 2009 le Parti Québécois émettait un communiqué de presse demandant au gouvernement libéral de décréter un moratoire sur l’uranium (toujours disponible sur le site du PQ : http://pq.org/actualite/communiques...). La nomination comme ministre de l’environnement de Daniel Breton, un écologiste bien connu dans la province, laissait croire aux environnementalistes du Québec que ce gouvernement avait du courage en nommant un des leur à la tête de ce ministère. Nous croyons, tout comme plusieurs péquistes et écologistes, que dès le début le plan de le mettre au rencart était clair et net pour le caucus sachant très bien que M. Breton leur mettrait des bâtons dans les roues avec le pétrole et l’uranium. Serait-il possible que Breton ne fut qu’un simple figurant environnemental pour le gouvernement Marois… Du blanchiment vert électoraliste ?

Bien sûr les péquistes ont rejetés l’amiante et le nucléaire et nous les en remercions. Néanmoins, les motifs évoqués furent réduits à l’économie et non pour des motivations de santé publique ou environnementale. Lors de son discours au Forum pour que le Québec ait meilleure mine, la ministre des Ressources naturelles Martine Ouellet s’est elle-même félicitée de son courage politique pour l’annonce du déclassement de la centrale nucléaire Gentilly- 2. La ministre a par ailleurs élaboré, expliquant que la décision du Québec de se retirer de la filière nucléaire était censée considérant notre large éventail d’alternatives dont l’hydroélectricité… Mais qu’il ne fallait surtout pas juger les pays qui, selon elle, n’avaient d’autres choix que d’utiliser le nucléaire. Minganie et Sept-Îles sans uranium craignent que cette parenthèse de la ministre, d’apparence anodine, dissimule une stratégie pour ouvrir la porte à l’exportation d’uranium.

Des sources internes au PQ nous affirment que tous les documents étaient prêts à signer pour demander un BAPE générique sur l’uranium à l’automne 2012. Nous savons aussi de source sûre que ce dossier est sur une tablette pour l’instant. Pourquoi ce gouvernement péquiste n’agit-il pas immédiatement ? Pourquoi demander un moratoire en 2009 alors qu’en 2012-2013 ils sont incapables de procéder à une demande de BAPE générique ? Le gouvernement a cru bon de mettre une nouvelle équipe aux commandes du BAPE. Il est urgent que le BAPE entre en action.

Un moratoire partiel (partiel parce que des régions sont exclus, dont Anticosti) sur les gaz de shiste a été commandé. Pourquoi les gaz de shiste et non l’uranium ? Parce que les mines uranifères projetées sont dans des régions éloignées à faible densité de population, souvent en territoire autochtones, donc pas très rentable politiquement ? L’annonce de la ministre Ouellet au sujet de la garantie de fonds pour la réhabilitation à 100% dans les 3 premières années est une bonne annonce et nous l’applaudissons. Cependant dans le cas de l’uranium ce n’est pas applicable car les déchets radioactifs obligent un suivi pendant des milliers d’années et voire plus. Aucun fonds ne sera suffisant pour gérer ces déchets qui pollueront de façon perpétuelle. Que fera le gouvernement Marois au sujet de cette problématique ? Ne pas en tenir compte et ainsi obliger les centaines de générations à venir à subir cette contamination radioactive et payer la facture du suivi environnemental ?

Le projet d’exploration le plus avancé au Québec, le projet Matoush de la compagnie Strateco dans les Mont Otish est arrêté momentanément par défaut de permis de la part du Ministère de l’environnement et des parcs du Québec. Le projet a reçu l’aval en 2012, de la Commission canadienne de sûreté nucléaire, une agence fédérale que nous considérons partiale. Il ne manque plus que l’accord du gouvernement québécois par l’entremise du MDDEP. La compagnie Starteco a déposé une requête en mandamus pour forcer le ministre de l’environnement, Yves-François Blanchet, a donner une réponse rapide au projet Matoush. Nous demandons aussi au ministre d’agir dans les plus brefs délais. Une vingtaine de municipalités se sont ajouté à la liste de 320 qui ont déjà voté des résolutions contre cette filière. Une opposition citoyenne systématique se lève dans toutes les régions où on annonce un des projets uranifères, Hautes Laurentides, Baie des Chaleurs, Outaouais, Sept-Îles, Minganie, et dernièrement, Mistissini avec le projet Matoush. En appuie à la Communauté Cris de Mistissini, et entrevoyant la prolifération possible de tels projets, le Grand Conseil des Cris a décrété un moratoire sur tout son territoire et demande à Québec d’en faire autant sur tout le territoire québécois. Le gouvernement péquiste de Mme Marois osera-t-il provoquer ses citoyens allochtones et autochtones en bravant leur désir de voir le Québec sortir du nucléaire de façon complète, en ne permettant pas l’exploration et l’exploitation d’uranium ? Nous espérons que non car ce serait une bien mauvaise idée de s’embarquer dans une filière aussi polluante et problématique au niveau environnemental.

Contacts :

Claude Lussier, Minganie sans uranium 418-949-2131

Marc Fafard, Sept-Îles sans uranium 418-961-3517



Retrouvons-nous à Paris le 16 février prochain pour le rassemblement parisien de soutien au mouvement international non violent « Idle No More » ! et à la triste réalité actuelle des peuples premiers.



Les peuples unis jamais ne seront vaincus !

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