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Terrorisme industriel

Terre à tuer et mer à boire

lundi 13 mai 2013, par Roger NYMO

Notre mère la Terre vendue aux terroristes militaires et industriels, voilà ce que semblent faire nos illusoires gouvernements avec leurs criminelles promesses lénifiantes faites aux peuples premiers et derniers.



Au Québec, le gouvernement péquiste a effacé la semaine dernière ses cibles de protection du territoire sur le site du Nord pour tous. Lire à ce sujet l’intéressant article de Paul Journet dans « La Presse » :

(QUÉBEC) Le gouvernement péquiste a effacé hier après-midi ses cibles de protection du territoire sur le site du Nord pour tous, sa version du Plan Nord.

On y lisait que Québec voulait convertir, d’ici 2020, 20% du territoire du Nord en aires protégées. La phrase n’y apparaît plus. On propose encore de protéger la moitié du territoire du Nord, mais l’échéancier de 2035 a été effacé. « Nous sommes très préoccupés, lance Suzann Méthot, de l’Initiative boréale canadienne. Le Québec ne peut pas renier ses engagements. On veut rencontrer le ministre [de l’Environnement, Yves-François Blanchet], mais on attend encore. »

Le gouvernement confirme avoir demandé cette modification hier. La raison : les cibles mentionnées ne correspondaient pas à sa position. La création de 20% d’aires protégées n’a jamais fait partie du programme péquiste, assure M. Blanchet. Il s’agit d’une « promesse électorale » de Jean Charest, qui ne reposait pas, selon lui, sur un plan sérieux. Il se montre rassurant. « On va faire mieux, promet-il. Et nous, on ne va pas garrocher des chiffres. On va procéder de façon sérieuse, avec la science et des mécanismes de consultation. »

Les environnementalistes demandent à Québec de respecter la cible de 17% de protection du territoire, établie en 2010 par la convention-cadre sur la diversité biologique de Nagoya. M. Blanchet répond que ce traité sera sa « principale inspiration » quand il annoncera son plan.

Il veut aussi mettre la moitié du territoire du Nord à l’abri du « développement industriel ». Sur le site internet du ministère de l’Environnement, on écrit vouloir « consacrer 50% du territoire du développement nordique à la protection de l’environnement, à la sauvegarde de la biodiversité et à la mise en valeur du patrimoine naturel ». On a effacé la mention où on disait que le territoire protégé pourrait néanmoins être soumis « à divers types de développements qui ne font pas appel à des activités industrielles », et qu’une loi serait adoptée.

Le ministre Blanchet explique qu’il veut prendre le temps de bien articuler son plan, à partir de la « science disponible et des connaissances en biodiversité ». « L’échéancier reste à établir », dit-il. Il le précisera bientôt, dans « quelques semaines ».

(Source : http://www.lapresse.ca/actualites/p...)

En France le gouvernement socialiste national veut créer un centre d’expertise et d’essais en mer profonde au large des îles d’Hyères et de Port-Cros, à cet effet il a abrogé la Zone de protection écologique par le décret n° 2012-1148 du 12 octobre 2012. . Lire à ce sujet l’intéressant article de Danièle Favari sur « Slate.fr » :

île du Levant, tout le monde en a entendu parler. Au large des îles d’Hyères et voisine de Port-Cros, c’est, depuis 1931, le berceau du naturisme, un paradis pour les « non-textiles ».

C’est aussi, et cela, on le sait moins —puisque la majeure partie de l’île (80%) appartient à l’Etat— un Centre d’essais de lancement de missiles pour le compte de la Direction Générale de l’Armement, sous la tutelle du Ministère de la Défense.

Occupée pour l’essentiel pour l’essai de lancement des missiles, l’île du Levant va devenir un Centre d’expertise et d’essais en mer profonde (CEEMP). Le site a été choisi pour ses ultra-grands fonds (2.500 m) qui permettront l’installation de deux plateformes immergées à 1.300 et 2.400 m de profondeur pour l’exploration et l’exploitation de l’offshore profond.

La Compagnie maritime d’expertises (Comex), spécialiste de l’offshore pétrolier depuis 40 ans, en a rêvé, le Pôle de compétitivité Mer Paca l’a fait. Et c’est la société Abyssea qui a été chargée du projet, financé à hauteur de 5 millions d’euros par le Fonds unique interministériel (FUI) et le Fonds européen de développement régional (FEDER), impliquant des actionnaires tels que Chrisar Software Technologies (simulation acoutisque), EMC3, Sofresud, Subsea Tech et Thalaseis, ainsi que la Caisse des dépôts.

Le Centre servira à ceux de la région Paca qui développent des systèmes, engins et équipements sous-marins, mais aussi à ceux qui voudront effectuer des tests et des démonstrations en grandeur réelle, sur la base des deux stations sous-marines, et surtout aux besoins des grandes compagnies pétrolières et minières qui opèrent à des profondeurs de plus en plus importantes et ont donc besoin d’expérimenter leurs nouvelles technologies en situation réelle.

La plateforme n°1 aurait dû être opérationnelle en octobre 2012 et, dès lors, on peut se demander si la récente abrogation de la Zone de protection écologique par le décret n° 2012-1148 du 12 octobre 2012 ne sous-entend pas l’aval du gouvernement.

Le centre d’essais techniques devrait ouvrir en 2014 et la plateforme n°2 immergée à 2.400 m le sera à l’automne 2015. Aucune étude d’impact n’a, selon les autorités, été pour l’instant réalisée pour obtenir les autorisations environnementales mais les actionnaires sont confiants, ayant obtenu le soutien du conseil général et de la région.

Aucune enquête publique non plus autour de ce projet qui interpelle et inquiète tous les défenseurs de la « belle bleue ». En effet, il met en grand danger la faune pélagique exceptionnelle (baleines, cachalots, dauphins, tortues marines, etc.) du Parc national de Port-Cros et du Sanctuaire Pelagos (classé Aire spécialement protégée d’importance méditerranéenne) tout proches. Et particulièrement les cétacés, qui localisent leurs proies par émissions d’ondes spéciales et risquent d’être perturbés par les simulations acoustiques, ainsi que tous ceux qui fréquentent les grands fonds dans leurs courses migratoires et dont certains sont déjà en danger critique d’extinction.

De plus, on ne peut éluder le fait que les ressources d’hydrocarbures des grands fonds marins pourraient représenter cinq ans de consommation mondiale. Qu’adviendra-t-il alors de la Méditerranée, une des mers déjà les plus polluées au monde, en cas de pollution par les hydrocarbures ? La question mérite d’être posée alors que, du 5 au 9 juin 2013, la mer sera à l’honneur partout en France.

(Source : http://www.slate.fr/tribune/72133/i...)

Notre Mère la Terre est agressée, dépouillée, violée dans la logique mortifère de la sainte croissance, du toujours plus de profits pour des riches plus riches et des pauvres qui n’ont plus qu’à crever.

On comprend mieux pourquoi nos médias de masse aux ordres préfèrent faire la promotion ciblée de Monsieur Pierre Rabhi plutôt que de médiatiser les idées novatrices et salvatrices de Monsieur François Partant :

Le monde industrialisé peut-il seulement conserver son niveau actuel de production et de consommation sans avoir recours à l’énergie nucléaire ? S’il ne le peut pas et s’il faut néanmoins renoncer à ce type d’énergie (pour diverses raisons qui ne sont pas seulement de sécurité), il faut en conclure que l’appareil mondial de production, tel qu’il est constitué à la faveur de l’exploitation d’une ressource géologique bon marché et non renouvelable, doit être fondamentalement transformé, les pays industrialisés devant accepter un changement dans leur niveau de consommation et dans leur genre de vie ..."

François PARTANT (1982)

LA FIN DU DÉVELOPPEMENT

Naissance d’une alternative ?

Aidez-nous à renouveler le samedi 22 juin prochain, notre journée :

Une seule tribu pour sauver notre Mère la Terre.

Voir en ligne : Une seule tribu pour sauver notre mère la Terre !

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