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Temps cruels

Mort radicale

vendredi 7 juin 2013, par Roger NYMO

Le soir du mercredi 5 juin 2013, Monsieur Clément Méric a été assassiné dans les rues de Paris.

Je présente mes condoléances à sa famille et à ses proches, je déplore que monsieur Clément Méric, soit décédé des suites des coups extrêmement violents qu’il a reçu.

C'est la haine qui l'a tué !

Ses assassins sont en fuite, mais les violentes racines de leur haine se fraient un chemin pervers dans les cœurs de celles et ceux que la peine accable aujourd’hui.



J’appelle donc la personne responsable directe de la mort de Clément Méric et ceux qui l’accompagnaient, à se livrer au plus vite aux autorités républicaines compétentes.

Il s'agit d'un problème vital, celui de la paix civile !

Il faut donc condamner sans détour l’emploi de la violence dans le domaine politique comme dans tous les autres.

Ce que la radicalité tue, la cohérence peut le sauver.

Cette radicalité belliciste s’exprime officiellement et de manière institutionnelle dans le choix politique actuel de la libération du Mali, et les criminels choix industriels du groupe AREVA au Sahel.

Le Bellicisme et les propos guerriers de l’unanimité des leaders politiques nationaux sont responsables, en très grande partie, des conditions abjectes de la mort du citoyen Clément Méric.

Cette violence latente percole quotidiennement à travers le traitement et le choix des informations.



Ainsi, le système thermodynamique terrestre semble générer de plus en plus d’évènements climatiques extrêmes, parallèlement à ce constat, de dangereuses déclarations politiques incriminent de manière simpliste et médiatique un opportun bouc émissaire :

Le dégagement de CO2 lié aux activités anthropiques.

Les scientifiques eux-mêmes sont partagés sur cette vitale question, il semble tout de même que des causes multifactorielles complexes et imbriquées sont à l’origine de ces phénomènes extrêmes.

Face à cette violence climatique nos politiques industrielles changent-elles pour autant ?

Non !

Qui sait ce qu’une tornade de force 4 ou 5 peut faire à une centrale nucléaire et à ses réacteurs ?

La réponse est claire et sans appel :

Tornade de force 4 :

« Dégâts dévastateurs auxquelles les meilleurs bâtiments ne résistent pas »

Tornade de force 5 :

« Dévastation totale »

(Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Tornade)

Quelles décisions sont les vôtres messieurs Obama, Abe, Hollande ?



Pourquoi la robotique est-elle utilisée pour détruire et tuer, alors qu’elle pourrait être une solution au vital problème des durables déchets nucléaires mortifères, par la mise en place d’une technique pérenne de stockage et de surveillance en surface, excluant définitivement les dangereux et irréversibles enfouissements ?

Malheureusement en France les représentants médiatisés de l’opposition institutionnelle au nucléaire sont heureux de s’exprimer dans le cadre biaisé des faux débats de la transition énergétique et des programmes dangereusement stupides d’enfouissement de poisons nucléaires durables sous les tapis arborés de nos terroirs.

Briser la criminelle omerta médiatique sur le cruel sort des victimes du lobby nucléaire mortifère planétaire n’est pas leur priorité stratégique.

Certains, avec toute l’empathie dont ils sont capables, écrivent en privé qu’ils s’en foutent.

Cette violence là sur le compte de qui ou de quoi doit-on la créditer ?

Presque une année après son appel du 18 juin 2012, madame Aline Pauchard ne lâche rien, sa résistance ne s’épuise pas, au contraire l’adversité lui fait trouver de nouvelles ressources pour clamer haut et fort que les responsables doivent payer !




Il est peu probable que son état de santé lui permette d’être présente le 22 juin prochain devant le siège parisien du groupe AREVA pour notre deuxième édition du rassemblement familial et non violent :

 "Une seule tribu pour sauver notre mère la Terre"

Pour la reconnaissance du crime contre la nature, pour donner des droits à notre mère la Terre, pour la reconnaissance des droits de tous les peuples autochtones, pour faire entendre les voix de toutes les victimes d’un système organisé de domination et d’asservissement total des faibles par les forts, rejoignez-nous le 22 juin 2013 à partir de 14h00.

Amitiés Solidaires & AntiNUcléaires.

Roger NYMO


P.S. : Heureusement en ce début juin 2013, une bonne nouvelle nous parvient d’Italie par l’intermédiaire de la porte parole de Ban Asbestos France Madame Annie Thébaud-Mony, qui est aussi présidente de l’association Henri Pézerat Travail - Santé - Environnement :

Eternit : sentence de condamnation confirmée et peine alourdie

Communiqué de presse

Turin, 3 juin 2013

Une fois encore, la forte participation et la présence des travailleurs, des citoyens et des associations solidaires qui se battent depuis plus de trente ans contre l’amiante a contribué à une nouvelle victoire : la confirmation de la condamnation de Stephan Schmidheiny, ex-PDG d’Eternit suisse.

La Cour d’appel de Turin a condamné l’entrepreneur suisse Stephan Schmidheiny à 18 ans de prison ferme pour désastre volontaire et négligence coupable. En 2012, en première instance, il avait déjà été condamné à 16 ans de prison. Les juges ont aussi étendu la responsabilité de l’accusé aux établissements de Bagnoli (Naples) et Rubiera (Reggio Emilia).

La coordination des associations de lutte contre l’amiante considère que ce jugement est exemplaire. Non seulement la cour d’appel de Turin confirme la condamnation, mais elle reconnaît un préjudice d’exposition pour tous ceux qui ont travaillé où vécu au contact de l’amiante produit par les usines Eternit italiennes et condamne Stephan Schmidheiny à les indemniser. Il devra également indemniser les communes concernées, la région Piémont ainsi que les associations italiennes déjà reconnues comme partie civile au procès (l’AFEVA, l’AIEA et la MEDICINA DEMOCRATICA), soit un total d’environ 100 millions €.

Cette sentence renforce la détermination des associations présentes à l’audience. Elles ont entendu la sentence et se sont réunies pour adopter les décisions suivantes :

1. Pour le financement du « Plan National Amiante » et en soutien à la proposition de loi n°8 du 15 mars 2013 du Sénateur Casson, les associations italiennes, présentes à Turin ce 3 juin 2013, ont décidé d’organiser d’ici septembre une manifestation nationale devant le Parlement avant approbation de la loi financière. Elles prendront contact avec les chefs de groupe parlementaires en leur demandant de soutenir la proposition de loi du Sénateur Casson et toutes les initiatives dont l’objectif est de sauvegarder la santé des citoyens.

2. Au plan européen, les associations prévoient le lancement d’une pétition commune pour l’élimination définitive de la production et du commerce de l’amiante, au plan mondial, et pour des poursuites pénales contre tous les responsables de cette catastrophe internationale résultant d’une quête inconditionnelle de profits. Elles se déclarent solidaires dans cette action et dans toutes les causes judiciaires menées dans les différents pays européens contre les responsables.

3. Les associations demandent avec insistance l’adoption d’une législation européenne sur l’amiante au niveau de la meilleure législation nationale, tant en matière d’indemnisation des victimes et de prévention que de condamnation des responsables.

4. Dans divers pays européens, les institutions d’assurances ont le devoir de contrôler les maladies professionnelles et de les indemniser, tel l’INAIL en Italie, la SUVA en Suisse, la CNAM en France. Il existe un conflit d’intérêt manifeste quand l’instance chargée de vérifier la maladie a tout intérêt à ne pas la reconnaître. Les associations présentes revendiquent la création d’une instance publique ayant pour mission d’assurer le contrôle de la maladie professionnelle, en évitant la spéculation sur la vie des travailleurs et des citoyens victimes de l’amiante.

5. Concernant l’ensemble des accidents du travail et maladies professionnelles, les associations présentes revendiquent enfin l’abolition de la prescription du délit, présente dans la législation italienne et européenne. Elles considèrent qu’il ne peut pas y avoir de limites au droit à la santé et à l’indemnisation du dommage, pour tout citoyen exposé à l’amiante ou à d’autres poisons, tant sur son lieu de travail que dans le milieu ambiant.

Ce communiqué est adopté par les associations de la Coordination Nationale Amiante et les associations solidaires, suisses, françaises et belges :

AIEA Onlus Medicina democratica, Movimento di Lotta per la Salute Comitato per la difesa della salute nei luoghi di lavoro e nel territorio AVANI COPAL Centro Studi Sereno Regis di Torino CAOVA Comité d’aide et d’orientation des victimes de l’amiante (Suisse) Ban Asbestos France (France) ABEVA Bruxelles (Bruxelles)

Pour des informations ultérieures, contactez Fulvio Aurora :

fulvio.aurora@virgilio.it

339-2516050

Michele Mechelino :

335-7850799

Iselin Pierrette :

iselin@worldcom.ch

079 732 96 36

021 784 08 25

Voir en ligne : Une seule tribu pour sauver notre mère la Terre

1 Message

  • Temps cruels Le 7 juin 2013 à 18:41 , par Javale gola

    Bonjour Madame Pauchard, je suis votre lutte , tenez bon, vous symbolisez toutes les humaines victimes de l’énergie atomique ou encore nucléaire mortifère : votre résistance votre combat, votre dénonciation des crimes de cette énergie, c’est aussi pour nous, anonymes très en retrait ou convaincus, associations militantes très (trop) silencieuses, c’est pour nous que vous le menez !!! Merci au nom de tous , des enfants, et courage <3

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