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Honneur militant contre mercantilisme associatif

Première manche

vendredi 20 septembre 2013, par Roger NYMO, Stephane LHOMME

Voici le communiqué du militant Stéphane Lhomme par rapport au verdict, rendu en première instance hier jeudi 19 septembre 2013, par le tribunal de Lyon dans l’affaire du putsch de février 2010, planifié et décidé par le « patron » de l’entreprise Lyonnaise Réseau « Sortir du nucléaire ».

Vendredi 20 septembre 2013

Madame, Monsieur, Chers amies et amis,

Le Tribunal de Lyon a rendu ce jour en première instance un jugement décevant dans l’affaire du putsch du Réseau Sortir du nucléaire, évacuant en quelques lignes une affaire pourtant complexe. Il est légitime de penser que la Cour d’appel sera plus précise, d’autant qu’elle aura à sa disposition le témoignage édifiant de Johnny da Silva, arrivé trop tard pour être pris en compte en première instance.

Rappelons d’abord que cette procédure ne concerne que l’aspect juridique de l’éviction des administrateurs en février 2010, et non son aspect moral, pourtant fondamental dans un mouvement militant : quand bien même ce putsch serait validé « in fine » par la Cour d’appel, ce que nous ne voulons pas croire, cela n’enlève rien au fait que :

  • de prétendus militant antinucléaires ont préparé lâchement en coulisse l’élimination de ceux qui ne pensaient pas comme eux (et dont les positions de fond ont d’ailleurs été ultra-majoritairement confortées par les différentes AG !).
  • les salariés du siège, recrutés par le directeur, hors du milieu militant, afin de constituer un groupe soumis à son service, ont accepté de faire une ignoble fausse grève - ils avaient l’assurance d’être payés, ce qui fut bien sûr le cas - pour obtenir le licenciement d’un simple collègue (je n’étais supérieur hiérarchique de personne) ;
  • l’argent militant a été utilisé pour s’assurer la collaboration d’un groupe prétendument « désobéissant » qui est d’ailleurs, depuis, régulièrement financé de façon aussi injustifiée qu’opaque.

Pour mémoire, j’ai été licencié par des « administrateurs » surgis de nulle part (personne ne les avait jamais vu dans le Réseau) comme les dénommés Morel, Mitchell, Filliau, Ferragu, dont il est prouvé qu’ils ont été fournis « clé en main » par un aventurier dont l’un des récents « exploits » est de « marchandiser » (système PayPal à l’appui) jusqu’à... la lutte contre la marchandisation !

A ce jour, le Réseau « Sortir du nucléaire » est toujours sous la coupe du « directateur » dont les motivations précises - outre le fait de se verser des émoluments toujours plus généreux - restent incertaines (corruption ? infiltration ? désir maladif de pouvoir ?) et d’à peine quatre administrateurs (Lucas, Mativet, Mitchell, Aroman) sans légitimité... mais solidement accrochés à leurs places et soumis aux ordres de leur maître à (ne pas) penser.

Le « putsch » de 2010 reste à ce jour une tâche indélébile sur le Réseau et le mouvement antinucléaire. Sans s’en remettre à la décision d’une instance extérieure (la Cour d’appel), l’Assemblée générale (qui aura lieu en janvier prochain) peut d’elle même rétablir l’honneur du Réseau en reconnaissant la violence extrême, injuste et malhonnête qui a été infligée aux évincés, et au mouvement antinucléaire en général, par quelques individus bien en place mais fort mal intentionnés.

A défaut, l’affaire va hélas se perpétuer : le jugement des Prud’hommes, programmé en octobre prochain, va à être nouveau l’objet d’un « sursis à statuer » en attendant le verdict de la Cour d’appel qui aura lieu dans de nombreux mois.

Les évincés restent profondément blessés, la morale bafouée, le Réseau déconsidéré malgré la droiture de la plupart de ses adhérents.

Stéphane Lhomme.

(Données sur l’affaire : http://reseau.democratie.free.fr)

Voir en ligne : Réseau démocratie

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