Solidarités AntiNUcléaires
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L’intelligence du cœur

L’espoir est une fleur fragile qui peut changer le monde

jeudi 13 mars 2014, par Roger NYMO, Thierry Ribault

Après notre rendez-vous commémoratif sur le parvis de Notre-Dame de Paris, je suis rentré chez moi heureux du petit nombre de militants antinucléaires que nous étions ce samedi 8 mars 2014.

Si je devais sacrifier la cohérence de ma lutte contre l’abomination nucléaire aux chants des sirènes médiatiques pour obtenir une audience illusoire, alors notre défaite serait totale.



J’avais écris un article le 14 janvier 2014, il y a bientôt deux mois de cela, où j’exprimai mes inquiétudes, depuis j’ai été l’objet d’insultes, de calomnies, de moqueries et d’ostracisme.

Cela m’a rendu plus fort en aiguisant mon argumentation.

Trois ans après Fukushima, avez-vous peur du nucléaire ?

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Photographie YOSHIKAZU TSUNO (AFP)

... Le 11 mars 2011, la région de Fukushima, dans l’est du Japon, a connu une triple catastrophe : un séisme de forte magnitude, suivi d’un tsunami qui a balayé la côte à la hauteur de la préfecture de Fukushima. Deux événements qui ont provoqué un accident nucléaire d’une ampleur spectaculaire dans la centrale de Fukushima, gravement endommagée ...

(source : http://www.francetvinfo.fr/societe/...)

Le problème du nucléaire n’est pas un problème de phobie qui relèverait de la psychothérapie !

Ces idées fangeuses sont malheureusement amplement diffusées par les médias de masse aidés par des personnes de bonne volonté mais sans aucune connaissance sérieuse de ce vital problème sanitaire planétaire.

Comme prévu et annoncé, les médias de la criminelle nucléocratie française ont fait leur choux gras des commémorations médiatiques du troisième anniversaire des catastrophes nucléaires de Fukushima et en ont profité pour faire la promotion ouverte du bouquin du paparazzi Antonio Pagnotta, plutôt que de celui de monsieur Vladimir Babenko.

Heureusement, nous n’avons pas été complices passifs ou actifs de cette abominable forfaiture !



Naoto Matsumura : "Le danger nucléaire concerne... par rtl-fr


Le lobby nucléaire et ceux qui instrumentalisent son opposition, préfèrent l’homme qui survit volontairement dans la radioactivité à l’homme qui a la volonté et le courage de fuir sa terre natale, comme monsieur Iori Mochizuki.



Ce criminel choix médiatique stigmatise la vitale exigence sanitaire d’un arrêt immédiat, définitif et inconditionnel de toutes les installations nucléaires, et favorise les commerçants, les politiciens et le dangereux corollaire du bellicisme : le nationalisme.



Aujourd’hui j’ai découvert avec bonheur et plaisir un article finement écrit à Kyoto le 27 février 2014 par monsieur Thierry RIBAULT (chercheur au CNRS).

Voici l’intégralité de ce merveilleux texte :

Fukushima :

Certains écologistes glorifient le « sacrifice » (des autres)

Antonio Pagnotta, est tombé en extase devant une nouvelle icône : Matsumura Naoto, « fermier » de son état, vivant à Fukushima dans l’ex-zone interdite, avec ses bêtes. Cet homme, explique Antonio Pagnotta, nous montre la marche à suivre en cas d’accident nucléaire en France : « Quand le désastre nucléaire arrivera, il faudra se battre à mains nues. Il faudra faire appel à ce qu’on connaît de mémoire archaïque, c’est-à-dire la spiritualité ». Raison pour laquelle, nous est annoncée depuis mai 2013, stratégie de communication oblige, la venue prochaine, en France, de ce shintoïste des grands espaces contaminés. Que Pagnotta, journaliste, épaulé de « militants écologistes issus de plusieurs associations » (dont Greenpeace), fasse de ce désormais labellisé « dernier homme de Fukushima », pur produit de la blogosphère écologico-animalière, une aubaine commerciale à la philosophie nauséabonde, n’est pas le plus grave : chacun fait ce qu’il peut. Ce qui l’est, en revanche, c’est l’inconséquence des propos que tiennent ces boy scouts Nouvel Age promoteurs de nihilisme, prétendant fournir, par la pédagogie du sacrifice, la clé du combat contre la radioactivité, le nucléaire et ses défenseurs.

« La troisième voie : rester malgré les radiations »

Récemment, un groupe d’antinucléaires dissidents s’est aventuré à émettre de sérieuses réserves quant au bien fondé du « Matsumura tour ». Les pèlerins voyagistes leur ont donné pour toute réponse : « La technocratie a contaminé certains militants anti-nucléaires et lorsqu’ils pratiquent la censure, ils abandonnent la démocratie. La négation du témoignage est le déni de la liberté d’expression. […] Face au désastre nucléaire auquel se préparent désormais les autorités de sûreté nucléaire françaises, Naoto Matsumura est une figure de grande humanité, peut être le premier homme de Fukushima. » Antonio Pagnotta et ses frères remisent donc au rayon du quasi-terrorisme les critiques de ceux qu’ils qualifient de « groupuscule d’anonymes anti-nucléaires » issus de « la militance anti¬nucléaire radicale, qui dans sa guerre totale contre le nucléaire, oublie l’écologie ».

Une drôle d’écologie pourtant : « J’ai toujours pensé, ajoute l’un des suiveurs de Pagnotta, qu’il y aurait (face à l’accident nucléaire) deux types de réponse : la fuite ou le confinement. Avec Le dernier homme de Fukushima, on comprend qu’il existe aussi une troisième voie, celle de rester malgré les radiations » écrit ce co-organisateur de la mise en spectacle du malheur, prônant un véritable ghandisme radiologique. « Le refus (de Mastumura) d’évacuer est un défi face à Tepco, l’opérateur nucléaire, un acte de résistance non-violente », déclarent ceux qui pourraient, à première vue, sembler bien naïfs à défendre l’idée qu’on puisse s’opposer à Tepco par un acte de paix. Cependant, la suite de leur propos lève les ambiguïtés et révèle le fond de leur doctrine : « Il est porteur d’un témoignage extrême rappelant celui de la première torche vivante au Vietnam en 1963 ».

Ailleurs, ils alertent encore du fait que « Matsumura, dans sa résistance quotidienne nous apprend que, non seulement les êtres humains sont à protéger, mais aussi leurs compagnons, les animaux. » Ainsi, niant le fait que l’animal irradié constitue déjà une étape décisive vers cet « animal-machine » qu’ils dénoncent eux-mêmes, voici qu’au nom de la défense des « Droits aux Animaux », les spiritualistes de l’écologie tentent de nous faire croire que la mort par irradiation serait plus respectueuse de l’animal que son équarrissage avant, au choix, la tumeur cancéreuse ou l’écrasement sur l’autoroute.

Au-delà du sentiment d’effarement que l’on ressent face à un argumentaire qui nous enjoint un jour à sauver « la République et la démocratie » que « l’électronucléaire mettrait assurément en danger en cas de désastre » ; et le suivant, à protéger les « êtres humains et les animaux » ; au-delà de la confusion qui, dans une même déclaration, fait passer Matsumura du statut de « dernier » à celui de « premier homme » de Fukushima – sans que l’on comprenne s’il s’agit d’un appel à ce que d’autres le rejoignent en zone contaminée pour grossir les rangs d’une congrégation de la troisième voie – voyons les enjeux de ce message.

Matsumura n’est pas le « dernier homme de Fukushima »

Sur les 2 millions de personnes que compte le département de Fukushima, au total 160.000 ont officiellement évacué, soit 8%, dont 63.000 à l’extérieur du département. La majorité des habitants est restée. Des municipalités proches de la centrale, 83.000 personnes ont été évacuées, et, au jour d’aujourd’hui, entre 20% et 50% d’entre elles seraient revenues, selon les communes, à l’exception il est vrai, de Omura et Tomioka, où les taux de retour sont faibles. Plusieurs milliers de personnes vivent donc actuellement dans des zones hautement contaminées à Fukushima, et l’annonce par le gouvernement, ce 23 février, de la levée de l’interdiction de résidence dans les dernières zones restreintes va dans le même sens, au motif que « les ordres d’évacuation interfèrent avec la liberté, garantie par la Constitution, qu’a chacun de choisir son lieu de résidence » et que « le gouvernement n’a pas le droit de retarder la reconstruction de votre vie ».

On peine, par conséquent, à justifier une argumentation qui voudrait faire passer Matsumura pour le dernier (comme pour le premier) homme de Fukushima. Et ce d’autant moins que d’autres fermiers ont depuis trois ans, adopté une position similaire. Yoshizawa Masami, par exemple, éleveur de Namie également implanté dans l’ex-zone interdite, continue de s’occuper de ses 360 vaches dans son « Ranch de l’espoir ». Souhaitant témoigner du fait que « tous les Japonais ne sont pas passifs », il déclare : « Mes vaches et moi, nous montrerons que le changement est encore possible ».

Si, d’ailleurs, au Japon, ces réfractaires ne sont pas blâmés par les rares personnes qui leur prêtent attention et s’activent, elles aussi, par d’autres moyens, à la gestion des dégâts, il ne viendrait à l’idée de personne d’en faire les incarnations d’une « voie » à suivre face à l’inachevable désastre. D’autant que chacun sait, intelligemment, que de telles « expériences » font les choux gras des scientifiques qui les auscultent, et des factions d’extrême droite, d’extrême gauche et religieuses qui les infiltrent.

Alors, sans doute, les tour-operators du risque maximum utilisent-ils dans une acception métaphorique l’idée du « dernier homme » : au prétexte qu’il constituerait à lui seul un défi pour TEPCO, cet « irradié volontaire » héroïque, prêt à mourir sur la croix du calvaire, permet l’éloge du « sacrifice », terme utilisé par Pagnotta en personne, en une pure mise en fiction des résistances au monde-comme-il-va. Ayant certes l’avantage d’aimanter une audience en quête de compassion et de déculpabilisation, ce tour de passe-passe atteindra son but et fera de ce bébé-Christ animiste, le meilleur alibi pour chacun à ne pas agir, se transformant plutôt, sautant de joie et de bonhommie, en « torches vivantes », payant de sa vie afin de devenir responsable de ce qu’il n’a pas choisi – c’est-à-dire sa propre destruction.

Le « retour d’expérience » d’une expérience sans retour On comprend mal un tel positionnement de la part d’écologistes qui reprochent leur « radicalité » à ceux qui les critiquent, et l’on ne peut s’empêcher de penser qu’ils font leur le principe du national-nucléarisme, idéologie de la défense en profondeur de la société nucléaire organisée autour de la déréalisation de la perception du monde, que la catastrophe de Tchernobyl avait déjà permis d’établir : tous les risques sont acceptables quand on fait en sorte de ne pas laisser à ceux qui les prennent la possibilité de les refuser.

Certes la narration de ces mythologues ne manque pas de lyrisme : « Le projet que voulait développer Matsumura était la base de toute civilisation : un noyau de vie autour duquel la ville pourrait recommencer à vivre, la ferme originelle. Le petit village minuscule qu’avait été Tomioka dans la nuit des temps pourrait ainsi être recréé, première étape nécessaire au retour de la civilisation ».

Mais cet inquiétant « retour de la civilisation » qu’ils invoquent, n’est pas autre chose qu’une mise en pratique du principe selon lequel toutes les religions sont, au plus profond d’elles-mêmes, des systèmes de cruauté. Cette spiritualisation de la menace à laquelle ils nous convient et leur appel au retour à la terre originelle travaillent à l’intériorisation de la violence et ne constituent en rien un défi pour quiconque, et encore moins pour une solide TEPCO nationalisée et déresponsabilisée. Elle ne fait que transformer l’horreur en espoir d’une récompense qui ne viendra jamais.

En réponse au culte du risque, probabilisable donc gérable à l’infini, qui sied si bien au cynisme pragmatique des nucléaristes, ces antinucléaires réformés, amoureux du malheur, nous invitent au partage de la morale métaphysique du culte de la menace.

Mais ce dont les gens ont besoin, ce n’est pas d’un « retour d’expérience offert par Matsumura en mots simples et directs » comme nous le proposent ces indignés de l’atome, fusse-t-il celui d’une « torche vivante » à laquelle se réchauffent les fanatiques sans lendemain, mais d’un renversement des causes réelles de la menace qui pèsent sur eux, de leur malheur et de leur souffrance. Or, quel « retour d’expérience » peut-on attendre d’une expérience sans retour ?

« Radioactivité »… que ce mot n’alarme personne !

Matsumura Naoto s’apprête donc à faire l’objet d’une monstration de foire intercontinentale, les monstres étant bien sûr ceux qui applaudissent. Il passera « au château de Versailles », à Bure et à Fessenheim où ses groupies donneront raison à ceux qui considèrent que, dans nos sociétés, il y a toujours plus d’hommes en trop. Contribuant au pathos qui broie moralement l’homme, cet humanisme à l’usage des masses, pure abstraction de l’homme qui exige que les individus aient une idée misérable d’eux-mêmes, et fait dépendre la justice de la conversion à la vertu du sacrifice, pour les « générations futures » probablement, contribue à accroître comme jamais encore la soumission volontaire.

Les antinucléaires écologues qui font pourtant de la radioactivité l’origine de bien des maux, souscrivent simultanément à l’idée qu’au fond, elle ne doit alarmer personne lorsqu’elle est sublimée, s’empêchant ainsi de créer des conditions telles que sa raison d’être soit supprimée.

Tandis que les défenseurs du nucléaire appellent à une adaptation des corps au rayonnement, les écologistes appellent à une adaptation des esprits, nul ne semblant songer que l’on pourrait, en toute simplicité logique, adapter le réel au maintien de la vie.

Thierry Ribault Kyoto, le 27 février 2014

(liens intégrés dans le texte)

Thierry RIBAULT

Clersé UMR 8019-CNRS Centre Lillois d’Etude et de Recherche Sociologiques et Economiques Université de Lille 1, France thierry.ribault@univ-lille1.fr

Thierry Ribault est chercheur au CNRS. Il a vécu dix ans au Japon durant les deux dernières décennies et y est présent depuis 2009 et le début de la catastrophe de Fukushima.

Il a fait paraître de nombreux articles, chroniques et tribunes consacrés à la diversité des voix japonaises face aux mesures prises par l’establishment politique et scientifique durant la crise nucléaire, et est co-auteur avec Nadine Ribault du livre Les Sanctuaires de l’abîme – Chronique du désastre de Fukushima – Editions de l’Encyclopédie des Nuisances, Paris, 144 p, 2012.

Il est en charge depuis janvier 2013 de la direction scientifique du Laboratoire International Associé CNRS : « Protection humaine et réponses au désastre », en partenariat avec l’université Doshisha de Kyoto et l’université de Fukushima.

Il est co-auteur et co-réalisateur avec Alain Saulière de trois films documentaires : Dissonances (2010, 50 mn, prix du festival du film de chercheur de Nancy 2012) ; Désertion Sensible (2012, 102 mn) ; Gambarô (Courage !) (51mn, 2014), relatif au désastre de Fukushima.

Merci monsieur Thierry RIBAULT, comme monsieur Michel FERNEX, vous ensoleillez ma journée.

Amitiés Solidaires & AntiNUcléaires.

2 Messages de forum

  • L’intelligence du cœur Le 15 mars 2014 à 22:14 , par LaCec

    Ci dessous ma réponse (par courriel à Mr Ribault).

    Si cela peut apporter de l’eau au moulin du débat...

    Bonjour monsieur,

    je vous écris car je viens de lire votre article du 24 février sur le site du Solidarité Anti Nucléaire, posté par Roger Nymo (pseudo Facebook, je ne sais plus quel est son vrai nom).

    Je dois dire que je comprends votre argumentation, mais j’étais présente à Fessenheim, et je ne suis pas un monstre, je ne recherche aucunement le salut dans une quelconque spiritualité, et la cruauté n’est pas mon fort.

    Je pense que vous vous trompez de cible, parce que ce que j’ai entendu de la bouche de Naoto Matsumura était un appel CLAIR ET NET à l’arrêt TOTAL du nucléaire immédiat et partout. Il n’a absolument à aucun moment fait l’apologie d’une quelconque expérience de la survie en zone contaminée. Les intervenants qui participaient à la manifestations avec lui ne disaient pas autre chose non plus. Le discours était sans équivoque. Il a dit aux participants, vos « monstres qui applaudissent », que si un accident se produit à Fessenheim, l’Alsace et ses champs de maïs, c’est FINI. Je pense que M. Matsumura n’a simplement pas réussi à quitter la terre de ses ancêtres. Il sait qu’il va en mourir.

    La majorité des participants (je dirait 3/5è contre 2/5è) à la manifestation (qui se déroulait dans le cadre d’un événément mondial de fermeture des centrales en se déplaçant sur les ponts proches des centrales) étaient allemands ou suisses, et étaient tout aussi clairs dans leur exigence unique de l’arrêt total du nucléaire et de l’utilisation des ressources ainsi libérées pour développer d’autres types de production d’énergie.

    Si j’avais personnellement rencontré des gens prônant ce que vous décrivez dans vos citations du livre de ce monsieur Pagnotta, ils auraient vite compris qu’il n’est pas nécessaire de continuer à essayer d’argumenter sur ce sujet. C’aurait été la même chose avec tous les gens qui se sont rendus avec moi sur les ponts et les sites de Fessenheim. Personne n’a l’intention de se laisser imposer de vivre avec la pollution nucléaire.

    Je ne sais pas quels « écolos » expriment ce genre d’idée, mais pour ma part je ne les ai jamais rencontrés. Je ne suis pas affiliée à un parti et je n’ai pas l’intention de l’être.

    N’avez-vous pas un peu l’impression d’aller trop loin en traitant de simples citoyens qui se sentent concernés et qui se déplacent avec famille, enfants et grand-parents pour affirmer leur REFUS CATEGORIQUE DU NUCLEAIRE de « groupies [de Naoto Matsumura, mais que quoi parlez-vous là ? qui ] donneront raison à ceux qui considèrent que, dans nos sociétés, il y a toujours plus d’hommes en trop » ??

    Je pense que vous devriez vous rendre compte que vous donnez là trop d’importance numérique aux vendus écolo-opportunistes. Ils n’étaient pas parmi nous.

    Ils étaient sans doute sur les plateaux de télé, leur endroit favoris, où NOUS n’avons pas d’accès, tout comme les victimes du racisme ne s’y trouvent jamais pour pouvoir expliquer de quelle manière le racisme rend leur vie compliquée.

    Ne confondez pas les monstres médiatiques avec les combattants sans armes mais avec des convictions que nous sommes.

    Naoto Matsumura a d’ailleurs quitté assez vite la conférence à laquelle il avait été convié à Paris avec des écologistes politiques. Il s’est contenté de dire quelque chose qui ne risquait pas d’être souvent répété sur les médias français : « que les prochains sur la liste seraient sans doute à nouveau le Japon ou la France ». Dire cela en France est sacrilège pour les bien-pensants de la « défense de nos intérêts », et la tentative de récupération de la part de ceux que vous citez et décrivez était désormais impossible. Peut-être avait-il remarqué qu’on essayait de l’utiliser dans ce but.

    Je remarque, en conclusion, que vous ne citez jamais M. Matsumura dans votre article, mais seulement des interprétations affabulatrices de zozos médiatiques qui veulent se faire connaître et reconnaître en l’utilisant. S’il avait dit quoique ce soit qui allait dans le même sens, j’imagine que vous l’auriez cité.

    Je vous invite maintenant à contrecarrer cette campagne perverse en citant M. Matsumura directement. L’effet sera sans doute différent.

    Cordialement, en vous remerciant pour votre détermination, et votre position courageuse dans le paysage scientifique français.

    Cécile Saintigny.

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