Solidarités AntiNUcléaires
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La chose publique confisquée

Restaurons la résistance !

lundi 25 avril 2016, par Roger NYMO

Les réfugiées sont-ils la partie médiatiquement émergée d’une réalité qui dérange les gestionnaires autoproclamés de la convergence des luttes ?


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Cliquez pour ne plus dormir debout !

Les identitaires de gauche (Lordon & Cie) œuvrent-ils à substituer à une indispensable Grève Générale Illimitée, une gouvernance participative, où des clans cooptés décident de manière opaque d’orienter nos luttes vers un dangereux et stérile jeu de chaises musicales, plutôt que vers une indispensable refondation du système ?


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Cliquez pour l’omelette culturelle sans le Lordon national.

Les médias complices font-ils sciemment la promotion de ces diversions « spontanées » et alternativement mercantiles (livres, documentaires ...) afin de préparer le terrain à un nouveau « choc » antidémocratique ?

Faut-il exclure l’épicier escroc Xavier Renou de l’organisation des « Nuits Debout » ?

Faut-il exclure ceux qui nous imposent des Lepage, des Rivasi, et autre Lordon, qui placent leurs copains pour orienter la distribution de la parole, et le déroulement des débats, qui instrumentalisent des militant(e)s et la logistique, pour menacer, intimider, harceler, et nuire à la réalisation des initiatives indépendantes, initiées par d’authentiques résistant(e)s au système ?

A la lecture de ce titre du journal L’Express, on est légitimement en droit de se poser ces urgentes et vitales questions :

Hollande, Sarkozy, renoncez ! Il faut un nouveau président.

En effet, le présidentialisme de la cinquième République, avec ses nuisibles cours partisanes d’affidés intéressés, est à la source des nombreux problèmes sanitaires et sociaux que le peuple doit quotidiennement affronter, remplacer le monarque élu ne changera strictement rien aux dangereux errements de ce nuisible système.


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Cliquez sur l’image pour découvrir une solution non violente et démocratique pour en finir avec la cinquième République, sans aucun ni aucune primaires !

Maintenant, pour qui a un peu d’expérience de terrain, et pour qui veut préserver la paix civile, les réponses ne tardent pas à poindre :

Jeudi 21 avril 2016, comme tous les jeudis, je me suis rendu place de la République, pour participer à nos rassemblements citoyens hebdomadaires pour l’abolition universelle et définitive de la peine de mort, et pour sauver les têtes de quatre jeunes opposants politiques Saoudiens, condamnés à mort pour terrorisme, suite à des aveux obtenus sous la torture.

J’ai retrouvé sur place deux ami(e)s militant(e)s, nous nous somme tenu(e)s, comme à notre habitude, près de la statue de la République, dos à la banderole « Même pas peur ».



Mon amie Frédérique Teuma qui venait spécialement de la région du Vaucluse (elle vit à proximité d’Avignon), était sur place depuis le début d’après midi.

Cela lui avait laissé malheureusement le loisir de constater que la place de la République était occupée, en journée, par des personnes assises, et autour de la statue de la République, par des personnes assises dans état avancé d’ébriété publique.

Leurs comportements étaient dangereux pour eux-mêmes, et envers les autres. La police et les pompiers étaient intervenus pour éteindre l’un d’entre eux, transformé en torche humaine, par un de ses coreligionnaires de beuverie.

Nous nous sommes donc déplacés au sein des stands d’éditeurs « alternatifs », et autres promoteurs de la « démokratie », avec un « K » comme dans « Ku Klux Klan », ou dans « KontreKulture », sans qu’aucun des « gentils virus » qui tenaient la boutique d’écriture constitutionnelle, ne puisse nous expliquer pourquoi un « K » s’était substitué au « C » dans le mot démocratie de leur Kommunication visuelle !

Nous avons difficilement trouvé un emplacement qui a été rapidement « partagé » avec une vendeuse de boissons gazeuses.

La majorité des badauds étaient totalement indifférents, d’autres m’ont expliqué que cela ne les concernait pas, car en France la peine de mort était abolie, et que l’Europe empêcherait son rétablissement.

Un gros travail de communication reste à faire, mais n’est-ce symptomatique de la lutte du pot de terre contre le pot d’enfer ?

Je ne vends pas d’armes, je ne suis pas député, et je ne préside pas un groupe de presse.

Par contre je ne confonds pas l’Union Européenne avec l’Europe.

Je sais aussi que le traité de Lisbonne, ratifié par « nos » députés en 2008, comprend un article permettant le rétablissement de la peine de mort par tous les États membres de l’Union Européenne, article, qui dans le cadre du projet de constitution européenne, a été refusé par référendum, le 29 mai 2005, par une majorité du peuple français !

Qu’est-ce qu’un système qui ne tient pas compte d’une souveraine décision populaire ? :

Une dictature de fait !

Dimanche 24 avril 2016, nous avions prévu de tenir notre « Gratiféria - Zone A Dons » sur la place de la République, de 15h00 à 20h00.



Notre évènement n’a pas été annulé, il a juste été rendu impossible par des comportements en négation avec des rapports horizontaux, comme nous sommes non violent(e)s, nous avons cédé la place de la République, à celles et ceux, qui en petits comités, décident de l’attribution des moyens matériels, et de l’attribution des espaces censés être mutualisés.

Aucun accueil fraternel local pour une initiative partageuse globale de la base, en solidarité avec les réfugié(e)s, c’est que nous devons certainement être une divergence des luttes échappant à toute résilience idéologique !

Bouge de là !

Menaces, ostracismes, et exclusions, ne sont-ce pas là les armes mafieuses non létales favorites du système ?

Nous sommes partis en laissant sur place des sacs de vêtements à donner, un réfugié soudanais, qui nous accompagnait, a pu changer une partie de ses affaires tâchées par son propre sang.

Il souffrait encore des blessures, infligées la veille par les forces du désordre de l’Union Européenne, à Vintimille.

Nous sommes partis nous réfugier en banlieue, loin des bobos debout.



Mon amie Madame « H » en avait gros sur la patate, elle a même versé quelques larmes.

Aujourd’hui voici les deux SMS que j’ai reçu de la part de Madame « H » :

Stalingrad c’est la merde, chaque jour d’avantage que le précédent !

Aujourd’hui, j’en viens à regretter de ne pas être huissier de justice moi-même.

Ici, à Paris, dans « ma » ville se déroule un crime d’État, cet État français qui me fait honte.

Un État parjure, sans honneur, dont aucun des élu(e)s ne me représentent plus, si tant est qu’ils l’aient fait un jour.

Venir sur le campement de Stalingrad m’est de plus en plus difficile. Ce ne sont pas les cinq stations de métro qui me séparent de cette infamie qui sont devenues des obstacles insurmontables, mais c’est d’y constater, jour après jour, la réalité de l’immonde traitement institutionnel des réfugié(e)s.

Des toilettes chimiques municipales sont laissées sur place, débordantes d’excréments, aux mépris des règles sanitaires les plus élémentaires.

Est-ce cela le respect des traités internationaux signés par la France, pourquoi n’ont ils plus « force de loi » sur l’actuel non droit socialiste national déguisé en état d’urgence ?

Nous élu(e)s comptent-ils sur la résignation des réfugié(e)s, ou bien espèrent-ils que l’instinct de survie poussera certains d’entre eux vers des choix extrêmes ?

Je n’accepte pas d’être l’otage muet de cette irresponsable et dangereuse politique de pourrissement.

La lâcheté crasse des salauds au pouvoir doit être exposée publiquement sur la place médiatique.

Je rêve qu’il me pousse des ailes, pour qu’elles me portent loin de Stalingrad, je rêve d’être un pigeon, avec une grosse envie, je rêve de survoler les jardins de l’Élysée, et de ne pas rater ma cible présidentielle !

Nikita, Stalingrad, le lundi 25 avril 2016, 08h30.

Quelques secondes plus tard arrivait le deuxième SMS :

Qu’ils soient maudits ceux qui prétendent nous gouverner, je veux le crier pour que ma voix porte loin de moi le poids de cette injustice :

Je désobéis à vos lois qui bafouent les droits humains les plus élémentaires.

Je me ferai complice de celles et ceux qui résistent en ouvrant des lieux de vie, afin de venir en aide à celles et ceux qui fuient des pays où leurs vies et leurs libertés sont bafouées.

Je serai leur voix pour vaincre l’omerta répressive institutionnelle, et la barrière des langues.

Censurez moi, emprisonnez moi, j’aspire au partage de leurs conditions de vie indignes, plutôt que de participer à entretenir la haine et l’exclusion.

Aimons nous vivants !

Madame « H »


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Samedi 30 avril 2016, n’oublions pas nos parapluies :

Les grenouilles sont dans la rue, car il y a état d’urgence sanitaire et social !

Occupons-nous de celles et ceux qui moissonnent, en espèces sonnantes et trébuchantes, ce que nous semons de manière bénévole.

L’avenir de nos vitales luttes en dépend !

Amitiés Solidaires & AntiNUcléaires.

P.S. : Victoire pour la famille de monsieur Christian Verroneau, victoire pour toutes les victimes du nucléaire, reconnaissance de la faute inexcusable de la société ENDEL du groupe ENGIE (ex GDF-SUEZ) dans la survenue du décès d’un de ses salariés :

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