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Générateur de Vérité Debout

Générateur de Vapeur Couché

vendredi 10 juin 2016, par Roger NYMO

— Ce que j’admire le plus dans votre art, dit Albert Einstein c’est son universalité. Vous ne dites pas un mot, et pourtant... le monde entier vous comprend.

— C’est vrai, réplique Charlie Chaplin. Mais votre gloire est plus grande encore : le monde entier vous admire, alors que personne ne vous comprend.

(Source : http://www.retrouversonnord.be/Eins...)


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Générateur de vapeur couché sur la piscine du bâtiment réacteur n°2 de la centrale nucléaire de Paluel.

Le 31 mars 2016 est malheureusement devenue une date historique :

La chute d’un des quatre générateurs de vapeur de 22 mètres de haut (hauteur d’un immeuble d’habitation de 7 étages), et d’une masse de 465 tonnes (65 tonnes de plus qu’une rame TGV complète), du réacteur nucléaire à eau pressurisée n°2 de la centrale nucléaire normande de Paluel, géographiquement centrée entre Londres et Paris (moins de 200 kilomètres de distance entre la centrale et les deux capitales, les vents dominants souffleraient d’éventuelles retombées radioactives vers l’ouest de l’Union Européenne), marque une victoire importante de l’omerta médiatique et systémique des criminels risques technologiques, sanitaires, et sociaux, que génère l’ensemble de la filière nucléaire mortifère pour tous les peuples.

La pression financière et sociale qu’exerce les nantis sur les peuples et la nature s’accentue, la part des biens et services produits par le travail, allouée aux travailleurs, et aux inactifs, diminue, ainsi que leurs espérances de vie, alors que la productivité augmente.

La bureaucratie ploutocratique planétaire a infiltré l’ensemble des institutions nationales et internationales, aujourd’hui elle veut imposer ses gouvernances financières transcontinentales par l’intermédiaire de traités iniques !

Il ne s’agit plus là de négocier des conditions de travail, mais d’empêcher que des travailleurs soient exposés à des risques vitaux certains, des travailleurs que l’on veut, en supplément gratuit, rendre légalement corvéables à souhait.

La loi El Khomri est donc une législation sociale terroriste, qui met sciemment en danger la vie d’autrui :

… La FNME-CGT dénonce des « conditions de travail déplorables dues à la pression exercée pour respecter les délais et les coûts », ce qui a « entraîné des malfaçons et des pratiques à risques ». Le syndicat rappelle que, le 3 décembre 2015, « un palonnier est tombé à vide. On a frôlé l’accident grave, parce que trois minutes avant, un gars se trouvait dessous ». Une enquête de trois mois avait été diligentée. La CGT s’était alors prononcée contre la reprise du chantier. Concernant l’accident survenu jeudi 31 mars 2016, à la centrale de Paluel (Seine-Maritime), une enquête du CHSCT est en cours …

(Source : http://www.normandie-actu.fr/seine-...)

Le monde tel que le système veut que nous le voyons à travers ses médias de masse aux ordres :

… LOI TRAVAIL – Une cinquantaine de manifestants, qui ont passé la nuit place de la République à Paris dans le cadre d’une opération « Nuit Debout » après les manifestations jeudi 31 mars contre la loi Travail, a été évacuée dans le calme vendredi matin, a-t-on appris de source policière …

(Source : http://www.huffingtonpost.fr/2016/0...)

Les Ruffin, Lordon, et autres représentants médiatiques du prêt-à-penser debout, ont eu, depuis la date du 31 mars 2016, maintes occasions salutaires pour alerter le peuple français sur la prégnance du vital danger nucléaire, et sur le véritable état d’urgence que représente aujourd’hui la définition d’une réelle politique postindustrielle, post nucléaire, et post pétrole.

Parallèlement, le premier mai, monsieur Jean-Luc Mélenchon, l’insoumis professionnel du système, se félicite médiatiquement de la réussite industrielle et économique, que représente pour lui la vente par la DCNS de sous marins anaérobiques (prédateurs de SNLE) à l’armée coloniale australienne. Cette mortifère technophilie cache mal le nationalisme belliciste de ce populiste candidat aux prochaines déchéances pestilentielles de 2017.

Quid de ce négligeable incident qui s’est produit, un mois auparavant, dans l’enceinte même d’un réacteur nucléaire à eau pressurisée ?

La taille de l’immense pièce de chaudronnerie que représente un seul générateur de vapeur, avec ses kilomètres de tuyauteries internes, ne nous renseigne en rien sur sa dangerosité radiologique.

A Paluel, il y a quatre générateurs de vapeur par réacteur nucléaire, ces seize générateurs de vapeur représentent donc une masse d’acier de 7440 tonnes, soit 140 tonnes de plus que le poids total de la charpente métallique de la Tour Eiffel !

Ces 7440 tonnes d’acier sont en activité depuis juin 1984, donc depuis plus de trente années, malgré leurs révisions décennales obligatoires, un vieillissement de la structure cristallographique des aciers est inéluctable, entrainant une dangereuse diminution de leur résistance mécanique.

L’échangeur de vapeur est soumis à de fortes contraintes physiques et chimiques, il représente, dans le cadre d’un fonctionnement normal, la première barrière entre l’eau borée, à 300 degrés Celsius, et à 155 fois la pression atmosphérique, du circuit primaire, qui transporte la chaleur dégagée par les réactions nucléaires du réacteur, vers le circuit secondaire, via des conduites de fort diamètre (0,75 mètre), et le pressuriseur, vers le générateur de vapeur, dont les kilomètres de tuyauteries séparent l’eau du circuit primaire, de celle du circuit secondaire, qui génère 2,9 m3 de vapeur par seconde, vapeur à 280 degrés Celsius, et à une pression de 70 atmosphères.

L’évaporation de cette vapeur crée des dépôts d’oxydes métalliques sur les entretoises qui assurent extérieurement la cohésion mécanique des kilomètres de tuyauteries du générateur de vapeur, là où s’effectue l’évaporation, un peu comme les dépôts calcaires que l’on peut observer au fond d’une casserole d’eau oubliée sur le feu.

Corrosions et dépôts peuvent provoquer des catastrophes nucléaires par pertes d’étanchéité entre le circuit primaire et le circuit secondaire, avec rejets de vapeurs radioactives dans l’enceinte du réacteur, et hors de celle-ci.

Cela s’est malheureusement produit, en janvier 2012, en Californie, à la centrale nucléaire de San Onofre, depuis, cette installation nucléaire est heureusement définitivement hors service.


Reacteur eau pressurisee


Toute cette chaleur provient des réactions nucléaires entretenues au sein du réacteur à eau pressurisée, voici le bilan neutronique « idéal » de cette diabolique bouilloire :

100 fissions d’atomes d’uranium 235 libèrent 250 neutrons.

100 de ces 250 neutrons provoquent 100 nouvelles fissions d’atomes d’uranium 235, entretenant ainsi la chaîne de la réaction nucléaire du cœur réacteur.

70 de ces 250 neutrons transforment 70 atomes d’uranium 238 en plutonium 239 (ce qui intéresse tous les militaires).

75 de ces 250 neutrons sont l’objet de captures dites stériles, ils interagissent avec l’eau borée de refroidissement du circuit primaire, la structure métallique du cœur du réacteur, ou les barres du modérateur.

les 5 neutrons qui restent, quittent le cœur du réacteur nucléaire, et finissent capturés à l’extérieur de celui-ci !

Lorsque tout se déroule comme prévu, dans le meilleur des mondes possibles, seulement 35% de l’énergie thermique dégagée par les réactions nucléaires du cœur du réacteur est convertie en énergie électrique.

Quel être humain censé et réellement responsable pourrait prendre la décision politique de poursuivre un aussi dangereux gaspillage ?

La chute de ce générateur de vapeur l’a, à mon avis, transformé en 465 tonnes de déchets radioactifs.

Certains des dommages occasionnés par cette chute, sur la piscine et la structure de l’enceinte du réacteur, peuvent, à mon avis, avoir mis ce réacteur nucléaire définitivement hors service.

Quelles poursuites judiciaires ont été envisagées vis à vis des donneurs d’ordres responsables de ce grave accident industriel ?

S’agit-il là d’un problème social plus grave que des chemises déchirées ?

Pourquoi des peines de prison ferme sont requises et obtenues, en comparutions immédiates, vis à vis d’opposants politiques non violents, alors qu’il nous faudra attendre septembre 2016, pour que la justice se prononce au sujet de l’affaire Cahuzac ?

La France est en péril nucléaire, Hollande et son gouvernement Valls sont KO debout, heureusement les directions syndicales permettront aux traîtres sociaux, nervis du MEDEF, de conserver leurs pouvoirs institutionnels de nuisance au delà du gong salvateur des grandes vacances !

Grève générale illimitée ?

Amitiés Solidaires & AntiNUcléaires.

Voir en ligne : Réseau Zéro Nucléaire (RZN)

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