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Ich bin très gentil. Je ne suis pas un terroriste.

FEUILLETON EPISODE CINQ (FIN)

samedi 10 septembre 2016, par Pierre Merejkowsky

Le feuilleton socialique « ich bin très gentil. Je ne suis pas un terroriste » peut vous être envoyé à l’adresse de votre choix.

Contact :

merejkowskypierre@gmail.com

06 70 33 26 77


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Image extraite du film « Nous voulons du chômage » de Pierre Merejkowsky - 1995 - Cliquez pour accéder au film.

Dimanche 27 octobre

Que faire ? La question a été posée par des penseurs autrement plus avisés que ma Petite personne. Une petite personne qui manifestement vous faire perdre votre temps. (J’ai reçu à ce sujet un courrier privé que la Loi du Patrimoine de l’Auteur m’interdit de rendre public). Vivre reste sans doute la principale obligation morale. Mais ces mêmes penseurs avisés, qu’entendent-ils par ce terme de vivre ? Nous mangeons. Nous dormons. Nous baisons. Parfois. Là bas, dans le laboratoire expérimental de l’Occident, au Liban, ils ont mit un terme à la guerre dite civile parce qu’ils voulaient acheter des frigidaires des voitures électriques alimentées par le complexe nucléairo militaire fasciste. Ici, dans la rue piétonne bordée de cinémas d’Art et d’Essai, de Librairies Indépendantes et de marchands de tapas, nous déambulons. Je me suis trompé. Le calme, mon calme, notre calme, votre calme déambulatoire, c’est l’altruisme. C’est la sérénité. Une sérénité qui facilite la digestion des tapas qui attise ainsi la paix, le bonheur conjugal, c’est-à-dire soyons pour une fois clair, net, et précis, l’épanouissement des pulsions sexuelles. Je suis dans l’erreur. Le chat de AA n’a pas procédé à mon expulsion de l’appartement de la grand-mère de AA occupée par AA et par son chat non tigré. Le chat non tigré a avalé deux arrêtes de poisson des Iles. Je n’avais pas rendez vous, et AA m’a demandé de la rappeler mercredi ou bien jeudi ou encore mieux vendredi à partir de 18h30, parce qu’elle doit s’occuper de son père qui est retourné dans l’Hôpital Psychiatrique dans le service qui a vu son chef de service licencié à la suite d’une procédure disciplinaire du Chef de Service de la Psychiatrie déambulatoire. Et BB ne m’a aucunement signifié qu’elle refusait définitivement de s’asseoir à une terrasse ouverte longeant la rue piétonne bordée par des cinémas d’arts et d’essai et par une librairie indépendante. BB m’a dit qu’elle devait se consacrer à la rédaction d’une thèse en forme de mémoire et qu’elle ne pourrait prendre place sur une terrasse ouverte bordée de cinémas d’Art et d’Essai qu’au début du mois prochain. La vie est belle. Une Chef de Service élégante feuillette le livre d’un philosophe reconnu et connu. Je suis beau. Vous êtes beau. Je peux retourner dans le village où N23 m’avait invité à passer une nuit chez le philosophe qui s’est suicidé deux ans avant ma rencontre avec une attachée de presse qui assurait la promotion d’un volcan en activité et qui m’avait invité à la rappeler dans deux semaines et demi. Je ne suis pas interdit de séjour. Ma carte verte de la Sécurité Sociale Nationale est parfaitement mise à jour (contrairement à l’opinion de la pédiatre qui m’avait conseillé de ne pas me laisser déborder par mes résiliences narcissiques). Comment ai-je pu me laisser aller à m’imaginer que le chat non tigré avait pris la décision de procéder à mon expulsion de l’appartement de AA simplement parce qu’il répondait à la demande inconsciente de AA qui désire de toute évidence mettre un terme à notre relation puisqu’elle ne m’a pas appelé contrairement à son habitude dimanche dernier à 18h35 ? Il est temps, grand temps de procéder à un changement radical. La question féminine doit être réglée dans les plus brefs délais, c’est à ce prix que ma paix intérieure s’instaurera.

Dimanche 27 octobre

Je suis dans l’erreur. J’ai perdu le contrôle de la situation présente et immédiate. Ainsi que j’en ai été récemment informé, l’actionnaire principal de la Rédaction du Quotidien Indépendant n’a jamais procédé à la pose d’une moquette à poiles ras dans le hall d’entrée et de sortie. Cette moquette n’existe que dans mon imagination. Cette perte passagère du contrôle de ma situation ne m’a cependant pas conduit à briser le porte parapluie qui obstruait la première marche de l’escalier en colimaçon réservé à la montée et à la descente des journalistes d’investigation indépendante. La moquette n’est pas collée sur les marches de l’escalier en colimaçon. Je contrôle la situation. Le Chef du Service des Catastrophes Naturelles note qu’entre gens de bonne volonté il est toujours possible de s’entendre et qu’il était inutile, voir parfaitement inutile, de poursuivre un débat avec une standardiste blonde (ou brune) qui a été engagée pour gérer même si cela est regrettable le flot continu et continuel des appels venants de l’extérieur. Je ne mange pas des pistaches grillées. Le Chef de Service des Catastrophes Naturelles s’enfonce dans son fauteuil panoramique. L’information doit circuler. La circulation une liberté prioritaire. Et absolue. Et il est parfaitement vain et même préjudiciable d’instaurer des rapports de politesse avec des standardistes brunes ou blondes ou avec des rédacteurs en chef dirigeant le service d’investigation des catastrophes naturelles. Vos conventions sociales ne sont que des paravents en papier destinés à masquer vos errances prédatrices. Je ne suis pas armé. Je n’ai pas loué un fusil d’assaut à un groupe de terroristes inconnus. J’ai acheté un fusil d’assaut, c’est tout, rien de plus et rien de moins. Je ne veux pas entrer dans un système de connivence. Les populations dites primitives sont dépositaires d’un savoir que votre Progrès a commencé par nier pour ensuite l’encenser afin de placer cette connaissance cachée dans un flot continu médiatique. Je ne suis pas une voix primitive. Je suis le porte parole de ma propre parole. L’intime ne doit pas être séparé du politique. Le privé est politique. L’intime est politique. Je ne suis pas un Khmer Vert. Votre café équitable du milieu de l’après midi n’exercera aucune emprise sur ma détermination. La femme épouse du liquidateur liquidé de Tchernobyl a reçu l’Ordre du Mérite de Wladimir Ilitch Lénine.

Dimanche 11 Novembre (la Victoire, notre victoire)

Encore un exemple de leur incompétence, la Marne les allemands ils l’avaient de nouveau franchi en 1918, et les généraux, nos généreux généraux qu’est ce qu’ils ont inventé ? Après avoir demandé aux taxis parisiens de transporter gratuitement le peuple en arme en omettant de leur régler leurs frais de déplacement et de représentation, ils ont réquisitionné les chars d’assaut des américains préparant ainsi le futur désastre de Juin 40 – plutôt Hitler que les chars d’assaut Gaullistes- et depuis cette longue série de haut fait d’armes, nos Saint Cyriens noyautant l’Ecole Polytechnique, fort de leur incompétence passée et reconnue, se sont résolument lancé dans le programme électro nucléaire fasciste parachevant ainsi l’œuvre de la République initiée par Beaumarchais et les divers conseils d’administration qui lui ont succédé. Mais les agissements pervers des conseils d’administration ne sont que la pointe cachée d’un empire qui nous dépasse. Peu importe. Peu importe en effet. Le ventilateur ne brasse pas l’air du bureau du Chef de Service des Catastrophes Naturelles. Nous ne sommes pas en Ouganda et les palmes des ventilateurs ne brassent pas l’air emprisonnée dans les poiles comprimées des moquettes. Une carte du territoire national est cependant plantée sur la surface plane d’un mur gris, ou grisâtre. La stagiaire rousse dépose trois gobelets en plastique renouvelable sur la surface blanche en forme de bureau. Je ne suce pas un bonbon acidulé. Je ne me renie pas. « Qui êtes vous, monsieur ? » demande le responsable du Service des Catastrophes Naturelles. « Qui êtes vous ? » ajoute la journaliste d’investigation indépendante. « Êtes-vous un militant ? » « Le représentant d’une organisation syndicale, d’une ONG, d’une organisation humanitaire, d’un organisme culturel, social, para social ? » « Vous êtes le représentant d’un Cabinet d’Avocats ? » conclut la stagiaire rousse. Le gobelet rempli de café équitable n’entame aucun mouvement tournant sur la surface plane en forme de bureau. Les chaussures lisses du Chef de Service entament un mouvement ascensionnel. Elles ne me feront pas sortir de leur tranchée d’investigation. Je respecte les lois de la république, je ne brandis pas une arme de poing de troisième catégorie, je ne profère aucune injure, ni ne me livre à aucun acte d’exhibition réprouvé par la morale de vos mœurs, la stagiaire rousse a librement pris la décision de me laisser entrer dans…et…vraiment je n’ai pas peur, je n’ai aucune peur, vous ne me faites pas peur, quelle peur ?, Votre peur ? Notre peur ? Les gendarmes préposés à la surveillance des tranchées n’ont jamais interdit les conversations à caractère privée. Je prends la parole. « Je refuse d’écrire une Tribune Libre dans votre hebdomadaire d’investigation indépendante. Je ne suis pas une Tribune Libre. Je ne suis pas de connivence. Vous êtes de connivence. » Le téléphone externe sonne. « Au nom de l’épouse du liquidateur liquidé de Tchernobyl que vous avez liquidée, je vous ordonne de me donner immédiatement l’adresse privée de la Ministre Verdâtre. Vous confisquez nos paroles privées, je confisque vos adresses privées » dis je en guise de déclaration provisoire et non définitive. Le téléphone interne sonne. « Je suis en réunion » dit le Chef du Service de la Rédaction des Catastrophes Naturelles.

Dimanche 11 novembre

Le réel désaccord qui m’oppose aux prises de position d’AC ne remonte pas à ma plus tendre enfance (J’ai eu une tendre enfance). La liste répertoriant les principaux noms des prédateurs du mouvement écologiste des années soixante dix ne correspond pas à l’héritage culturel que m’ont légué mes grands parents (je ne compte pas généraux dans mon arbre généalogique). Le prédateur répertorié est le produit d’une culture, d’une classe sociale. Il n’a en quelque sorte aucune existence propre. L’humanisme et sa recherche effrénée de singularités est une tête de gondole. Je n’ai jamais livré à une vindicte populaire l’identité d’une responsable de mes errances sexuelles provoquées par la somme de votre incompétence qu’il ne m’appartient pas de juger. Mon séjour devant la guérite du centre de production des véhicules utilitaires ou non utilitaires n’obéissait pas une contrainte, et encore moins à une tentative de détournement de mes frustrations sexuelles Vous n’êtes ni coupables, ni responsables. Je respecte parfaitement les modes de fonctionnement internes propre à la race, ou en l’espèce des bouc émissaires ou non. Elle m’a adressé la parole. Le serveur a servi deux verres de liqueur. Elle m’a dit que son enfance n’avait pas été placée sous le signe de la tendresse. J’ai affirmé que nous ne pouvions pas jouer les rôles éternels des boucs émissaires. Elle a ri (c’était un rire cristallin). Elle a posé sa main sur mon avant bras J’ai répété que l’urgence de la gestion des déchets radioactifs étaient autrement plus dramatiques que les manipulations de son frère qui mettait tout en œuvre pour capter un héritage familiale. Je me suis tu. Elle s’est tue. Nous nous sommes tus.

Dimanche 18 novembre, une semaine après la victoire

Je connais par le menu leurs méthodes. D’abord face à ce qu’ils estiment une agression, ils réagissent en professionnel. Le vigile, le service d’ordre, le policier, les policiers, ou à défaut une femme accorte procèdent à l’encerclement de l’agresseur qui s’achève sur un isolement de l’agresseur dans un espace confiné (dans le cas qui nous préoccupe présentement, le bureau du Chef de Rubrique d’investigation indépendante,). Ils ont ensuite pour consigne de se lancer dans la proposition d’un café équitable, voir d’une tisane, puis selon l’acceptation ou le refus de cette invitation, ils entament les premières questions de l’interrogatoire qui auront pour objet de déterminer les circonstances (familiales, ou systémiques) qui furent à l’origine du déclenchement de cette grave et inqualifiable agression. J’affirme aussitôt que je ne suis pas sujet à des crises de paranoïa obsessionnelle. Je ne suis pas non plus atteint du syndrome de la bi polarité. Mon nom est AC. AC en deux syllabes. A et C. Les jambes de la stagiaire rousse esquissent un mouvement d’encerclement autour du pantalon du Chef de Service. « Nous ne nous permettons jamais de porter de jugements de valeur sur une personne privée et publique, nous désirons simplement nous entretenir avec vous sur les raisons de votre intrusion dans les locaux privés d’une rédaction » s’esclaffe une rédactrice indépendante L’étape ultime est enclenchée, après la phase d’isolement, vient la phase comique destinée justement à relativiser la phase d’isolement. Je ris. Il rit. La rédactrice indépendante rit. Nous rions. Puis nous cessons de rire. Je n’exerce pas une fonction de journaliste d’investigation comique. Je reprends la direction de cet entretien comique. L’épouse du liquidateur liquidé de Tchernobyl n’a jamais été qualifiée de paranoïaque ou de provocatrice. Elle a été décorée par l’Ordre de Lénine et l’Ordre du Pharmacien. Son époux a sangloté lorsqu’elle a fini par lui donner le miroir qu’il avait réclamé toute une nuit. Et elle n’a pas compris pas pourquoi le corps de son époux était brûlant lorsqu’il a été enterré. Le téléphone extérieur sonne. « Je ne souhaite pas vous proposer la rédaction d’une tribune libre qui justifierait le financement de votre publication indépendante financée par le marchand d’armes électro nucléaire Mon visage m’appartient. Mes glandes sexuelles et lacrymales appartiennent au patrimoine de l’humanité » dis- je sereinement. Je me tais. Le téléphone intérieur ne sonne pas. Je répète que je ne suis pas armé et que je ne tiens pas à bout de doigts un cutter à triple lames.

Dimanche 18 novembre

Je ne suis pas assis sur la chaise. La lampe de bureau n’éclaire pas le bureau. La rue piétonne n’est pas une rue piétonne bordée de cinémas d’art et d’essai. Je suis enfermé dans mon encerclement. Un encerclement qui n’est pas la conséquence directe ou indirecte d’une crise de paranoïa. Sa blouse était tendue sur son sein droit. Le patron du café était un patron corse. Elle n’était pas la serveuse attitrée de ce pub café corse. Elle a posé la tasse sur la table qui n’était pas une table de bureau, mais une table en formica rouge. L’élégante passante de la rue passante Sainte Agnès de Varda dans le quatorzième arrondissement a acheté un objet en peluche. Elle ne m’a pas parlé. Je ne lui ai pas adressé la parole. Tant mieux, je vous dis à tous et à toutes « tant mieux ». XX est partie à la campagne, ou à la montagne, en tout cas, elle ne s’est pas rendue dans une villégiature au bord d’un port populaire et romantique. La lune n’est pas couchée. UU a ri. Son rire descendait de son sein gauche. Elle a claironné que je n’étais pas son copain et que je n’étais pas son époux. « Qu’est ce que tu crois ? »a-t-elle ajouté. Je ne suis pas un poète. Je ne suis pas PM le maudit. Je ne dresse pas des listes. X2 a répété qu’elle tenait à me vouvoyer, et qu’elle jugerait déplacée tous mes gestes déplacés. Je n’ai pas envie de m’étendre sur une définition précise de ce qu’il convient d’appeler des gestes déplacés. La brochure de la Mairie socialique est suffisamment explicite sur cette question. La banquette du café des habitants du quartier est recouverte d’un drap blanc. La propriétaire du café fréquenté le dimanche après midi par les habitants du quartier est tombée sous la dépendance amoureuse d’un palestinien qui a procédé séance tenante à la rénovation du café. L’offensive se poursuit. Le petit chien teckel remue la queue. Je n’adresse pas la parole à la marchande de fleurs haïtiennes. Il n’y a aucun projet d’encerclement. Je ne céderai pas à la facilité de considérer qu’une offensive générale me permettrait de ressouder mon esprit à l’ensemble du corps social…c’est idiot, je le sais, elle, ni lui n’aspire à rien, ils aspirent justement à rien, lui, elles veulent manger. Ils veulent juste passer un moment avec moi. Je ne suis pas un moment. Je ne suis pas un bon moment. La République libre et égale trouvera son épanouissement fraternel dans la suppression définitive de nos encerclements et non dans la hausse toujours plus inconsidérée des impôts. La rénovation de nos angoisses dépend de notre seule volonté.

Dimanche 24 Novembre

Le bus à pot catalytique à particulaires secondaires contourne un teckel à poils ras. Le schéma ne se répète pas. Mon schéma chemine en dehors des limites de mon encerclement. La question que vous vous posez concerne l’importante question de ma sexualité. Vous voudriez savoir la date de mon dernier rapport sexuel qui vous permettrait de tracer la courbe de la fréquence de mes rapports sexuels. Des fréquences espacées, voir une absence totale ou partielle de rapports sexuels, pourrait constituer la première amorce de l’explication de mes diatribes. Je ne peux malheureusement pas étancher votre soif de transparence. Au risque de décevoir la majorité silencieuse confinée dans un vote protestataire, les caractéristiques de mon caractère présentent toutes les facettes d’un caractère déterminé et calme. Mon schéma directeur se heurte cependant à une appréhension du quotidien qui par sa profondeur abyssale et revendiquée ne peut qu’inquiéter la logique de nos habituels prédateurs. L’échelle des valeurs de ma sexualité se situe dans une moyenne que je pourrais qualifier de calme et de déterminée. S’il est partiellement exact que certaines femmes correspondant aux canons de la beauté officielle négligent de me répondre sur leur téléphone portable, je me dois en revanche de reconnaître que d’autres femmes moins âgées que les femmes plus jeunes correspondant aux canons de la beauté me proposent parfois de partager leur intimité dans un des établissements privés qui bordent la rue Sainte Agnès de Varda. (Ma rigueur intellectuelle me pousse également à vous révéler qu’une femme occupant une position élevée sur l’échelle des valeurs de ma sexualité a même affirmé dans un des établissements privés et limitrophes de la rue Sainte Agnès de Varda que j’étais apaisant). Le pire est passé. Les dix sept enfants qui ont succédé à mes vingt rapports sexuels ne sont plus qu’un lointain souvenir. Désormais, je me tiens à carreau. La position sociale que je n’occupe pas sur l’échelle de la courbe de ma sexualité devrait en tout logique s’accompagner de mon affichage public avec une femme dynamique, énergique, entreprenante et épanouie. D’un autre côté l’énormité de l’impact financier que nécessiterait un tel investissement n’est pas étranger, je me dois de vous l’avouer, à l’exposé de mes différentes diatribes. Ma récente tentative d’insertion sexuelle s’est soldée par une somme d’environ cinquante sept euros et trois cents si j’inclue, au règlement de la facture d’une paire d’écrevisses américaines, l’achat d’un paquet de cigarettes qui nuit gravement. Aussi je vous pose à tous et à toutes cette question. La fréquence de mes rapports sexuels est elle une question qui mérite toute votre attention ? Je refuse de jouer le rôle du faire valoir de vos ricanements entendus. Je ne suis pas la victime d’une paranoïa galopante. La baise alimente le cadre rassurant de votre petite vie. Et sincèrement, je ne peux pas vous apporter sur la question de ma sexualité l’amorce d’une simple réponse. Vos existences étriquées finiront toutes dans les poubelles de notre histoire peu commune.

Dimanche 24 Novembre

Un teckel à poils ras aboie. Un véhicule mono place de la Police Nationale Républicaine et laïque dépasse le bus à pot anti particules pré élémentaires. Un fourgon de CRS nationalisés déclenche aussitôt sa première alerte sous la forme d’une sirène à six tons diatoniques. Un véhicule double mono place de la Gendarmerie de l’Etat de Droit allume ses trois gyrophares extérieurs. Un retraité du service public fixe avec une insistance non dissimulée les lignes formées par les plis déterminés et calmes de ma bouche. Une gestionnaire de patrimoines victime de la chasse aux riches fixe également sa paupière droite sur mon épaule gauche. J’ai un alibi. L’apparition d’un tireur fou calme et déterminé dans le hall de la Rédaction du Quotidien indépendant du marchand d’armes ne présente aucune similitude spatiale ou temporaire, avec mon séjour dans le bureau des catastrophes naturelles de la Rédaction. Je n’étais pas armé d’un fusil à pompe. Ma main droite ne brandissait aucun cutteur. Et ma visite, ma simple visite dans le bureau des catastrophes naturelles de la Rédaction n’a pas été dictée par le passage d’un tour, ni par un arrêt sur une case départ. Aussi au risque de décevoir votre inconscient collectivisé, je décline toute responsabilité face à cet acte fou dangereux inqualifiable anti démocratique et terroriste qui a pour seul objet de renforcer les privilèges des dominants prédateurs aux abois et aux abonnés absents qui comme n’importe quelle espèce du cycle du vivant acculée, se doit d’agiter le spectre de la violence qu’ils ont engendrée par leur nihilisme occidental. Le tireur calme et déterminé a en effet tiré sur l’abdomen du stagiaire photographe de la Rédaction indépendante à 11h34 et à 11h34 je peux apporter la preuve qu’un témoin tout aussi indépendant a constaté que je stationnais devant la porte blindée de la loge privée de la technicienne de surface du numéro 28bis de la rue Sainte André de Varda. Aussi je vous somme de mettre un terme à vos accusations. Je ne me laisserai pas enfermer dans le cercle de votre culpabilité. Je ne suis pas un paranoïaque. Je suis juste un citoyen qui tente de lutter contre des angoisses qui VOUS dépassent.

Dimanche 29 Décembre

Et une fois que votre éjaculation s’est produite, vous faites quoi ? Vous mangez ? Vous dormez ? Vous parlez ? Et bien dans les circonstances présentes, je n’ai en en qui me concerne, rien éjaculé. Elle m’a juste demandé si je savais qu’elle était déprimée. UU m’a ensuite téléphoné douze minutes avant l’heure de son rendez vous. Elle m’a averti sans aucun préambule d’aucune sorte qu’elle devait s’occuper des deux chats de son arrière petite nièce et qu’elle reportait notre rendez vous dans la rue Sainte Andrée de Varda à une date qui resterait à confirmer. Une institutrice blonde en tenue d’institutrice a avalé à une table voisine du tabouret du comptoir ciré un yaourt maigre trente pour cent. Valérie m’a dit de la rappeler vers le milieu de la fin de la semaine. J’ai rappelé Valérie après la fin de la semaine passée. « Je suis responsable de ma mère. Ma vie est une vie idiote. Je mène une vie idiote, une vie complètement idiote » a répété Valérie. Ma mère est vivante. Vous êtes vivant. Je suis vivant. Valérie a ajouté que sa mère n’avait pas entamé les premières démarche que nécessitent le remplacement d’un chauffe eau à gaz non comprimé par un chauffe eau électro nucléaire fasciste. Je ne suis pas un irresponsable. NN est apparue dans la semi pénombre d’une péniche préemptée par la Mairie socialique. Sa longue silhouette élancée et …s’est détachée d’une longue cape courte, ou d’une courte cape longue, je ne me souviens plus. J’ai oublié. A la réflexion, NN ne portait pas une cape mais des longs cheveux qui encadraient son visage émacié. Elle a posé ses lèvres sur ma joue droite sous le regard délibérément indifférent de.. Et puis…Quoi ?..Qui ?...Qu’est ce que vous voulez savoir ? Je n’ai pas contacté par téléphone le réparateur installateur fournisseur de chauffe électro fasciste à triple résistance et je n’ai pas tendu ma joue gauche. R4 m’a enlacé. Elle m’a dit qu’elle était heureuse de rencontrer quelqu’un qui partage comme elle ses idées, nos idées, pas leurs idées, mais nos idées. Jean Louis a apporté un camembert de la Basse Normandie. Nous avons procédé avec Jean Louis à la pose de la baignoire en fonte qui avait été ôtée par le plombier de l’immeuble afin d’entamer une réparation d’une extrême urgence. J’ai affirmé que le Conseil Syndical de l’Assemblée Générale des Co Propriétaires n’avait aucune raison de s’offusquer de la présence de R4 dans une partie privative de l’immeuble mais qu’en revanche ce même conseil syndical ne manquerait pas de noter que la chute accidentelle de la baignoire en fonte sur le tuyau d’arrivée d’eau tiède avait eu pour conséquence de provoquer une inondation des parties communes de l’immeuble et qu’il était probable que conformément à la législation hygiénique en vigueur, il serait procédé à l’expulsion sans aucun préavis d’aucune sorte de R4 de la partie privative de l’immeuble . Je ne suis pas un égocentrique idiotique. Jean Louis a rempoté son camembert des Charentes. J’ai laissé trente deux messages sur le téléphone 24 G de la messagerie cellule provisoire du téléphone portable de R4. J’ai ensuite délibérément refusé de suivre les conseils d’un certain Roumanovski. (Jean Paulsky ?). Brigitte avait annulé notre rendez vous une demie heure avant l’heure qu’elle m’avait fixé par message du réseau social gratuit et je vous le dis sans aucune honte, il était parfaitement exclu que je prenne la décision d’entamer une correspondance épistolaire avec Brigitte. Brigitte s’est faite coffrée. Elle avait selon le Juge Producteur Avocat exercé des pressions psychologiques sur les quatre psychiatres qu’elle consulte une semaine sur quatre. Je ne connais pas son nom d’identité familiale, je sais juste que Brigitte s’appelle Brigitte, et je n’ai donc pas la possibilité de remplir l’imprimé exigé avant toute demande de séjour dans le parloir de la prison des femmes qui ont menacé de mort des psychiatres assermentés. Je ne suis pas le jouet de votre échelle sociale et amoureuse. Une femme, c’est comme un homme, et un homme c’est comme une femme. La femme et l’homme luttent conte les mêmes chagrins, les mêmes peurs. L’homme et la femme se différencient par la mode. Et quand je parle de mode, j’évoque plus précisément la tenue vestimentaire qui permet aux prédateurs de rendre indispensable le progrès d’une civilisation qui par les différentes strates de séparation du corps social et asexué justifient ainsi leur pouvoir de prédateurs. Je vous interdis de m’accuser d’être le vecteur potentiel des attentats contre le quotidien indépendant placé sous la dépendance du marchant d’armes. Je vais envoyer un courrier non recommandé sur le nouveau lieu de détention de Brigitte. Un timbre en vitesse lente me reviendra en fin de compte nettement moins cher que les trois verres de vin Tokay d’Anjou que j’ai dû régler avant-hier soir conformément au code des conventions sociales propre aux règles de la séduction d’une femme esseulée provisoirement. Je me fiche complètement de vos phénomènes de mode. La Femme et l’Homme sont le produit leur classe sociale.

Dimanche 22 Décembre

Les plis urgents et non urgents doivent être déposés dans la fente de la porte en bois massif commandant l’ouverture ou la fermeture de la loge de la technicienne de surface. Je ne suis pas un pli urgent. L’urgence ne réside pas dans le code de vos conventions sociales. Une douce lumière tamise le visage rubicond et extrêmement avenant du technicien de la surface. Il ne m’a absolument pas proposé de prendre en sa compagnie un rafraîchissement ou une tasse de thé vert bio dégradable. Je ne suis pas un délégué Syndical du Syndic des Co propriétaires de l’immeuble. La loge est ouverte aux heures d’ouverture. Nous sommes français. « J’ai trouvé les coordonnées postales de la Ministre Verdâtre sur un site de jeux en ligne interactifs et participatifs Je souhaite glisser dans le trou de la porte en chêne lambrissée une convocation pour la Ministre Verdâtre. » dis- je du ton posé qu’emploient les psychiatres assermentés « Ca ne m’étonne pas, ça ne m’étonne pas du tout » commente le technicien de la surface. Un museau rubicond d’un teckel italien surgit. La silhouette faiblement baraquée du technicien de la surface se fige dans la lumière tamisée par deux pots d’arbres asiatiques et belges. « Je suis français. Nous sommes tous français. Et la Ministre Verdâtre a manifestement du mal à admettre que la question de la propriété d’un espace privatif est largement dépendante de la question de la nationalité française » dis je d’un ton nettement plus péremptoire. Le technicien de la surface affirme sans la moindre marque d’hésitation et sans aucune réticence d’aucune sorte que la Ministre Verdâtre a déménagé le dix du mois dernier et qu’elle habite dans la résidence du sommet de la colline qui domine la flèche de la Cathédrale. Je range ma convocation. Le visage du technicien de la surface se fixe sur mes mollets. Je traverse le hall centralisé de l’immeuble de rapport dans le sens contraire de la traversée d’utilité publique. Je ne suis pas le bras théologique du tireur isolé qui a tiré à bout portant sur le photographe stagiaire du journal quotidien indépendant du marchand de centrales nucléaires électro fascistes. « Vous désirez un autre renseignement ? » demande sans aucune mauvaise intention d’aucune sorte le technicien de la surface.

Dimanche 26 Janvier de la nouvelle année civile en cours

L’imperméable de Marguerite est de couleur verte. Il ne pleut pas. Marguerite déchire les pages intérieures du quotidien de la presse libre. Si la situation ne change pas, si tout cela doit continuer dans un avenir proche ou lointain, elle arrêtera tout et si de mon côté, je souhaite qu’elle arrête tout, elle arrêtera tout, et tout de suite, la vie est absurde, elle ne fréquente que des déclassés, son père a été interné, nous avons des obligations morales, nous devons prendre soin de nos mères, de nos pères et de nos proches et de nos lointains, les mecs sont tous des salauds, il est parti comme ça, un jour ou un soir, ou une nuit, dans le petit matin il n’était plus là, il me doit une explication, et cette explication il me la donnera. Géraldine sanglote. Les bus à pots catalytiques roulent, la réunion des habitants et des habitantes du quartier a commencé. Le serveur imberbe affirme que personnellement il n’a rien contre les clients qui passent leur soirée à bavarder mais il doit fermer dans quart d’heure, dans une demi - heure. WZ accepte de subvenir aux besoins de leur couple en ménage, mais dans ce cas il serait normal qu’il fasse quelque chose, or il ne fait rien, strictement rien, ni dans la journée, ni dans la nuit. Le ménage conjugal de XZ n’exerce plus aucune influence sur ma libido, je ne suis plus dans la course, en fait XZ ne présente qu’un intérêt purement anecdotique, je ne suis plus dans votre course. J’ai définitivement échappé à l’emprise politique du responsable de la réunion des habitants du quartier de la rue Sainte Agnès de Varda et j’ai brusquement mis un terme à ma station assise. Je me suis levé du banc de pierre accolé à la grille fermée ou ouverte du cimetière. J’ai bu le verre de vin que m’a offert une paysanne en tenue de chef d’équipe. Nadia n’avait manifestement pas envie de me revoir, il était par conséquent parfaitement inutile et vain de lui téléphoner devant la porte de l’Eglise fermée ou ouverte. Je n’aime pas le vin, Je ne bois pas. Je ne fume pas Je..ne …Demain ou après demain, ou d’ici une quinzaine de jours, je prendrai le train pour la Montagne des Pyrénées. Les conditions de mon déplacement dans la Montagne des Pyrénées seront placées sous le signe de la clarté. GG pourra s’envoyer en l’air avec sa voisine ou avec l’aubergiste ou avec toute autre personne de son choix. Le teckel, le chat, le grand père malade le père interné appartiennent à votre quotidien. Le teckel….Quel teckel ? Le quotidien n’est pas la résultante permanente d’une liste d’individus femmes ou hommes, de grand-mère malade, de père internés, ou de…. avinées et… L’ascension sociale sur l’échelle de la sexualité ne constitue pas une priorité de votre course. Je ne suis ni idiot ni naïf. Le Président du Conseil des Habitants du Quartier et de la rue Sainte Agnès de Varda devra m’auditionner. Et ce dans les plus brefs délais.

Dimanche 26 Janvier de la nouvelle année civile en cours

L’ombre de l’angelot peinturé descend sur le paillasson. Un enfant en bas âge souffle dans une trompette. Une pie traverse le ciel sans soleil. La nounou de l’enfant en bas âge s’exclame. La bouche du technicien de la surface s’ouvre. « Je peux transmettre un courrier. Je suis payé pour transmettre le courrier, ma fonction consiste à transmettre le courrier, vous pouvez me faire confiance Je ne suis pas un terroriste. Je suis très gentil. Un terroriste a une revanche à prendre sur la société. Un terroriste se sent valorisé si les médias parlent de son acte terroriste. Les journalistes de Libération n’ont pas parlé de sa première action terroriste contre la radio sociale libérale, c’est pour cette raison qu’il a tiré dans le hall de Libération sur le journaliste stagiaire marié et père de trois enfants d’âge moyen. La motivation d’un terroriste est facilement identifiable, il se morfond dans la plainte, il règle un problème personnel même s’il ne sait pas quel est son problème personnel. Ou bien il est peut être un laisser pour compte de la société ou que la société a malheureusement laissé sur le bord de la route, et il sait qu’il ne peut plus ou qu’il ne peut pas compter sur ses proches, d’ailleurs par son comportement il n’a plus de proche, il se raccroche désespérément à l’idée qu’une femme, le sexe ? pourrait apaiser ses tourments, mais la surexploitation et la surexposition de ses tourments l’empêchent de distinguer parmi la multiplication de ses propres gesticulations le sourire apaisant, la parole de conciliation, de réconciliation, alors, naturellement…Ou bien c’est juste un chômeur privé d’emploi, un être qui passe alors à l’acte terroriste parce qu’il est isolé, sans réels liens familiaux, il ne peut plus compter sur ses proches, et il souhaite faire payer ceux qu’ils croient être à l’origine de ses échecs, un terroriste retourne parfois sa propre arme contre lui-même en mettant ainsi fin à l’enquête de moralité ou bien il absorbe une dose de médicaments dans le parking sous sol d’un hôtel des Hauts de Seine dans les quartiers chics et rupins, et il a peut être déjà retourné son arme contre lui. C’est une hypothèse qu’on ne peut pas exclure »ajoute le technicien de la surface.

Dimanche de l’année civile en cours

Le monte charge monte vers la terrasse du Grand Magasin. Le monte charge est en acier trempé des travailleurs qui ont trempé l’acier, de cet acier trempé, qui fut en son temps le bras de la classe ouvrière internationaliste et indépendante des prédateurs en quête d’un idéal. Le monte charge en acier trempé poursuit son ascension. Il escalade les rangées de petites culottes enfouies sous les barres des miradors blindés. J’ai menti. Je vous ai sciemment menti. Il n’y a jamais eu des barres d’acier sous les miradors blindés. Je n’appuie pas sur les boutons d’appel des interphones. Je n’avance pas masqué. Je ne cherche pas à attirer la classe ouvrière sur mes positions. Je n’escalade pas les échelons de la reconnaissance sexuelle. J’erre. Je ne suis pas un terroriste. Je suis très gentil. Je ne suis pas assis sur un siège réservé aux femmes enceintes de l’autobus à pot cataliptyque. Le monte charge en acier trempé ne descend pas. Notre classe ouvrière a été abusée par les délégués syndicaux élus au vote majoritaire qui sous couvert d’acier trempé ont assis leur bureaucratie. J’ai été abusé. AC m’a sciemment abusé. AC m’a incité à surfer sur les vagues de mes déceptions sentimentales/ sexuelles. J’ai laissé trois messages circonstanciés sur le répondeur portable interrogateur à distance. AC ne m’a pas rappelé. Là haut sur la terrasse, elle, qui elle ?, oui, elle, elle est là, elle me tend son bras gauche. Elle, oui elle, dans la nuit éclairée par le phare du monte charge, elle est accoudée contre la margelle en acier trempé de la terrasse bétonnée qui domine le gigantesque ronde infernale des voitures privées, elle se retourne, elle me donne une pomme et un croissant au beurre et une tomate carrée, la ronde infernale disparaît derrière le rideau de nos larmes. Je n’ai pas remplacé le chauffe eau électro nucléaire. AC a écrit qu’il m’adorait, et naturellement les pinces de cette déclaration d’adoration se sont refermées sur ma cage thoracique. AC a couché avec Carlotta. Ou bien AC n’a pas couché avec Carlotta. Il a menti ou bien il n’a pas menti. AC m’a dit qu’il avait couché avec Carlotta pour s’affranchir de mon emprise politique. Il serait cependant erroné d’expliquer le comportement de AC par une emprise politique que j’aurais pu exercer sur son psychisme tourmenté. AC était parfaitement capable de trouver l’adresse du domicile privatif de notre Ministre Verdâtre et j’ai simplement estimé en mon âme et en ma toute conscience que mes convictions politiques, sociales, et affectives (sexuelles ?) m’interdisaient de me laisser entraîner par une emprise politique qui en prenant appuie sur mes déceptions sentimentales/sexuelles, me contraignait à intégrer mon psychisme dans la rédaction de la liste des complices objectifs des prédateurs. J’ai déchiré la convocation du responsable du comité des habitant(e)s du quartier. La déception amoureuse sexuelle cimente les soubassements d’une forteresse qui enferme l’individu dans son désespoir le plus trempé, le plus inaccessible, Je n’ai jamais ressenti le commencement de la plus petite amorce d’une attirance sexuelle pour la fine silhouette de notre Ministre Verdâtre.

Dimanche de l’année civile en cours

L’ascenseur est un ascenseur lambrissé. Il froufroute. Ses parois de verre filtrent les nymphes bios. L’ascenseur descend. La question du remplacement du chauffe eau électro nucléaire fasciste défectueux ne se pose pas pour notre Ministre Verdâtre. Le vrai remplace le faux. En ce sens, et j’exprime cette opinion sans aucune honte, ni aucune haine, PM est un petit salaud. Je ne cherche pas à m’élever ou à m’abaisser. L’ascenseur se rapproche du centre de la terre, de la terre nourricière et vivante qui s’oppose aux errances sentimentales sexuelles. PM privilégie la sécurisation séculière de son propre ordre naturel au détriment de l’ordre et de l’intérêt général des masses. Les masses attendent. Les masses nous attendent. Ma main est tendue. Mon poing observe une réserve de bon aloi. PM a manifestement préféré se confiner dans ses errances sexuelles sentimentales sexuelles. Les portes de la loge blindée du technicien de la surface et de l’ascenseur lambrissé se sont refermées. Les masses attendent des actes, elles ne veulent pas du sexe et du sang, elles veulent des actes. PM a refusé de s’engouffrer dans l’ouverture de la porte blindée du six pièces salles à manger, à coucher, débarras, salon, cuisine libérale sociale, terrasse privative de l’appartement de demi fonction de notre Ministre Verdâtre. Je ne suis pas le référent des errances sentimentales sexuelles de PM. Je ne suis pas Dieu. L’étincelle de l’acte embrasera les portes blindées en acier trempé, et ce jour là, ou cette nuit là de la Nouvelle Ere, la violence des masses descendra des collines. La violence des masses se faufilera dans les rues sinueuses de nos capitales surchargées d’électricité fasciste. La surcharge des montes charges en acier trempé provoquera l’arrêt des Centres de Production des Véhicules privées et ce jour là ou cette nuit de la Nouvelle Erre (ère), la chaleur du sein maternel n’apaisera plus les tourments du prédateur agonisant. Je les hais. Tous. PM je le répète est un petit salaud. Il s’est calfeutré dans son monte charge en acier trempé, c’est son droit, je suis un démocrate, je peux même ajouter que je suis un pur produit de ce que vous appelez la démocratie représentative. PM joue un double jeu. PM m’a donné l’adresse d’un marchand de révolver en acier trempé. Le révolver en acier trempé est enfoui dans la couture de mon caleçon. L’appartement privé de la Ministre Verdâtre symbolise le baril de poudre que le révolver en acier trempé se doit d’embraser. Le révolver en acier trempé réveillera les oreilles endormies des masses. Et ce jour là, ou cette nuit de la Nouvelle Ere, PM affrontera l’étendue de la trahison de sa lâcheté. Je n’ai jamais demandé à PM de me communiquer l’adresse du marchant de révolver en acier trempé. L’ascenseur s’immobilise sous la surface plane du trottoir. La Ministre Verdâtre chantonne une chanson gaie. L’ascenseur lambrissé entame son ascension froufroutante.

Dimanche Fin

La lune se couche. Le visage de la femme accoudée contre la balustrade en acier trempé n’est pas un visage angélique. Les radiations nucléaires rebondissent contre les piliers de la Mairie. Les bureaux de la Mairie sont ouverts au public aux heures d’ouverture. Un enfant parle. Je vous aime. Je vous ai toujours aimé. Vous m’avez toujours aimé. L’amour n’est pas un partage, un partage de la nuit ou de minuit entre un homme et une femme ou entre une femme et un homme. Le Centre de Production des véhicules Privés sera remplacé par un centre de recherches qui nécessitera l’engagement déterminé des trois cinquièmes des ouvriers du centre de la production. Votre monde, je l’aime, je l’ai toujours aimé. L’amour ne se définit pas par un acte entre un homme et une femme, ou entre une femme et un homme qui par leur contrat alimenterait l’amour du fils crucifié sous le regard de sa mère et d’une troupe de prostituées indépendantes du Sénat Romain et de ses Sénateurs. L’amour est un acte de résistance. Non pas une résistance indignée et électrique, ou électro fasciste, mais bien une résistance citoyenne et alternative comme le courant du même nom. L’amour est un contrat collectif qui produit un groupe alternativant, qui exhume depuis les profondeurs de la catacombe, ou du terrain vague, une parole sexuée qui renie l’idée du nombre, de la transmission médiatique et de son bordereau de déclaration. Le Délégué responsable de l’association des habitants (es) du quartier a laissé deux messages sur mon répondeur interrogeable à distance. J’ai aussitôt dressé la liste complète des intervenantes de ma stagnation sexuelle. Les intervenantes de ma stagnation sexuelle seront convoquées sous huitaine par une lettre circulaire et concomitante. Je renoncerai dans la nuit du 22 mars à l’ensemble de mes privilèges. Mon salon cuisine salle de séjour et de bains sera à cette date irrévocablement transformé en un salon salle de bains séjour communautaire. Les intervenantes de ma stagnation sexuelle occuperont sans aucun préavis le territoire réformé de mon appartement communautaire. Les loyers ne sont pas encadrés par la Mairie socialique. Ce mouvement communautaire dépassera les limites exigües de mon appartement salon cuisine salle à coucher. Un souffle nouveau débarrassé des tuyaux de l’aspirateur du conseil du syndicat réservé à l’entretien de la cage d’escalier soulèvera les portes des appartements privatifs, du centre de production, des associations des habitant(e)s du quartier, des autobus à pots catalytiques et des ascenseurs en acier trempé. Un nouveau cycle débutera. Les intervenantes de ma stagnation sexuelle dévaleront la cage communautaire. La cage d’escalier deviendra une cage communautaire. Elles se lanceront à ma poursuite dans les rues des habitantes du quartier. L’angoisse sera balayée. Et je ne procéderai pas aux réparations de mon chauffe eau électro fasciste.

Dimanche Fin

Madame La Ministre Verdâtre après cette série d’événements que vous pouvez qualifier d’incident ne reçoit plus. Sur ce point précis, il n’y a aucune espèce de raison de tergiverser, c’est fini, c’est la fin. La porte de l’appartement privé en acier trempé de la Ministre Verdâtre est fermée. Je n’ai plus rien à dire à la Ministre Verdâtre. Comment, en effet, serait possible et même nécessaire de dresser le commencement d’un début d’un argumentaire avec une poubelle de l’histoire ? L’histoire est en marche. Elle ne s’arrêtera pas. Personne n’a le pouvoir d’arrêter la marche de l’histoire en marche et encore moins nos habituels prédateurs patentés. Voila exactement par le menu des détails ce qui va se passer. A l’instant « t »le réacteur numéro trois de la centrale nucléaire explose. Les prémices auront été cependant visibles, heureux celui qui voit, heureux celui qui entend. Il suffit de se pencher sur le bilan comptable des pharmaciens domiciliés à proximité d’une centrale nucléaire et de son « parc » pour constater que les commandes de pastille d’iode ont subi une constante et permanente réévaluation. Une réévaluation qui a également concerné le plan ORSEC radiation qui est demeuré longtemps secret, puisque la possibilité de l’explosion d’un réacteur fasciste était délibérément niée par nos habituels prédateurs diplômés. Donc à instant « t » la centrale nucléaire et son parc électro fasciste explose. Les citoyens s’engouffrent dans leurs véhicules utilitaires privatifs. L’embouteillage rend impossible la venue des forces de l’ordre, de la protection civile et des gendarmes armés ou désarmés. L’embouteillage se propage ensuite dans toutes les bourgades et bourgs de notre Nation irradiée. Les préfets, les femmes des sous préfets, les employés des PTT et du Corps Professoral rejoignent les rescapés qui tenteront de se réfugier sur le sommet de la montagne ou dans le souterrain d’une voie ferrée rapide. Les bulletins météos décrivant par le menu du détail la direction du vent, sa vitesse, et sa force de pénétration déclenchent d’autres exodes. Le riche devient le pauvre. Le prédateur devient gibier. Le sous officier dégaine son arme de service. Les chars de combat en acier trempé partent à l’assaut des véhicules utilitaires privés afin de laisser ouvert le passage à un nécessaire convoi de barrières, et de gardes barrières mêlés au flot des prisonniers de droit commun réquisitionnés qui ont pour mission de dresser les limites des périmètres de sécurité des zones interdites ou annexées. Les bulletins d’information des journalistes des journaux télévisés reculent les limites des zones interdites, qui faute d’orage et de pluie ou de grêle de sauterelles rendent illusoire toute décontamination ainsi que le stipulent les fascicules secrets. Et dans le chaos ainsi constitué sans l’aval des parlementaires des deux Chambres haute et basse, devant la fuite du Gouvernement à Bordeaux ou à Biarritz, voir même à Bamako, retentit l’Appel du 22 Mars. Les infiltrés cachés dans les organisations verdâtres apparaissent sur l’aire des zones interdites et confinées. Les irradiés des malgré nous de l’EDF de la Région Lorraine Alsace instaurent les premiers tribunaux populaires chargés de condamner les collabos, (entre autre ce petit salaud de renégat de PM), et les traîtres de la sixième colonne internationaliste responsable de la prolifération des réacteurs électro nucléaires fascistes. Des tours de gardes s’organisent spontanément autour des chars d’assaut amphibie afin de contenir les marches forcées des prédateurs. Mes listes sont remises en main propre et non irradiées aux assesseurs des tribunaux populaires et ce jour là…Ce jour là…

(FIN)

Voir en ligne : film : Le cinéaste, le village et l’utopie

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