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CHAIR A NEUTRONS

Vitaux et immédiats démantèlements de tous les arsenaux thermonucléaires !

dimanche 12 mars 2017, par Roger NYMO

Il est mort à mon âge actuel, il y a sept ans, victime d’un cancer professionnel radio induit ...


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Rejoignez-nous pour exiger le vital arrêt immédiat, définitif et inconditionnel de toutes les activités nucléaires !

Voici ce que j’écrivais le 11 août 2016 :

Polluer volontairement et durablement des territoires avec des armes thermonucléaires est un crime de masse nationaliste prémédité contre la nature et contre les peuples.

Toutes les armes contenant des radionucléides doivent être immédiatement interdites et démantelées sous le contrôle strict de tous les peuples de la terre.

Il en va de la vitale pérennité de l’ensemble de la biosphère terrestre.

La résilience de nos modes de vie, et de nos emplois, ne vaut pas leurs vies !

(Source : http://sanurezo.org/spip.php?article242)

La seule chose que j’ai à ajouter à cela, c’est le partage de la rage triste née de l’impuissance face à la disparition inéluctable programmée, le dimanche 3 octobre 2010, d’un citoyen français de 57 ans, chaudronnier de son état :

Reconnaissance en maladie professionnelle du cancer de l’œsophage provoqué par les rayonnements ionisants.

Communiqué de presse, 5 Mars 2017, de l’antenne de Brest des irradiés des armes nucléaires de l’association Henri Pézerat.

Au contact des réacteurs de sous-marins nucléaires, en qualité de chaudronnier, Louis CREACHADEC a été exposé aux rayonnements ionisants, entre 1974 et 2003, soit durant 29 années. Atteint d’un cancer de l’oesophage, il est décédé le 3 Octobre 2010 à l’âge de 57 ans.

Le 1er Mars 2017, à Brest, le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale (TASS) a jugé :

« que le cancer de l’oesophage qui a entrainé le décès de Mr Louis CREACHCADEC est en lien direct et essentiel avec une exposition professionnelle habituelle avec des rayonnements ionisants et avec d’autres agents cancérigènes et doit être pris en charge au titre de l’article L.461-1 de la Sécurité Sociale »

Le TASS a également ordonné l’exécution immédiate du jugement.

Le tribunal a motivé sa décision, non pas en référence aux avis défavorables des médecins de deux Comités Régionaux de Reconnaissance de Maladies Professionnelles (CRRMP), mais en s’appuyant sur les arguments juridiques développés par l’avocate, Maître Cécile LABRUNIE, et scientifiques apportés dans une note par Annie THEBAUD-MONY, en qualité de Directrice de recherche honoraire à l’INSERM, au titre du Groupement d’Intérêt Scientifique sur les Cancers d’Origine Professionnelle (GISCOP), à savoir :

  • Le cancer de l’œsophage fait partie des maladies radio-induites inscrites dans la liste américaine des maladies professionnelles radio-induites et dans celle relative à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français ;
  • Le cancer de l’œsophage fait partie des localisations associées à l’exposition professionnelle à l’amiante ;
  • Un excès de risque de cancers de l’œsophage est observé dans les études concernant les populations exposées aux solvants chlorés.

Le second CRRMP a reconnu que Monsieur Louis CREACHCADEC « a été exposé aux hydrocarbures aromatiques polycycliques, à l’amiante et à divers solvants, notamment chlorés », mais rejeté néanmoins la demande de reconnaissance.

Pour le TASS, au regard de la législation française relative à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires français, il apparaît que c’est à tort que l’avis du second CRRMP mentionne que : « bien que certaines études aient pu montrer un lien entre certaines de ces expositions et le cancer de l’œsophage, les données de la littérature ne sont pas suffisamment concordantes, ni stabilisées pour que puisse être reconnu un lien direct et surtout essentiel entre ces expositions et la pathologie déclarée », alors que le caractère direct et essentiel entre l’exposition professionnelle et la pathologie a été établi, non seulement par la littérature scientifique , mais également par la liste américaine des maladies professionnelles radio-induites, et surtout par la législation française dans la loi d’indemnisation des victimes des essais nucléaires.

La reconnaissance en maladie professionnelle des cancers associés à la poly-exposition aux cancérogènes doit devenir un droit collectif accessible à tous les travailleurs concernés.

Ensemble, luttons pour une amélioration de la reconnaissance en maladie professionnelle des cancers radio-induits, pour une reconnaissance spécifique de la polyexposition aux cancérogènes, et surtout pour que l’impunité des industriels et des employeurs qui exposent les salariés à des toxiques mortels soit enfin brisée.

Contacts :

Francis TALEC francis.talec@orange.fr

Annie THEBAUD-MONY annie.thebaud-mony@wanadoo.fr (06 76 41 83 46)

Cécile LABRUNIE c.labrunie@ttla-avocats.com (01 44 32 08 20)

Le nucléaire tue, ne soyons plus ses complices électoraux passifs !

Amitiés Solidaires & AntiNUcléaires.

Voir en ligne : Association Henri Pézerat

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