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MAI 58

Dictats militaro-industriels versus libertés communes

lundi 22 janvier 2018, par Roger NYMO

« ...Le Comité de salut public est le premier organe du gouvernement révolutionnaire mis en place par la Convention pour faire face aux dangers qui menacent la République au printemps 1793 (invasion et guerre civile), le deuxième étant le Comité de sûreté générale. Il se réunit au deuxième étage du pavillon de Flore, rebaptisé pavillon de l’Égalité. Ses membres étaient élus tous les mois... »

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Comit...

« ...L’expression comité de salut public désigne les comités insurrectionnels mis en place en mai 1958 dans les villes d’Algérie, puis en Corse. Placés sous l’autorité des militaires, ils réclament le retour du général de Gaulle... »

Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Comit...)

Le 8 juin 1783, une fissure éruptive de plusieurs dizaines de kilomètres ouvre en deux les flancs d’un volcan islandais, le Laki. Pendant presque deux mois, plusieurs milliers de mètres cubes par seconde de lave basaltique vont s’écouler par cette fracture. Cet évènement géologique est le plus grand épanchement lavique connu des temps historiques.

De manière quasi concomitante, le volcan japonais Asama entre en éruption du 9 mai au 5 août 1783, son panache éruptif atteindra des altitudes estimées entre 17 et 50 kilomètres, nombreuses victimes directes et terribles famines dans tout l’archipel du Japon.

Ces deux grands événements volcaniques se situent dans l’hémisphère nord, ils vont avoir, pendant plusieurs années, un retentissement climatique, sanitaire et social immense.

Plusieurs années successives de très mauvaises récoltes pour le royaume de France, qui s’endette en achetant le grain, indispensable à sa survie, à la province ottomane d’Alger. Le commerce entre Toulon et Alger est paradoxalement rendu possible, par la défaite espagnole de 1784 et par la présence de la flotte anglaise en méditerranée, suite à la fin « victorieuse » de la guerre franco-anglaise de 1778 à 1783 et la ratification du Traité de Paris qui officialise l’indépendance des treize colonies anglaises d’Amérique du nord, embryon commercial de ce qui deviendra les États-Unis d’Amérique.

Le coût de ce conflit : 1 milliard de livres tournois, c’est à dire plus ou moins 6740 tonnes d’or, les réserves d’or mondiale sont évaluées actuellement à 30562,5 tonnes.

L’état déplorable des finances du royaume français, à la veille de plusieurs années de famines endémiques, a donc des causes multifactorielles :

...De 1783 à 1787, Calonne, ancien intendant, se voit confier le poste de ministre des finances. Il affirme que pour inspirer confiance, il faut paraître riche et dépenser largement. Il accorde donc à la reine, au roi et aux courtisans toutes les sommes qu’ils lui demandent. Mais après trois années de semblables prodigalités, LES BANQUIERS refusent de nouveaux emprunts et Calonne se retrouve en présence de difficultés insurmontables. Il lance un projet de réforme fiscale visant à la création d’un impôt unique.

En février 1787, sachant que son projet se heurterait à l’opposition du Parlement, Calonne convoque une assemblée de notables, qu’on espère dociles, pour ratifier la réforme. Mais ces notables, majoritairement issus de la noblesse, ne comptent pas lâcher leurs privilèges. Ce désastre conduit au renvoi de Calonne...

(Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Cause...)

Lorsque Necker succédera à Brienne, en 1788, au poste de ministre des finances du pays le plus peuplé d’Europe (20 millions d’habitants), les dès du destin étaient déjà jetés :

...la Seine resta gelée du 26 novembre 1788 au 20 janvier 1789...

(Source : http://angeneasn.free.fr/epidemies.htm)

Les doléances d’une population affamée, aux abois, appartenant majoritairement au tiers-état, seront pour la bourgeoisie marchande et la bourgeoisie de robe française, la prise de conscience diffuse que les centres de pouvoirs se déplacent indépendamment des désirs et des privilèges de la noblesse et du clergé.

Il faudra attendre 1792 pour que la monarchie absolue de droit divin, après un intermède constitutionnel, cède enfin la place à la première République française. Celle-ci est inaugurée dans le sang, consacrant à travers le terrorisme institutionnel du Comité de Salut public (la Terreur), un des piliers axiomatiques, voire intrinsèque, de tous les avatars républicains successifs :

La violence légitime de l’État-nation.

Le 9 novembre 1799, un jeune général républicain, Napoléon Bonaparte, exécute un coup d’état, qu’il prépare en secret depuis mai 1799. Il s’agit d’instituer un pouvoir autoritaire et fort, pour assurer la résilience des financiers de la République à travers la stabilité de sa monnaie (création de la Banque de France le 18 janvier 1800), au détriment de toutes les récentes libertés publiques :

...On sait combien les illusions de la liberté et de l’égalité ont été propagées vers ces contrées lointaines, où la différence remarquable entre l’homme civilisé et celui qui ne l’est point, la différence des climats, des couleurs, des habitudes, et principalement la sûreté des familles européennes, exigeaient impérieusement de grandes différences dans l’état civil et la politique des personnes...

(Source : http://lesactualitesdudroit.20minut...)

Le financement de ses manœuvres guerrières fascistes est assuré par une association de fournisseurs des armées :

...Le 19 brumaire, à Saint-Cloud les séances des conseils sont agitées. Des députés mettent en doute la réalité du complot jacobin. Au conseil des Cinq cent Napoléon Bonaparte, qui est intervenu maladroitement, est conspué et est menacé de mise hors la loi, ce qui équivaut à une condamnation à mort. Lucien Bonaparte, président du conseil, sauve la situation des conjurés. Il fait entrer, dans la salle des séances, les soldats qui, baïonnette au canon, chassent les députés...

(Source : https://fr.vikidia.org/wiki/Coup_d%...)

Ensuite, de 1804 à 1848, la France va osciller entre le fascisme impérial et le fascisme monarchique, au profit de tous les nouveaux privilégiés, les bourgeois oligarques, pionniers du monde militaro-industriel à venir, celles et ceux qui vivent grassement de l’endettement des peuples, dans l’alternance lucrative des temps de paix et des temps de guerre.

Durant cette période d’environ un demi siècle, la part démographique des peuples européens, par rapport à la démographie de l’ensemble des peuples du monde, ne va quasiment pas varier à cause des guerres et des famines. Une dette colossale va être accumulée par le Directoire, qui va notamment ravitailler avec du blé algérien les troupes françaises de la campagne d’Égypte, grâce à des fonds avancés par le dey d’Alger, qui pense faire là un investissement pérenne.

Sous la première restauration, la moitié de cette dette va être remboursée par le gouvernement de Louis XVIII, le reliquat de cette dette reste en souffrance jusqu’en 1827, où, durant la fin de la seconde restauration, Charles X, conseillé par ses banquiers, va décider d’accaparer la fortune de son principal créancier :

Hussein Dey

En juin 1830, la force militaire annule les dettes par la terreur militaire, enrichit les oligarques par le pillage et appauvrit durablement les peuples algériens et français.

Cette expédition militaire sur Alger et ses richesses est préméditée. Les frais colossaux de celle-ci seront en partie supportés par la Maison Seillière, qui a affrété à cette fin plus de 300 navires.

En juillet 1830, la monarchie de juillet, marque l’institutionnalisation du pouvoir censitaire absolu de l’oligarchie financière et bourgeoise française, à travers la gouvernance monarchique constitutionnelle du roi affairiste Louis Philippe 1er :

...le général Savary de Rovigo, ancien ministre de la Police sous Napoléon, fait raser des villages entiers. Les habitants, adultes ou enfants, sont égorgés, les vergers sont détruits...

(Source : https://www.geo.fr/photos/reportage...)

Le pillage militaire, crapuleux et terroriste, des territoires algériens, n’est pas le fait d’une République française, malheureusement les conséquences de cette invasion seront désastreuses pour tous les peuples algériens et français et pervertiront durablement les institutions de ces deux États-nations :

...Interpellé lors d’une première à l’Opéra Comique, peu après son retour d’Alger, par le compositeur Giacomo Rossini, sur les origines de sa toute nouvelle fortune, qui lui avait permis de restaurer un somptueux hôtel particulier à Paris et d’acheter un château à la campagne, le Baron Denniée, intendant militaire de l’armée, rétorqua qu’il avait hérité d’un oncle de son épouse en Belgique. Devant un Tout Paris médusé, Rossini lui répondit :

« Je ne savais pas que l’oncle de votre femme fut dey d’Alger. »

Denniée ne protesta pas...

(Source : http://kabyleuniversel.com/2013/03/...)

Le trésor du dey d’Alger, volé par la monarchie de juillet, était d’environ 250 millions de francs de l’époque, soit approximativement la valeur de plus de 80 tonnes d’or. Ce trésor volé, les peuples algériens et français n’en ont pas vu la couleur, contrairement aux rois Charles X et Louis Philippe, à différents officiers français, dont l’intendant général de l’expédition, le Baron Denniée, aux « sponsors » de l’expédition, et sans aucun doute à de nombreux intermédiaires autrichiens et anglais.

...Du 22 au 25 février 1848, une révolution parisienne renverse la monarchie de Juillet. Un gouvernement provisoire dirigé par Ledru-Rollin et le poète Lamartine prend quatre mesures essentielles. La République est proclamée, c’est la deuxième après celle de 1792...

(Source : https://fr.vikidia.org/wiki/Seconde_R%C3%A9publique_(France))

L’esprit de 1848 (suppression de la peine de mort pour les prisonniers politiques) ne fera pas long feu, en 10 mois, la grande bourgeoisie française, forte de son assise financière, fait la promotion d’un système patriarcal avec une seule assemblée législative et un président élus au suffrage universel direct (seuls les hommes ont le droit de voter), cette constitution est votée le 4 novembre 1848 pour servir d’écrin politique au champion de la République en marche de l’époque :

Louis-Napoléon Bonaparte.

Cet individu deviendra le premier président de la République française, par élection, le 10 décembre 1848. Cela restera emblématique de la nature réelle d’une gouvernance présidentielle au sein d’un royaume où le peuple est censé être souverain :

Un dangereux non-sens politique.

Par un coup d’état, le 2 décembre 1851, Louis-Napoléon Bonaparte et sa constitution de 1852 créent le poste dictatorial de « Prince-Président » républicain.

La dictature du second empire est proclamée le 2 décembre 1852 par le Prince-Président, qui devient l’empereur Napoléon III :

...Dès sa nomination comme ministre de l’Intérieur, le général Espinasse ordonne aux préfets d’arrêter « les hommes les plus dangereux » de leur département. En clair, il leur demande de « mettre hors d’état de nuire » un quota fixé à l’avance de 1 000 suspects selon des critères précis. Est considérée comme « suspecte » toute personne ayant déjà été condamnée pour des raisons politiques entre 1848 et 1851, soit durant la Seconde République, ou bien frappée par les commissions mixtes en 1852, au lendemain du coup d’État du 2 décembre 1851. Les républicains et les socialistes sont particulièrement touchés par cette mesure...

(Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Loi_d...)

L’opinion publique est très critique, cela inquiète Napoléon III, il abandonne cet « état d’urgence » au moment même où celui-ci devient loi, en 1859.

De 1867 à 1869, la France connait une nouvelle grave crise économique, on pense que de mauvaises récoltes ont fait chuter la consommation des paysans, cela a donc de nuisibles répercussions sur la vie dure et précaire des populations ouvrières et sur celle des populations urbaines.

Face à cette crise interne qui tourne à son désavantage, Louis-Napoléon Bonaparte adopte une stratégie de fuite en avant et déclare la guerre à la Prusse, le 19 juillet 1870, sa défaite, suivie de sa capture à Sedan, le 2 septembre 1870, marquent la fin du second empire français.

Le 4 septembre 1870, à Paris, la troisième République est proclamée par Gambetta depuis l’hôtel de ville :

...La Troisième République est le régime républicain en vigueur en France de 1870 à 1940. C’est le premier régime français à s’imposer dans la durée depuis 1789. En effet, après la chute de la royauté, la France a expérimenté, en 80 ans, sept régimes politiques : trois monarchies constitutionnelles, deux républiques éphémères (pendant douze et quatre ans) et deux empires. Ces difficultés contribuent à expliquer les hésitations de l’Assemblée nationale, qui met neuf ans, de 1870 à 1879, pour renoncer à la royauté et proposer une troisième constitution républicaine...

(Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Troisi%C3%A8me_R%C3%A9publique_(France))

Les troupes prussiennes occupent des territoires français et imposent au gouvernement d’Adolphe Thiers, soutenu par les oligarchies bourgeoises et affairistes du second empire français, des conditions inacceptables pour le peuple de Paris, notamment leur désarmement et le droit pour les troupes prussiennes de défiler dans Paris :

...À Paris, la mixité sociale dans les quartiers, de règle depuis le Moyen Âge, a presque disparu avec les transformations urbanistiques du Second Empire. Les quartiers de l’ouest (7e, 8e, 16e et 17e arrondissements) concentrent les plus riches des Parisiens avec leur domesticité. Les quartiers centraux conservent encore des personnes aisées. Mais les classes populaires se sont installées à l’est (10e, 11e, 12e, 13e, 18e, 19e et 20e arrondissements). Les ouvriers sont très nombreux : 442 000 sur 1,8 million d’habitants, selon le recensement de 1866, ainsi que les artisans (près de 70 000, la plupart travaillant seuls ou avec un unique ouvrier) et les très petits commerçants dont la situation sociale est assez proche de celle des ouvriers. Ces classes populaires ont commencé à s’organiser...

(Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Commune_de_Paris_(1871))

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L’esprit de la Commune de Paris

La commune de Paris a été l’unique et originale alternative locale de pouvoir démocratique fraternel, pouvant substituer avantageusement l’autogestion horizontale à l’autoritarisme hiérarchique de la violence légitime républicaine, imposée de manière ploutocratique par toutes les gouvernances oligarchiques comme étant la référence démocratique absolue.

Cette expérience autogestionnaire originale débutera le 18 mars 1871 et s’achèvera, malheureusement, dans un bain de sang républicain, le 28 mai 1871 :

...Les Versaillais occupent la Banque de France, le Palais-Royal, le Louvre, la rue d’Assas et Notre-Dame des Champs. Le quartier latin est attaqué ; il est occupé le soir et ses défenseurs (près de 700) sont exécutés rue Saint-Jacques. La poudrière du Luxembourg saute. À 12h30, le docteur Faneau, à la tête de l’ambulance établie au séminaire Saint-Sulpice, est passé par les armes avec 80 fédérés blessés...

(Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Semai...)

Cette troisième République, de par sa genèse et son apocalypse, est symptomatique de la violence intrinsèque, sans frein, de ceux qui aiment à penser que le pouvoir délégué confère une autorité légitime indiscutable à toutes les décisions institutionnelles, fussent-elles au service exclusif d’un parti, d’un clan, d’une classe sociale, d’une confession ou d’un quelconque particularisme.

Elle sera aussi l’abominable couveuse politique de deux conflits mondialisés et elle signera son approbation tacite à la mortelle idéologie de la croissance économique en tant que vecteur continu de progrès sanitaires et sociaux, dans le cadre fini d’une planète tellurique. Monsieur Jean Jaurès a parfaitement résumé la nature mortifère intrinsèque de cette idéologie dominante, en phase de mondialisation, une semaine avant son assassinat politique :

« Le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée porte l’orage ! »

Jean Jaurès (25 juillet 1914)

La première guerre mondiale est une guerre d’affrontements entre de grands pôles militaires et industriels. Chimie et métallurgie sont les deux mamelles des bêtes industrielles qui s’affrontent, pour le malheur de tous les peuples, avec pour objectif la constitution de monopôles.

Le peuple juif est systématiquement instrumentalisé par toutes les propagandes des États-nations belligérants, pour attiser les haines indispensables à l’entretien lucratif du cycle destruction-reconstruction :

...J’ai interdit la réédition des pamphlets et, sans relâche, intenté des procès à tous ceux qui, pour des raisons plus ou moins avouables, les ont clandestinement fait paraître, en France comme à l’étranger.

Ces pamphlets ont existé dans un certain contexte historique, à une époque particulière, et ne nous ont apporté à Louis et à moi que du malheur. Ils n’ont de nos jours plus de raison d’être.

Encore maintenant, de par justement leur qualité littéraire, ils peuvent, auprès de certains esprits, détenir un pouvoir maléfique que j’ai, à tout prix, voulu éviter.

J’ai conscience à long terme de mon impuissance et je sais que, tôt ou tard, ils vont resurgir en toute légalité, mais je ne serai plus là et ça ne dépendra plus de ma volonté...

Lucette Destouches

(Source : http://dndf.over-blog.com/article-2...)

Merci Lucette et Louis pour votre refus clair de toutes abominables instrumentalisations futures de vos criminelles errances intellectuelles passées, puisse-t-il avoir valeur de repentir sincère et vouer définitivement aux eaux du fleuve infernal Léthé ces abominables écrits passés.

Le Front Populaire est initialement une coalition électoraliste qui rassemble la SFIO, le PCF et les Radicaux, cette machine de guerre électorale va remporter les élections législatives des 26 avril et 3 mai 1936.

Sa force : sa grande capacité à réunir (contrairement à la France Insoumise™ et à son archaïque gestion entrepreneuriale, partisane, quasi familiale, voir clanique).

Sa faiblesse : son programme populiste fourre-tout (équivalent au « programme commun » de la France Insoumise™).

Pain, Paix, Liberté.

Nous ne sommes pas très loin du spéciste slogan :

L’humain d’abord.

Voire du crédo fasciste de la Francisque :

Travail, Famille, Patrie.

Ce sont les grandes grèves, qui débutent dans les usines des fabricants d’aéronefs de la région parisienne, suite aux élections législatives, qui vont donner au Front Populaire son véritable caractère de mouvement populaire festif et non violent, les grèves de la joie vont éclore comme fleurs au printemps et malheureusement être rapidement moissonnées par la bourgeoisie inquiète des notables, grâce à ceux encartés dans l’authentique gauche nationale française :

...Le 24 mai (1936), le rassemblement en souvenir de la Commune de Paris rassemble 600 000 participants, brandissant des drapeaux rouges et chantant des hymnes révolutionnaires. Le lendemain, de nombreuses grèves débutent en région parisienne, qui obtiennent généralement rapidement satisfaction. Le 28, les 30 000 ouvriers de Renault à Billancourt entrent dans la grève. Un compromis est trouvé avec la CGT, mais la lame de fond continue, et à partir du 2 juin des corporations entières entrent en grève : la chimie, l’alimentation, le textile, l’ameublement, le pétrole, la métallurgie, quelques mines, etc. À partir du 5, les vendeurs de journaux, les tenanciers de kiosques, les employés des salles de spectacles, les commis, les garçons de café, les coiffeurs, des ouvriers agricoles, etc. font grève, souvent pour la première fois...

(Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Front_populaire_(France)#Un_programme_%C3%A9lectoral_mod%C3%A9r%C3%A9_et_ambigu)

En 1936, l’Empire colonial français est à son apogée, une toute petite partie des richesses métropolitaines, liées aux pillages des territoires conquis et des peuples asservis, va s’investir fructueusement dans des droits sociaux nouveaux et favoriser le développement industriel ; dans le domaine aéronautique, Leduc et Bloch ont une réelle avance sur les solutions technologiques de l’époque. L’espace vital que réclame l’Allemagne Nazie est-il d’une autre nature que l’Empire colonial français ? Quels vont être, au sein des partis de la gauche nationale française, ceux qui remarquent les dangereuses tares nationalistes originelles d’une semblable politique ?

Adolphe Thiers et Philippe Pétain, en tant qu’alpha et oméga de cette troisième République, restent les serviteurs fidèles de cet abominable état d’esprit républicain, qui confond sciemment raison d’état et nation avec l’intérêt général des peuples, voire avec l’incontournable respect du droit à la vie.

Philippe Pétain sera le dernier et éphémère président républicain du Conseil, du dernier président de la troisième République, Monsieur Albert Lebrun :

...Le 15 mai, le front Est percé, la ligne de défense est facilement contournée par une armée allemande bien motorisée qui avance vers le sud. L’État-Major, visiblement dépassé par la vitesse de progression allemande, ordonne la retraite qui se transforme en débâcle. Pris de panique, les civils se ruent sur les routes à la suite de l’armée en un véritable exode. Le gouvernement, dirigé par Paul Reynaud, quitte Paris menacé, le 10 juin. Le 14, les Allemands y font leur entrée. Devant l’ampleur de l’échec, Reynaud démissionne, remplacé par le maréchal Pétain qui demande l’armistice aux Allemands. Le 10 juillet, l’Assemblée nationale, réunie à Vichy, vote les pleins pouvoirs en vue de rédiger une nouvelle constitution à Philippe Pétain. Le lendemain, Pétain se nomme lui-même « chef de l’État français ». Le mot de République disparaît ensuite des actes officiels...

(Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Troisi%C3%A8me_R%C3%A9publique_(France)#Front_populaire)

Beaucoup seront éliminés de manière ciblée durant la seconde guerre mondiale, de très nombreux innocents anonymes, dévorés vivants par le totalitarisme absolu d’efficaces bureaucraties, ceux que la fraternité et la solidarité populaire portaient, et ceux dont la notoriété posthume sera ensuite captée et instrumentalisée par les notables de la quatrième et de la cinquième République, dont quelques transfuges du gouvernement de Vichy, pour associer à leurs funestes, violentes et sanguinaires Républiques, des qualités qui n’ont jamais été les siennes.

Comme la première, cette deuxième guerre mondiale est une défaite totale pour tous les peuples, on évalue les pertes humaines entre 60 et 80 millions de morts.

Aux lendemains de ce grand égorgement des peuples, ce que craignent par dessus tout les sponsors des États-nations, c’est une remise en cause de leurs droits à gérer les territoires et à prélever des tribus sur leurs populations. Des coalitions intergouvernementales négocient entre elles le partage du butin, quid des dépouilles étatiques, militaires et industrielles allemandes et japonaises ?

Opération Overcast, système Octogon, trésor de Yamashita, tout cela ne fait malheureusement pas partie des préoccupations immédiates des populations survivantes, ni ne participe des immenses douleurs muettes et durables qu’ont généré les exterminations planifiées d’individus et de populations, extermination de ceux qui donnent le mauvais exemple, depuis souvent des millénaires, individus et peuples sans États-nations dont les exterminations préméditées démontrent sans aucune équivoque que les États-nations sont de dangereux et nuisibles parasites bureaucratiques de tous les peuples.

Roms, juifs, apatrides, anarchistes, hétérodoxes, les procès de Nuremberg et de Tokyo ont mis en lumière que vos assassinats prémédités, par le régime nazi et l’Empire japonais, ont malheureusement bénéficié de la complicité passive des gouvernances des États-nations alliés.

Dans le cas de la collaboration politique et administrative française des années 1940 à mai 1945, cette complicité fut active, de nombreux individus décorés de la Francisque de l’abominable gouvernement de Vichy, ont fait, sans surprise pour moi, de brillantes carrières politiques dans les quatrième et cinquième Républiques françaises.

Pour être décoré de la Francisque, il fallait deux parrains (baise l’anneau ?), mais aussi en faire la demande écrite, en remplissant un formulaire :

...Je déclare être français de père et de mère, n’être pas juif aux termes de la loi du 2 juin 1941 (J.O. 14 Juin 1941) et n’avoir jamais appartenu à une société secrète...

(Source : http://www.revuemethode.org/sf07172...)

Le décor est planté, l’acteur principal des évènements de mai 58 va bientôt sortir de l’ombre des résistances terroristes passées, ses pensées sont déjà hétérodoxes, mais encore confidentielles, c’est aussi intrinsèquement un républicain, avec toutes les qualités et les défauts que cela implique. Il est noble, car aristocrate (le pouvoir des meilleurs), il est impérialiste et colon, car issu de l’éducation militaire de l’empire colonial français.

Il est un des rares à comprendre, dès avant la fin de la troisième République, que la France devait se doter de chars blindés pour pouvoir contrer le puissant Phénix de l’armée allemande, ses guerres futures sont des guerres de mouvements. Il fait malheureusement l’impasse sur l’importance des forces aériennes, il récupérera cette vitale lacune, lorsqu’il rédigera, après la fin de la seconde guerre mondiale, la deuxième version de son livre :

« Vers l’armée de métier. »

Charles de Gaulle

Le titre de ce livre prophétique contient en filigrane le pervers écueil de l’abandon de la protection des peuples et des territoires auxquels ils appartiennent, par les peuples eux-mêmes et pour les peuples.

Ces professionnels, dont la mort deviendra malheureusement le métier, préfigurent les massacres républicains d’Algérie, d’Indochine et de Madagascar, qui auront lieu, sur ordres républicains, dans les premières années de la quatrième République française.

La grande révolution scientifique que vont apporter les idées novatrices du grand Albert Einstein, au début du vingtième siècle, est la prophétie intellectuelle et laïque d’une future puissance militaro-industrielle absolue, pour tous les ministres, promoteurs et adorateurs des abondants fruits empoisonnés de l’abomination atomique.

Malheureusement, les corollaires philosophiques, politiques, sanitaires et sociaux de cette abominable bonne nouvelle restent sous le boisseau de ses miracles technologiques tapageurs présents et à venir :

« Qu’un homme puisse prendre plaisir à marcher au rythme d’une fanfare militaire, suffit à me le rendre méprisable. »

Albert Einstein

La fédération américaine des États-Unis d’Amérique, qui est née de l’invasion d’immenses territoires par des populations européennes et de l’accaparement de ses territoires, auxquels appartenaient, depuis des millénaires, des populations autochtones, moins invasives et moins spécistes, de la déportation massive de populations africaines et d’une terrible guerre civile, va mettre au point et utiliser, sur les populations autochtones de l’archipel du Japon, à deux reprises, durant l’été 1945, une nouvelle arme de destruction massive des peuples et de contaminations durables de leurs territoires.

Ces armes nucléaires, intrinsèquement terroristes, par la terreur naturelle qu’elles inspirent aux peuples, vont être dorénavant les armes des futurs criminels chantages terroristes entre États-nations, au détriment exclusif de la sécurité de tous les peuples, de leur droit à la vie et de leur liberté d’expression.

La domination militaire et industrielle absolue, que confère la filière nucléaire, va devenir le saint Graal de tous les professionnels des armées et de toutes les gouvernances des monopôles industriels. Pour conserver leurs privilèges, les oligarques, ultra minoritaires, devront impérativement diviser et circonscrire les peuples aux seins des États-nations vestigiaux, et donner à leurs gouvernances des régimes politiques nationalistes et policés :

« Le nucléaire porte en lui la mort, comme la nuée porte l’orage ! »

Roger Nymo (18/01/18)

Dés 1943, le général de Gaulle veut que la deuxième division blindée du Général Leclerc participe activement à la libération de la capitale de la France, il craint deux choses, la possibilité d’une résurgence communarde, avec mise en place insurrectionnelle d’un pouvoir horizontal autogestionnaire, ou la mise en œuvre étasunienne du plan A.M.G.O.T. (Administration militaire des territoires occupés) et l’imposition d’une monnaie transnationale (comme l’est aujourd’hui l’euro) :

...dites bien au général Leclerc qu’il se peut que j’aie besoin de lui pour une mission nationale essentielle, que dans ce cas il ne devra obéir qu’à mes seules instructions. Comme l’ambiance avec les Alliés n’est pas bonne, tout peut arriver. Les politiciens américains manœuvrent contre moi, en particulier Roosevelt veut imposer l’A.M.G.O.T. (Administration militaire des territoires occupés) en France, ainsi qu’une monnaie imprimée par le Trésor américain. Tout ceci est intolérable et à la première occasion je rentrerai en France avec ou sans le consentement des Alliés. De ceci vous ne devez parler qu’au général Leclerc qui doit conserver la chose secrète...

(Source : http://www.fondation-leclerc.com/18...)

Durant le deuxième conflit mondial, Londres et Alger seront les deux capitales refuges de l’Empire colonial républicain français, dont la dépouille est convoitée par les États-nations alliés.

A l’automne 1944, Charles de Gaulle rencontre Staline à Moscou :

...De Gaulle avait rencontré Staline à Moscou, et ce dernier, avait déclaré à propos de Thorez : « Ne vous fâchez pas de mon indiscrétion… je me permets de vous dire que je connais Thorez, et qu’à mon avis, il est un bon Français ; si j’étais à votre place, je ne le mettrais pas en prison… du moins pas tout de suite… » Charles de Gaulle avait alors répondu : « Le gouvernement français traite les Français d’après les services qu’il attend d’eux. »...

(Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Maurice_Thorez#La_Seconde_Guerre_mondiale_(1939-1944))

Il ne faut jamais vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, cette leçon sera retenue par les lobbies militaro-industriels, qui ne laisseront pas au commandant Ahmed Shah Massoud, le 9 septembre 2001, la même chance qu’au général Charles De Gaulle, en août 1944 :

...Après avis du conseil d’État, le chef du gouvernement signe l’ordonnance du 18 octobre 1945 qui marque la création du Commissariat à l’énergie atomique (CEA). Frédéric Joliot se voit confier, à partir du 2 janvier 1946, le poste de haut-commissaire, chargé des questions scientifiques et techniques...

(Source : http://www.cea.fr/Pages/le-cea/hist...)

Criminelle hypocrisie des oligarques du gouvernement provisoire de la République française, deux mois après les criminels bombardements nucléaires expérimentaux des villes japonaises de Hiroshima et de Nagasaki, qui font du CEA l’indispensable montage scientifique, technologique, financier et administratif, pour que l’État-nation, impérialiste et colonialiste français, détienne, au plus tôt, un abominable arsenal nucléaire.

Cette décision de créer le Commissariat à l’énergie atomique est antérieure à la proclamation de la quatrième République, elle est donc totalement étrangère aux choix démocratiques des peuples français, aux choix d’une quelconque représentation nationale élue, et aux perspectives scientifiques et techniques souhaitées par ses premiers artisans :

...L’énergie d’origine nucléaire sera sans doute extrêmement utile, mais je l’envisage surtout comme devant nous permettre d’apporter un appoint important à l’énergie tirée des combustibles traditionnels, pendant un temps suffisant pour élaborer des centrales de principes nouveaux tirant leur énergie primaire de sources naturelles comme, par exemple, la RADIATION SOLAIRE qui frappe notre sol...

Frédéric Joliot-Curie

(Source : http://michel-pinault.over-blog.com...)

De Gaulle, au sein du gouvernement provisoire de la République française, qu’il préside de juin 1944 au 20 janvier 1946, noue de nombreux contacts, car il espère conserver et consolider l’Empire colonial français, ce qui n’est pas du goût des autres États-nations alliés :

...De Gaulle rencontre le prince Vinh San le 14 décembre 1945 établissant vraisemblablement les conditions avec lui d’un rétablissement sur le trône d’Annam. Sa disparition dans un accident d’avion en pleine jungle d’Afrique centrale ne permet pas de voir ce projet aboutir...

(Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Duy_T...)

Peu de temps après la proclamation de la quatrième République française, le 27 octobre 1946, un nouvel accident aérien va aussi avoir un impact durable sur notre Histoire contemporaine, il a aussi pour cadre le continent le plus naturellement riche de notre planète, le continent africain :

...28 novembre 1947. J’étais à l’époque sous-lieutenant à la 1re compagnie saharienne portée de la Légion Étrangère (1re CSPL) en garnison à Aïn-Sefra. Nous avions fait mouvement sur Colomb-Béchard en vue d’y accueillir le général d’armée Leclerc de Hauteclocque, Inspecteur des Troupes d’Afrique du Nord...

(Source : http://ufacbagnolet.over-blog.com/a...)

Dès avant la fin de la seconde guerre mondiale, la théorie géostratégique a mutée, il ne s’agit plus de gérer des territoires, mais de créer des chaos locaux, voire régionaux, qui imposent opportunément la loi martiale des plus forts (économiquement et militairement) sur une zone stratégique rebelle à la mercantilisation mondialisée.

Ensuite, grâce à des bataillons médiatiques aux ordres, les acteurs involontaires qui subissent les effets de ces chaos peuvent être présentés aux peuples consuméristes, angoissés par la perspective d’un semblable sort, comme les ennemis de la démocratie et du progrès, comme des parties intégrantes du vaste camp du mal, d’une indéfinissable nébuleuse maléfique, confessionnelle et cosmopolite, sans réelle frontière, qu’il faut débusquer et anéantir aux seins même des États-nations, ce qui justifie la disparition des libertés publiques au profit d’une illusoire sécurité :

Où sont les abris communaux contre d’éventuelles attaques chimiques, bactériologiques ou nucléaires ?

Faut-il faire confiance aux professionnels et aux experts des gouvernances ou nous occuper enfin de nos propres affaires ?

La quatrième République, sera une période politique et sociale où se décideront les grands axes de la reconstruction de la France, où sera mis en place la sécurité sociale, issue du projet du Conseil national de la Résistance. Il faut y voir aussi les concrétisations culturelles et sociales de beaucoup d’espérances populaires nées en 1936, on assiste, pour moi, à la naissance, durant cette période politiquement instable, car parlementairement active, d’un véritable modèle social français, qui ne doit au général Charles de Gaulle que la patience stratégique de celui qui attend son heure.

En effet, dans l’ombre républicaine de ses 24 gouvernements successifs, en 12 années, se trament les intrigues mêlées de ceux qui espèrent conserver intact l’ancien Empire colonial français et de ceux qui veulent mondialiser le libéralisme mercantile, leurs intérêts n’étant pas toujours antinomiques et leurs violents modes opératoires, malheureusement très semblables. Leur seul indéniable point commun : la lutte contre le fléau communiste.

Charles de Gaulle est nationaliste et anticommuniste, mais parce qu’il est intelligent, il sait qu’il lui faut jouer cyniquement de l’antagonisme entre l’URSS et les USA, pour soutirer des soutiens et des informations de ces deux États-nations, il avait déjà utilisé cette méthode pour assurer son retour, sain et sauf, sur le territoire français, à la fin de la seconde guerre mondiale :

...Aux Alliés de la France, nous disons que jamais notre peuple ne s’est trouvé plus étroitement, plus profondément lié avec leur propre peuple. Quand de simples Français se trouvent, par exemple, avec de simples Anglais, ou Russes, ou Américains, tous s’aperçoivent qu’ils sont des hommes tous pareils les uns aux autres, tous prêts à s’aider et tous prêts à s’aimer. Nous savons bien et nous proclamons d’avance, ce que notre libération devra à l’héroïque Grande-Bretagne qui sauva l’univers. A l’admirable Russie qui porta [...] et porte encore le plus lourd fardeau des batailles. A la puissante Amérique...

Charles de Gaulle (Discours de Tunis - 27 juin 1943)

(Source : http://fresques.ina.fr/de-gaulle/fi...)

Afin de préserver ou de développer l’Empire colonial français, Charles de Gaulle se construit une consensuelle image patriotique, les expressions populistes équivoques telles que grandeur de la France, redressement national et indépendance nationale, lui assureront le soutien d’une grande partie de ses ennemis communistes français, eux aussi intrinsèquement nationalistes.

Les dictatures communistes, et les communistes de nos systèmes électoralistes sont désignés comme les méchants exclusifs d’un sanguinaire et sournois conflit mondialisé, qui a pour nom :

Guerre froide.

Cette guerre n’est froide qu’à l’ouest du rideau de fer, tel que définit par Vassili Rosanov en 1918 :

...Lieu de rencontres et d’échanges, le festival est influencé par les fluctuations de la vie internationale. À l’heure de la guerre froide, il devient un indicateur des relations Est/Ouest en général et plus particulièrement des relations franco-soviétiques...

(Source : http://journals.openedition.org/189...)

...Les historiens qui ont travaillé après la dislocation de l’Union soviétique estiment quant à eux que le nombre des victimes du régime en dehors des famines se situe entre 4 et 10 millions. Vadim Erlikman, donne les estimations suivantes : 1,5 million d’exécutions, 5 millions de morts aux goulags, 1,7 million de morts en déportation, 1 million de morts parmi les prisonniers de guerre et les civils allemands, pour un total de 9 millions.

En incluant les victimes de famine on arrive à des chiffres de plus de 20 millions...

(Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Josep...)

Les peuples des ex-Républiques socialistes soviétiques souffrent d’une dictature militaro-industrielle bureaucratique, par l’implacable application axiomatique de croyances erronées, criminelles et stupides, telles que la planification économique et sociale, la génétique mitchourinienne, la croyance en une possible liquidation des différences entre activités manuelles et activités intellectuelles.

L’État-nation soviétique décide de la vérité. Il est totalement inutile de fustiger en tant que fausses nouvelles (fake news) ce que professent ceux qui dévient de l’officielle vérité. Ces dissidents n’ont aucun accès aux médias de masse, s’ils parviennent à être publiés, leurs livres sont frappés d’interdit et détruits, parfois on tente de les rééduquer, mais, le plus souvent, on les traque, on les déporte, on les interne, on les affame, on les torture, on les élimine, ainsi que leurs proches, pour éviter toute contagion noosphérique.

Ce totalitarisme n’est malheureusement pas une caractéristique propre à l’URSS, partout où un État-nation s’impose à des peuples, il décide, avec plus ou moins de fermeté, de définir la vérité de sa sphère d’influence, cette vérité devant être largement partagée, à travers des médias de masse contrôlés par l’État-nation, par les populations, spectatrices et acteurs captifs, otages spirituels, matériellement rançonnées sur les territoires auxquels elles appartiennent.

En France, il existe la RDF (RadioDiffusion Française), office national créé en 1945 par le gouvernement provisoire de la République française, à l’arrivée de la télévision en France, la RDF deviendra RTF (Radiodiffusion-Télévision française).

Avec son ami Gaston Palewski (qui mourra des conséquences sanitaires de l’accident nucléaire de Béryl, dans le sud algérien) , Charles de Gaulle crée le RPF (Rassemblement du Peuple Français), ils espèrent ainsi façonner l’échiquier politique national futur, tout cela avec la complicité d’une partie des États-majors de la vraie gauche nationale, qui, criminellement, veut aussi d’une bombe atomique « made in France ».

Ses alliances avec les communistes français sont donc purement circonstancielles, elles préparent les conditions de son retour programmé à la tête de l’État-nation français et préfigurent l’organisation médiatique et progressive de la marginalisation du Parti Communiste Français, ainsi que la réduction de l’influence des parlementaires sur les choix d’un futur pouvoir exécutif, au main d’un président investit de la toute puissance nucléaire, sur le modèle américain, mais en plus absolu.

C’est avec un pragmatisme quasiment anglo-saxon que Charles de Gaulle entretient et développe d’indispensables échanges économiques et culturels avec les Républiques socialistes soviétiques, sa défiance vis à vis de la lointaine Amérique se nourrit de l’hécatombe accidentelle qui frappe les proches chevilles ouvrières de son actif réseau d’influence.

Lorsque le 2 mars 1956, la quatrième République française reconnaît la fin du protectorat instauré sur le sultanat du Maroc en 1912, elle est suivie par la dictature espagnole de Franco, le 7 avril 1956, qui met fin au protectorat espagnol sur le nord du Maroc.

L’administration américaine, l’ombre de Roosevelt, sont-elles responsables de cet étrange synchronicité ?

La survie d’une dictature européenne en Espagne, après la fin de la seconde guerre mondiale, a certainement été négociée par les USA, durant le conflit, afin de disposer, à la fin de celui-ci, d’une influence culturelle sur la majorité des échanges avec les Amériques hispaniques, ainsi que d’une base arrière stratégique importante au sud de l’Europe, avec contrôle de l’accès maritime méditerranéen :

...Madrid comptait sur l’aide des États-Unis pour devenir membre de l’O.T.A.N. et du Marché commun, ou obtenir quelque genre d’association, comme prix du maintien des bases espagnoles après 1968. Palomares prouvait, argua-t-il, que l’Espagne acceptait, pour la cause de la défense de l’Occident, des risques aussi grands que ceux des autres alliés et elle demandait, en retour, à être traitée sur le même pied que ceux-ci...

« One of our H-BOMBS is missing. » Flora Lewis publiée par Mc Graw-Hill Book Company, New York.

« Bombes H sur Palomares. » Flora Lewis (1967), éditions france-empire, page 291.

Le général Charles de Gaulle et les militaires français sont inquiets pour l’avenir de l’Empire colonial, pour leur propre avenir et pour celui de tous les colons français qui y vivent ou l’exploitent. Ce précédent marocain ouvre la porte à une perte d’influence de la France sur le continent africain, à un accès moins facile à ses immenses richesses naturelles.

La célébration des exécutions de trois soldats français par le FLN, organisée par un comité de vigilance regroupant des anciens combattants, des formations patriotiques et des partis politiques partisans de l’Algérie française, le 13 mai 1958, à Alger, tourne à l’émeute :

...Le comité d’Alger n’ayant reconnu, le 14 mai, que l’autorité du général Salan, celui-ci s’adresse le lendemain matin à la foule massée sur le Forum ; il achève son allocution par un « Vive de Gaulle ! » impulsé par Léon Delbecque. Considérant cet hommage comme un appel, le général de Gaulle réplique le soir même par un communiqué dans lequel il se dit « prêt à assumer les pouvoirs de la République ».

Le 24 mai, la première phase du plan Résurrection est activée et les parachutistes du 12e BPC de Calvi sont parachutés à Ajaccio, dont ils prennent le contrôle en quelques heures avec la complicité entre autres du gaulliste Jacques Foccart. Un comité de salut public est constitué sous la présidence du colonel Jean-Robert Thomazo (alias « nez-de-cuir ») qui prend le commandement civil et militaire de l’île...

(Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Comit%C3%A9_de_salut_public_(1958))

C’est dans ces conditions putschistes et anticonstitutionnelles, qu’en moins de cinq mois, le général Charles de Gaulle, avec l’aide active de militaires nationalistes, colonialistes et émeutiers, imposent par référendum, le 28 septembre 1958, l’inique constitution de la cinquième République, qui succédera le 4 octobre 1958 aux pouvoirs civils de la quatrième République.

Ce pouvoir militaro-industriel impérialiste et néocolonialiste sera exercé par un monarque-président, cet individu peut, s’il le désire, gouverner par décrets et ordonnances, comme un véritable dictateur.

En avril 1961, Maurice Papon et Jacques Foccart, figures emblématiques de la démocratique cinquième République, permettent au général Charles de Gaulle de déjouer le coup d’État fomentés par ses amis des comités de salut public, fâchés par le pragmatisme politique d’un homme qui s’accroche aux récents pouvoirs constitutionnels, qu’il considère dorénavant comme siens.

Charles de Gaulle évite le vol d’une bombe nucléaire française « Gerboise bleue » par les putschistes de l’OAS, la cinquième République poursuivra les essais nucléaires français dans le Sahara algérien, avec la complicité du FLN, après l’indépendance de l’Algérie, le 3 juillet 1962 :

...À la suite immédiate du putsch des généraux (ou « putsch d’Alger », 23 avril 1961), le gouvernement français ordonne la détonation du 25 avril 1961 (Gerboise verte) afin que l’engin nucléaire ne puisse tomber dans les mains des généraux putschistes qui l’avaient localisé dans un entrepôt du port d’Alger ; la bombe est rapidement acheminée sur Reggane en 2 CV...

(Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Essai...)

Traitre à son propre camp nationaliste et colonialiste, le général-président Charles de Gaulle n’a pas encore compris que la bête nucléaire n’est pas politiquement et techniquement domesticable.

Tel Jupiter, il brandit la foudre nucléaire nationale, comme le signe extérieur d’un don quasi divin, comme si cette foudre empoisonnée était le pendant moderne de la capacité prétendue de guérir les écrouelles, que le peuple attribuait aux rois, en tant que représentants de Dieu sur terre.

La création de l’O.R.T.F. (Office de Radiodiffusion-Télévision Française), le 27 juin 1964, permet un contrôle centralisé de toute la propagande audiovisuelle de la cinquième République.

Les investisseurs voient dans la France des années 1960 d’énormes profits potentiels, à condition de suivre la voie ultra libérale américaine, avec sa société dérégulée de production et de consommation de masse, ses centres commerciaux, ses grattes-ciels, ses pillages, ses gaspillages, ses pollutions.

Le général Charles de Gaulle (est-ce par anticommunisme ?) n’est pas capable de donner à l’intéressante idée politique de non-alignement un programme concret à caractère circulaire et post-industriel :

...élaborer des centrales de principes nouveaux tirant leur énergie primaire de sources naturelles comme, par exemple, la RADIATION SOLAIRE qui frappe notre sol...

Frédéric Joliot-Curie

(Source : http://michel-pinault.over-blog.com...)

Malheureusement, autour du général Charles de Gaulle, de cupides ambitieux ne souffrent pas de la même cécité. L’opinion publique est sensible aux conséquences sociales et humaines des guerres de décolonisation, une occasion pour les USA de transformer une défaite annoncée en opportunité ?

Les peuples algériens et français n’ont toujours pas, 60 ans après ces évènements de mai 58, leur mot à dire au sujet des choix de sociétés qui leur sont imposés.

Y a-t-il parmi les participants des comités anti-Vietnam en Europe des agents d’influence capables d’aider à l’éloignement politique définitif du gênant général-président français ?

Ne faut-il pas considérer que la dictature nucléaire, républicaine et libérale en marche, qu’est devenue, sans son fondateur, la cinquième République, fêtera ses cinquante ans en mai prochain ?

La fraternité est à l’origine de toutes les insubordinations non violentes actives, elle est la petite graine à partir de laquelle nous pouvons entretenir l’espoir de créer des sociétés humaines sans violence, des sociétés qui respectent tous les peuples, fussent-ils non-humains, des sociétés qui ne divisent pas nuisiblement les peuples en États-nations concurrentiels et territoriaux, des sociétés qui ne mettent pas les individus en concurrence, mais en coopération autogestionnaire, des sociétés horizontales et circulaires, totalement antinomiques avec toutes les Républiques nationales, passées, présentes et futures.

Amitiés Solidaires & AntiNUcléaires.

P.S. :

« ...Du ruthénium a bien été retrouvé dans les six prélèvements, mais avec une concentration 100 fois inférieure à celle qui aurait dû être présente si le nuage avait été formé dans l’usine de retraitement de combustible Russe. Telle est la principale conclusion des analyses effectuées, au retour des journalistes, par un physicien de la CRII-RAD, une association créée juste après l’accident nucléaire de Tchernobyl, en 1986... »

(Source : http://www.lefigaro.fr/sciences/201...)

« ...ARTE, la chaîne de propagande de l’union européenne, a diffusé un programme « Sur les traces de l’accident nucléaire de Maïak » avec la reprise de la propagande au sujet des actuels rejets de ruthénium 106, avec l’Ukraine dans le rôle du Grand calosome... »

(Source : http://sanurezo.org/spip.php?article316)

2 Messages de forum

  • MAI 58 Le 15 février à 10:14 , par Pétof

    Bravo et même 1000 bravos mon cher Roger pour cette excellente et terrifiante histoire de l’incroyable vie politique française depuis la fin de l’Ancien Régime et la Révolution française jusqu’à la sinistre 5e République !!! Je viens de la lire d’un trait , c’est très très fort et j’ai même envie d’en faire quelques exemplaires sur papier pour les diffuser, qu’en penses tu ? un abrazo , petof

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    • MAI 58 (suite) Le 15 février à 13:55 , par Roger NYMO

      Bonjour mon frère,

      Tout m’est donné, il me reste encore beaucoup à écrire et à dire.

      Le premier fascisme à vaincre est celui qui est en nous, celui qui insulte, calomnie et ostracise ; car il est totalement illusoire de croire que l’on peut vaincre un fascisme exogène, en adoptant ses méthodes et ses comportements.

      La suite bourgeonne en moi, elle s’intitulera :

      Soupe à l’Union.

      Elle sera sous-titrée :

      Grosse Commission Électorale.

      Il nous faut dénoncer de manière argumentée celles et ceux qui nous enferment dans l’impasse de l’inique cinquième République en prétendant qu’elle est démocratique :

      Poursuivons ensemble la réflexion sur le renouvellement de notre démocratie.

      La kermesse du 10 février dernier, à NDDL, est un triste avatar de ce nuisible esprit festif de la vraie gauche nationale française.

      Les Otero, les Ruffin, les Chouard, les Youlountas, les Coquerel, les Renou, les Raguénès, assurent le service après vote de la mortelle impasse militaro-industrielle nucléarisée de la cinquième République française.

      Le vin nouveau n’est jamais supporté par les vieilles outres, pour moi, toi et tous les zadistes, vous représentez la jeunesse d’un nouveau monde, auquel s’oppose la vieille résistance réactionnaire d’un monde qui se sait fini, mais qui prétend croître à l’infini.

      Voilà un début d’explication des actuels violents et insultants comportements fascistes auxquels nous sommes confronté-e-s.

      Tu es mon jeune frère Pétof, tu dois rester le poil à gratter de tous les morts, qui n’en finissent pas d’enterrer les morts et malheureusement d’enterrer aussi d’innombrables vivants.

      Amitiés fraternelles, Solidaires & AntiNUcléaires.

      Roger Nymo

      P.S. : Ce soir notre trente neuvième émission RADAR sera dédiée à notre ami Patrice Barrat.

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