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JE NE DÉTESTE PAS LE CINEMA

Je déteste les auteurs cinéastes autoproclamés

samedi 28 juillet 2018, par merejkowsky pierre

Holy Motors - Leos Carax - Caroline Champetier - Denis Lavant - ARTE - Festival de Cannes - Télérama - Les Inrocks

Contrairement aux dénonciations politiques dont je suis parfois l’objet, je déclare que je n’ai jamais détesté le cinéma.


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Cliquez pour voir une bande annonce du film « Holy Motors ».

Ce sont les cinéastes qui se qualifient d’auteurs que je déteste.

En ce sens Leos Carax aurait dû m’engager comme premier assistant pour la réalisation de son film Holy Motors.

J’aurais supprimé des dialogues les copiés-collés du journal intime de Dostoïevski, de sa nouvelle « La Douce », et du roman « Un héros de notre temps » de Lermontov, destinés à donner un cachet artistique à une note d’intention s’inscrivant dans un circuit cinématographique dépendant provisoirement des lignes éditoriales des télévisions publiques ou privées.

J’aurais remplacé l’émotion clarifiée et tarifiée de Denis Lavant et des autres comédiens ou par des proches du Black Bloc qui auraient pu ainsi casser un souci de visibilité. 

J’aurais choisi des décors non démonstratifs explicites, qui en se calant parfaitement sur l’image de Caroline Champetier, cherchent à illustrer, à faire coïncider un malaise, nos remords, nos solitudes, avec la vision convenue d’une société « en perte de repaire ».

Le cynisme imbibé de whisky de l’auteur du cinéma aurait ainsi fait place à un acte vivant, jubilatoire, qui n’aurait présenté aucun point en commun avec le mépris affiché de ceux qui décrètent, avec leur sourire en coin, que le cinéma ne peut être auto psychanalyse, justifiant ainsi, dans le cas présent, le désespoir suintant et patent de Leos Carax, qui pour achever de se convaincre, de nous convaincre, que le monde est peuplé d’abrutis, ruine son producteur avec un film, qui par son traitement emprunté à une expiatoire expérimentation, ne pouvait qu’être un échec commercial, justifiant ainsi la propre culpabilité de l’auteur, contraint à se plier au respect des codes rassurants de l’industrie cinématographique et de l’image animée.

Pierre Merejkowsky

(Source : http://merejkowskypierre.over-blog....)



Voir en ligne : Blog de Pierre Merejkowsky - Actualité debout

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