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JOIE CAPITALE

Douce France versus Rance Frousse

dimanche 3 février 2019, par Bruno Cuello, Le CA du Réseau Zéro Nucléaire, Roger NYMO

« La criminelle stupidité nationale française consiste à prétendre que l’étranger représente un danger pour nos vies et celles de nos enfants. »

Roger Nymo (1960 -2XXX)



Mon ami Bruno m’a envoyé un texte intitulé :

UN DRÔLE D’OISEAU VIVANT DANS UN MONDE BIEN ÉTRANGE.

Il y décrit avec son apparente simplicité stylistique, et sa douceur contemplative, les plaisirs simples d’un parisien de cœur.

Son regard n’est jamais nostalgique, ses visions ne sont jamais les résultats corpusculaires et rétiniens de bombardements photoniques, des résultats figés spatialement et temporellement, car surveillés de manière quasi policière.

Notre Bruno est véritablement un drôle d’oiseau, son regard englobe depuis l’adimensionnelle noosphère tous les événements des passés, des présents et des futurs.

Pigeons et moineaux coexistent de manière interférentielle, les touristes visitent en masse l’éléphant de la Bastille, la tour de 300 mètre a été démontée suite à l’exposition universelle de 1889, l’armée allemande n’a jamais défilé sous l’Arc de Triomphe, Pierre Desproges démissionne de l’Académie française.

Son écriture intriquée révèle les propriétés non locales de sa pensée, de la Pensée.

Il est libre Bruno, je l’ai souvent vu voler, sans jamais rien prendre, je l’ai même entendu me dire :

Cesse de dire qu’ils sont ignobles.

J’ai promis, je ne dirais plus ce mot au sujet de tous les criminels propagandistes, je ne le dirais plus, car ce mot a le pouvoir de leur donner « existences ».

Dorénavant, je dirais « vignoble », puis je foulerais au pied de la lettre toutes leurs propagandes, et je ferais de la piquette avec celles-ci.

Sur les étiquettes des bouteilles j’écrirais :

Sécurité nucléaire.

Terrorisme islamique.

Création d’emploi.

Exemplarité républicaine.

Problème d’immigration.

Excellence industrielle.

Prenez et buvez en toutes et tous.

Mais ne croyez surtout pas tout ce que vous lisez.

Il avait demandé aux infirmières de l’unité de soins palliatifs, où il était hospitalisé, d’être discrètement prévenu de l’arrivée du moindre visiteur.

Relever le lit pour être en position assise, un petit bonus de morphine, en cas de nécessité ; prêt !

Faire rire, remonter le moral du parent, de l’amie, de l’ami, puis souriant et épuisé, regarder s’éloigner cette étincelle de vie aimée.

Dieu me tripote !



Des mots affectueux, d’inconditionnels sourires d’enfants, de véritables ami-e-s, voilà des trésors durables, qu’aucune mite, qu’aucun vers ne peuvent dévorer, qu’aucun brigand, qu’aucun trabucaire ne peuvent dérober.

Comment pouvons-nous protéger nos seuls véritables trésors, les vies de tous les enfants ?


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Contre tous les pesticides, pour le vital boycott démocratique du scrutin de la criminelle gouvernance de l’Union européenne, du 26 mai 2019.

Comment pouvons-nous nous réapproprier les moyens d’assurer des vies dignes à tous nos enfants ?


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Grève générale interprofessionnelle reconductible.

Ce n’est ni la rue, ni les urnes, qui ont fait le Front Populaire, ce sont les grèves de la joie !

Cette joie capitale, quasi jubilatoire, c’est celle qui anime notre drôle d’oiseau, celle qu’il oppose, tous les jeudis, aux vignobles peines capitales des grands crus du terrorisme international :


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Rejoignez-nous, tous les jeudis, de 19h00 à 20h00, sans aucune exception, depuis octobre 2015.

Écoutons enfin le son de plume de notre drôle d’oiseau :


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Bruno - Béret - Baguette, 3 « B » pour un DRÔLE d’OISEAU.

UN DRÔLE D’OISEAU VIVANT DANS UN MONDE BIEN ÉTRANGE :

Jeudi soir, commencement du week-end.

Depuis plusieurs années, je ne travaille plus le vendredi.

Enfin, de quoi voulais-je parler ?

Eh bien, ma foi, je voulais simplement parler de MOI. Toutefois, avant de commencer à parler de ma petite personne, je voulais préciser qu’à cet instant même, où je m’adresse à vous, mes chers amis, imaginaires et réels, je me trouve, avec mon ami Mark, au Café « Le Dejazet », dans le troisième arrondissement parisien.

Mon ami dialogue avec son téléphone portable, pendant que votre serviteur essaie de s’exprimer de façon cohérente.

Je disais, et je redis, que j’ai perdu l’habitude d’écrire dans la langue de Voltaire. Pendant des années, je me suis laissé couper mon élan, lorsque j’essayais d’écrire en français, certains s’évertuaient à dire qu’il y avait un « souterrain espagnol ».

Depuis que ma sœur m’a offert ce beau cahier, j’ai décidé d’écrire certains textes en français.

Tant pis pour ceux qui croient que je pense en espagnol. Que ces personnes veuillent bien accepter l’expression de mes sentiments les plus distingués.

Elles peuvent penser ce qui leur chante, je m’en fiche. Non seulement elles sont libres de faire ce que bon leur semble, mais moi aussi.

Ces jours-ci, je parlais avec une personne de mon habitude de mettre un prénom à mes sacs à dos et mes valises. Bien sûr, cette délicieuse créature n’a pas trouvé mieux à me dire, que mon habitude était fort étrange.

Ah, si elle savait.

Oui, je suis étrange. Plus qu’étrange, je me sens étranger dans ce monde qui est également bien étrange.

Oui, mes amis, je suis loufoque, étrange, farfelu, et je l’assume.

Non seulement j’assume tous les quolibets dont on m’a affublé tout au long de mon existence, mais je les revendique.

Toutefois, il y a des moments où je me sens bien dans ce monde. Il y a des rencontres positives. Des personnes venues de « je-ne-sais-où », avec qui j’établis des échanges, des dialogues.

Je vois des visages qui s’expriment dans des langages qui diffèrent des miens. Beaucoup de ces personnes écrivent dans un cahier, que mon fidèle compagnon Pedro Ildefonso transporte et protège, tant bien que mal.

J’entends des sons, sensations sans sens, mais non sans émotion. C’est ce qui fait la richesse de ce monde.

Une richesse, un trésor qui n’a pas de prix. Et ça, nous le trouvons au Quartier Latin. Quartier qui attire de nombreux touristes, venus de partout.

Le Paris de la Pensée. Cette Pensée que certains essaient de soumettre à leurs volontés.

Qui dit Pensée dit Liberté.

Qui dit Liberté, dit Vivre et Aimer.

Oui, je suis étrange.

Mais avant tout, je m’efforce d’être moi-même.

Comme beaucoup, je me déguise dans ma vie quotidienne, car on me paie pour cela. On me paie pour jouer un rôle. D’ailleurs, on nous déguise, dès la plus tendre enfance.

A tel âge, tu dois être comme ci, ou comme ça. Et gare à toi, si tu n’es pas dans le moule.

On te juge, on écrit des rapports te concernant. Et on te condamne.

Il ne sert à rien de se taper les uns les autres, pour des différences qui ne sont pas des différends.

En ce moment, il se passe des choses bizarres. Beaucoup de violences. Violences verbales, violences physiques. Malheureusement, je ne suis pas exempt de cette violence, elle est aussi part de moi.

A force de canaliser nos émotions, notre imaginaire, on finit par ne plus rien exprimer. On devient amorphes, impuissants.

On ne veut plus lire un livre.

C’est dommage.

Il faudrait laisser les gens écrire ce qu’ils veulent, tout en les aidant. En les aidant à exprimer ce qu’ils ressentent, par le biais de l’écriture, de la peinture, de la sculpture, du chant, du théâtre. Tout serait différent.

Il faut être étrange pour pouvoir vivre, car la vie est étrange.

Il est vital d’accéder à la logique imaginaire qui sous tend ce que nous appelons le réel pour pouvoir réellement vivre.

Comme disent certains de mes amis :

Tu es un drôle d’oiseau.

Que chacun vive sa vie, et fasse ce que bon lui semble, sans se soucier du « qu’en dira-t-on ».

Perché ou en vol, l’oiseau repousse tous les horizons conformistes.

Bruno Cuello, Paris, café Le Dejazet, le jeudi 17 janvier 2019.

Merci Bruno, à jeudi prochain.

Amitiés fraternelles, Solidaires & AntiNUcléaires.

Pierre Roullier, alias Roger Nymo

P.S. : Merci Mark.




Voir en ligne : Grève générale interprofessionnelle reconductible

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