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Bavure à la centrale de PENLY

Symptome visible d’une menace cachée ?

dimanche 17 avril 2011, par Philippe BILLARD, Roger NYMO

Ce que nous rapportent les travailleurs de l’atome est extrêmement inquiétant.

Cette « bavure » n’est-elle pas le symptôme visible de la pression exercée par le pouvoir politique sur notre armée pour tenter de gérer en la masquant une menace exogène réelle sur nos installations nucléaires mortifères, qui comme l’avait si bien expliqué monsieur Jacques Pâris de Bollardière, représentent le talon d’Achille de notre cinquième et perverse république ?

Salut à toutes et tous,

EDF a armé ses directions de site avec la gendarmerie nationale, pour plus de répression et de pression sur les salariés.

Le message que je vous fais suivre en est la preuve. Ce salarié va-t’ il pouvoir assurer la sureté des installations quand il sait qu’à tout instant le ciel peut lui tomber sur la tête ?

Ils sont fous et portent atteinte à la sureté des installations, des salariés. Il faut que la population réagisse.

Notre rôle est de dire ce qui se passe à l’intérieur comme l’on fait nos collègues de CRUAS qui se sont mit en grève de la faim pour sauver leurs emplois mais aussi pour dénoncer les atteintes à la sureté des installations et des salariés qui y travaillent.

Ils ont été accompagnés et soutenus par la CGT.

Faisons appel à la population pour la sécurité de laquelle nous travaillons !

Nous refusons de porter le chapeau à la place des directions d’EDF et du lobby nucléaire.

Il faut que le salarié qui a été la victime de la bavure porte plainte, que les syndicats l’accompagnent, et espérer que des associations se porteront parties civiles sur le volet de la plainte concernant la sureté des installations nucléaires.

Au boulot et @ +.

Philippe BILLARD alias « la mouche »

Plus dangereux que les quartiers Nord de Marseille, la station de production d'eau déminée.

Les faits :

Samedi 20 novembre, un exercice d’intrusion sur le CNPE entraîne les forces de gendarmerie présentes sur le site à rechercher un intrus. La poursuite les amène à se diriger vers la « démine » où un agent d’astreinte, ne se doutant de rien, oeuvrait pour le bien du service conduite. En moins de temps qu’il en fallait pour le dire, cet agent se retrouva menacé par des individus en treillis et tenues commando armés de fusils automatiques, lui ordonnant (en utilisant un tutoiement irrespectueux) de s’allonger. Ne comprenant pas ce qui se passait, l’agent ne s’exécute pas. A la violence de la deuxième sommation, il s’est alors plaqué face contre terre, et a été menotté sans aucun ménagement. Il reste ainsi de longues minutes, choqué, sans pouvoir réagir jusqu’au moment ou un des gendarmes se rend compte que l’agent ne faisait pas parti de l’exercice.

Comment en est-on arriver la ?

Les contrôles que nous connaissons depuis un certain temps en entrée de site faisait passer les salariés pour des « terroristes potentiels » ( propos tenus par certains) mais avec cet incident on atteint le summum.

Nous n’avons pas la volonté de stigmatiser la gendarmerie, même si nous condamnons ces méthodes. Les femmes et les hommes qui ont choisi cette vocation sont là pour servir. Ces fonctionnaires obéissent à des ordres, des directives.

Sur le site, les directives et l’organisation liés aux exercices sont de la responsabilité de la direction.

C’est pourquoi, la CGT Penly demande à la direction que les forces de gendarmeries armées soient cantonnées et assurent la protection des installations à l’extérieur du site tant que nous n’aurons pas l’assurance (à travers des actions et des faits précis et non de belles paroles) que ce genre d’incident ne se reproduira plus.

Source : http://cgt-penly.asso-web.com/actualite-125-bavure-militaire-au-cnpe-de-penly.html

Voir en ligne : CGT PENLY

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