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Catastrophe induite

Mieux vaut prévenir que subir !

mercredi 15 février 2012, par Rachel LANGLET, Roger NYMO

Peut-on cacher ce que l’on ignore ?

On croit à tort que la résistance mécanique des enceintes d’un réacteur nucléaire est la garantie de sa sûreté. Malheureusement il n’en est rien !

En avril 1986, seul le réacteur RBMK n°4 de la centrale Lénine de Tchernobyl a explosé, son faible confinement et les sacrifices de milliers de « liquidateurs » ont sauvé l’Europe et le monde.

Actuellement la catastrophe de Fukushima ne réapparaitra dans nos journaux que pour ses dates anniversaires, on nous dira que rien ne peut résister aux catastrophes naturelles, qu’il faut plus d’éoliennes et une transition énergétique progressive pour que tout cela ne soit qu’un mauvais souvenir.

Il s’agit pourtant de la plus grande catastrophe de tous les temps et cette catastrophe ne fait que commencer.

Mais un danger plus grand encore menace notre planète et l’ensemble de sa biosphère.

Bonjour,

Je souhaite vous alerter sur une terrible catastrophe qui pourrait survenir avec une probabilité intolérable et remettre en cause la survie de l’humanité, mais aussi l’existence même de la vie complexe sur Terre.

A la fin de l’été 1859, une série d’éruptions solaire de très grandes intensités a provoqué l’une des plus fortes tempêtes magnétiques sur Terre. Les postes de télégraphie, seul réseau de communication de l’époque, ont littéralement explosé à cause de la surcharge électrique. Des aurores boréales étaient observables sur presque toute la surface de la planète [1].

Selon la NASA, des éruptions solaires hors normes ont une plus grande probabilité de survenir pendant les minima solaires les plus bas, comme ce fut le cas en 1859. A l’échelle des temps géologiques ce n’est pas un phénomène exceptionnel. Des éruptions solaires de même intensité, voire plus intenses, ont déjà frappé la Terre sans conséquences dramatiques pour les êtres vivants qui la peuplent.

Cependant, la civilisation humaine a changé ce risque.

Après un minimum particulièrement bas en 2008, La NASA et la NOAA prévoient qu’un tel maximum solaire, comparable à la situation de 1859, sera de nouveau atteint début 2013, et craignent la survenue d’éruptions solaires d’intensité comparable [2]. Dans un rapport récent [3], le laboratoire ORNL (Oak Ridge National Laboratory, travaillant pour le département de l’énergie aux USA) a calculé que pendant les 40 ans de durée théorique d’exploitation des centrales nucléaires, la probabilité de survenue d’une panne de courant durable, provoquée par une activité solaire intense, s ‘élève à 33% !

Aujourd’hui, une tempête magnétique aussi intense pourrait avoir un impact économique évalué à 20 fois celui de l’ouragan Katrina [4]. Les surtensions colossales engendrées par les courants électriques dans les sols seraient susceptibles de détruire en série les transformateurs électriques. Du fait du haut degré d’intrication des différents réseaux électriques, des pannes en cascade pourraient créer les conditions d’un black out mondial et durable. La destruction de nombreux transformateurs rendrait impossible le rétablissement rapide du courant, et leur remplacement prendrait des années, en supposant l’alimentation électrique des industries. Un tel événement conduirait rapidement au chaos du fait de la rupture de nombreux réseaux vitaux, dépendant directement de l’alimentation électrique : eau potable, alimentation, santé, télécommunications, sûreté des états, mais n’avons-nous pas oublié quelque chose ?

Une centrale nucléaire ne s’arrête pas comme on éteint une lampe, les réacteurs nucléaires devront continuer d’être refroidi sans interruption même longtemps après leur arrêt, ainsi que les piscines de désactivation (pensez aux graves incidents de la piscine de stockage du réacteur 4 de Fukushima, malgré qu’elle contenait essentiellement du combustible usagé refroidi depuis plusieurs mois déjà).

En Suisse, bien que l’IFSN (Inspection Fédérale de la Sécurité Nucléaire) nous assure que les centrales nucléaires de la confédération sont protégées contre les effets électromagnétiques des tempêtes solaires [5], elle admet cependant qu’une panne de courant durable compromettrait gravement la sécurité des sites nucléaires suisses, et préfère juger ce risque hautement improbable.

La sécurité d’une centrale nucléaire est basée sur l’hypothèse implicite que le réseau électrique ne peut rester hors service plus longtemps que la durée de fonctionnement maximale des générateurs de secours (moins d’une semaine), mais cette hypothèse est-elle toujours valable ?

Dans les conditions d’un black out mondial durable et d’un chaos social sans précédent, comment pourrions-nous assurer la continuité du refroidissement des 450 réacteurs nucléaires civils et des quelques 250 réacteurs militaires (et de toutes les piscines de désactivation qui les accompagnent) au-delà de quelques jours seulement, durées de fonctionnement des générateurs de secours, alors qu’il faudrait des mois voire des années pour les refroidir et stabiliser les combustibles usagés ?

N’oublions pas qu’il faut de l’électricité dans les raffineries pour produire du diesel, et qu’il faut également de l’électricité pour le récupérer depuis les stations de pompage… Et comment amener ce carburant aux centrales nucléaires au milieu d’une société en déroute, où pillages et violence risqueraient très vite de devenir la norme… Comment garantir, dans ces conditions, que les centaines de réacteurs que compte la Terre n’entreront pas en fusion suite aux multiples défauts de refroidissement, et n’exploseront pas les uns après les autres ? Et comment dans ces conditions les hommes pourront-ils tenter de circonscrire les multiples catastrophes ? Les hommes, dépassés par les évènements, laisseraient des catastrophes se poursuivre sans plus aucun contrôle. Les centrales laissées à l’abandon continueront de rejeter leurs effluves radioactifs dans l’atmosphère. Pour chaque réacteur, le résultat serait probablement bien plus grave que le bilan de Tchernobyl, où l’intervention humaine avait réussi à réduire les pires craintes des spécialistes.

Un tel cataclysme rendrait une grande partie de la surface terrestre inhabitable, du fait du rejet massif de radioéléments dans l’atmosphère, et ferait probablement définitivement basculer l’histoire humaine dans le néant de l’oubli [6].

La tâche est déjà ardue quand il ne s’agit que d’une seule centrale, comme ce fut le cas l’an dernier à Fukushima, tout en sachant que le Japon n’avait pas été dévasté sur toute sa superficie, et disposait donc encore de ressources et d’infrastructures pour circonscrire au mieux la catastrophe. Imaginons la gestion multiple de plusieurs centaines de catastrophes nucléaires dans un contexte de famine et de chaos global, et avec un effondrement total du réseau électrique ?

Demandez-vous pourquoi un tel scénario n’est-il presque jamais envisagé officiellement par les spécialistes, ni au cours des débats, ou dans les films ?

Pourtant, une telle catastrophe ferait un très bon scénario de film de fin du monde ?

Pourquoi une telle omerta concernant le risque d’une panne de courant globale, qui conduirait à court terme à l’explosion de la plupart des réacteurs ?

S’il existait une solution, il y a bien longtemps que nous le saurions !

Les scientifiques savent qu’une éruption solaire aussi intense que celle de 1859 n’est pas de la science fiction et peut survenir à nouveau, que ce soit en 2013 ou plus tard. Plus nous attendons, plus nous risquons de transformer ce risque en certitude.

Poursuivre l’exploitation de l’énergie nucléaire, c’est comme jouer à la roulette russe.

Le cycle solaire actuel semble d’ailleurs augmenter grandement la probabilité d’un tel évènement. Ce silence des médias et des autorités ne signifie qu’une chose : le lobby nucléaire ne se relèverait probablement jamais de la médiatisation d’un tel risque, car aucune solution concrète n’a été prévue pour les centaines de réacteurs déjà existants, et si le peuple savait, il demanderait immanquablement leur fermeture immédiate !

Nous sommes peut-être en train de jouer la survie de la planète et de l’humanité tout entière sur un simple coup de dés …

- Posez la question aux spécialistes du nucléaire aux industries qui gèrent les centrales nucléaires.

- Posez la question aux biologistes, aux biophysiciens, concernant les effets d’une centaine d’explosions comme « Tchernobyl » sur Terre, voire plus.

- Posez la question aux astronomes, aux physiciens spécialistes de l’activité solaire.

- Relayez cette question au reste du monde, aux médias.

- Interpellez les élus, les politiques, ils doivent savoir ce que nous risquons ! Et surtout, le peuple doit savoir, car l’avenir de la Terre et les dangers qu’elle court à cause de l’industrie nucléaire nous concernent tous. Quand ce scénario catastrophe se réalisera, AUCUN ÊTRE HUMAIN sur Terre ne sera épargné par la contamination radioactive !

Et n’oubliez pas que :

- Ce scénario n’est pas improbable, à 150 ans près, on aurait déjà pu le connaître. La question n’est pas « si une éruption hors norme peut générer un black out durable » mais bien « quand cette prochaine éruption aura lieu ».

- Si cela arrivait maintenant, le désastre serait irréparable, et ne nous laisserait AUCUNE CHANCE de reconstruire quoi que ce soit, la vie sur Terre serait d’ailleurs gravement compromise à l’échelle de continents entiers.

- D’autres solutions que le nucléaire existent, la multiplicité des sources (éolien, géothermie, hydraulique, solaire, etc.), et de très nombreuses économies d’énergie peuvent être planifiées. Beaucoup de pays se passent totalement de l’énergie nucléaire dans le monde et en Europe. Il s’agit avant tout d’une décision politique, et de toute façon, nous n’avons pas le choix devant un TEL RISQUE.

- Ce risque dépasse les frontières, et peut anéantir en quelques jours tous les autres combats environnementaux que nous menons, tous nos idéaux et nos espoirs, et cette planète vivante que nous aimons tant ! Il dépasse nos métiers, nos croyances, nos pays, il s’agit de préserver la continuité de la vie sur Terre !

Il se pourrait qu’un jour, votre région, votre ville, votre village soit mortellement et irrémédiablement contaminé par la radioactivité, même si vous vivez très loin de toute centrale nucléaire, à cause de l’imprévoyance des hommes face à la nature. Je ne peux l’accepter …

Le peuple doit savoir.

[1] http://science.nasa.gov/science-news/science-at-nasa/2008/06may_carringtonflare [2] prédictions de la NASA et de la NOAA sur l’activité solaire : http://www.noaa.gov/features/03_protecting/whenthesunactsup.html [3] http://uk.ibtimes.com/articles/193517/20110806/solar-storm-catastrophic-nuclear-threat-united-states-satellite-communications-nuclear-regulatory-co.htm [4] http://www.guardian.co.uk/science/2011/feb/21/solar-storms-global-katrina http://www.independent.co.uk/news/science/solar-storm-could-cause-more-damage-than-hurricane-katrina-2221706.html [5] http://www.ensi.ch/fr/installations-nucleaires/installations-nucleaires-en-suisse/ [6] www.naturalnews.com/033564_solar_flares_nuclear_power_plants.html

Des précisions complémentaires ont été réunies dans les pièces jointes.

Rachel LANGLET

Thèse de physique en 2004 Actuellement contractuelle dans l’administration, Éducation Nationale, Université de Franche-Comté, UFR ST, Besançon (25), France

Mes motivations : je ne tiens absolument pas à faire du catastrophisme gratuitement, ni à apporter du grain à moudre à tous les adeptes du calendrier Maya ou autre croyance spirituelle. J’ai une formation scientifique, j’ai connaissance scientifiquement des risques et dangers liés à l’industrie nucléaire, même si je ne suis pas professionnelle dans le domaine. Après la catastrophe de Fukushima, j’ai pris conscience du cataclysme nucléaire que nous pourrions subir, que la planète Terre dans son ensemble pourrait subir, si une éruption solaire de même intensité que celle de 1859 survenait dés aujourd’hui, et provoquait une panne de courant mondiale et durable. Je ne tiens absolument pas à « spammer » votre boîte aux lettres, ce courriel sera le seul. Il a été envoyé à plusieurs centaines d’adresses : des associations environnementales, nationales ou internationales, les mairies des communes françaises les plus proches des centrales et sites nucléaires, des journalistes, des personnalités individuelles. Ces adresses ont été laborieusement collectées à la main pendant plusieurs semaines. Je vous en supplie, transmettez ce savoir autour de vous. Nous devons à tout prix agir, avant que l’irréparable ne survienne !

En connaissant ce risque, comment pourrions-nous ne rien faire ?


PDF - 441 ko

D’après le professeur Vincent Courtillot il semblerait qu’il existe un lien entre l’activité de notre étoile et l’activité sismique de notre planète :


Science Publique : Vincent Courtillot par franceculture

Roger NYMO

3 Messages de forum

  • Catastrophe induite Le 12 juillet 2012 à 21:06 , par Feuby

    Bonjour,

    Juste un commentaire, je vous cite

    « D’autres solutions que le nucléaire existent, la multiplicité des sources (éolien, géothermie, hydraulique, solaire, etc.), et de très nombreuses économies d’énergie peuvent être planifiées. Beaucoup de pays se passent totalement de l’énergie nucléaire dans le monde et en Europe. »

    Non pas que je sois opposé aux idées. Mais avant de dire que beaucoup de pays s’en passent, s’agit-il de pays autonomes en électricité ? Oui, la france possède une pléthore de réacteurs nucléaires. Néanmoins, pour autant que je sache, la France est aussi une grande exportatrice d’electricité.

    La question réelle serait plutot pour moi « est-ce qu’il existe un pays avec une consommation electrique importante énergiquement autonome vis a vis du nucléaire ». Si oui, alors vous avez raison. Si non, la question ne se pose pas, il n’y a pas d’alternative.

    Bien entendu, on pourrait remplacer les centrales par des capteurs solaires. Il me semble avoir lu que pour combler les besoins énergétiques, avec le rendement des panneaux solaires, il faudrait une superficie de l’europe + asie. Si on remplace le nucléaire uniquement, cela porte a combien ? 1/4 de la superficie ?

    Avant de dire « il y a des alternatives », j’aimerai que les alternatives soient un peu plus justifiées que ce que vous avez écrit.

    Ceci dit, je ne suis pas « pro-nucléaire ». J’estime que la gestion du nucléaire devrait être publique et non pas privée. Comment diable accorder l’exploitation d’une technologie dangeureuse, nécessitant des protections incroyables à des personnes centrées sur les bénéfices ? C’est être stupide.

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    • Bonjour,

      Vous colportez les pseudos arguments technoscientistes d’un lobby nucléaire criminel planétaire aux abois.

      Il n’y a pour la France aucune indépendédance énérgétique liée au nucléaire.

      La production d’électricité d’origine nucléaire nous rend au contraire totalement tributaires et dépendants de l’apport permanent et continu de ressources dont l’extraction contamine durablement de larges territoires.

      Bien sûr pas un mot sur notre arsenal nucléaire terroriste qui est actuellement et criminellement présenté au petit peuple français par le roi « François II » comme un facteur de « PAIX ».

      Allez donc lire notre pétition internationale et vous comprendrez que le scandaleux article 2 de l’AIEA doit être dénoncé comme symptômatique de la criminelle continuité de la politique nucléaire française : « L’Agence s’efforce de hâter et d’accroître la contribution de l’énergie atomique à la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier ».

      http://www.avaaz.org/fr/petition/Ar...

      Amitié Solidaire & AntiNUcléaire.

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  • Catastrophe induite Le 15 août 2012 à 16:54 , par Éviter orages électriques-séismes-volcanisme

    AVERTING electric storms/quakes/volcanism caused by RISING but DIVERTIBLE solar flare electricity, to avoid Fukushimas explosions and humankind extinction, is a PLANETARY EMERGENCY !!! PLEASE share and improve the TESTED and SIMPLE SOLUTION of world-wide Lightning-rod Nets, that ALREADY protect also cities from being quake-epicenters ! http://avert-quakes-volcanic-erupti... GALAXY sends the DIVERTIBLE thunderbolts (that also stimulate magma) : “The observed electric fields in thunderclouds are generally too weak to initiate the atmosphere’s electrical breakdown. But cosmic rays can play a surprising role in the drama of lightning” : A. V. Gurevich and K. P. Zybin, Runaway Breakdown and the Mysteries of Lightning. http://www.phy.olemiss.edu/ jgladde....

    [DIVERTIBLE] Solar flares trigger earthquakes Jain, R., Physical Research Laboratory. EACH of the 682 >4.0 earthquakes under study was preceded by a solar flare of B to X class by 10-100 hrs. adsabs.harvard.edu/abs/2007AGUSMIN33A..03J.

    Global Rumblings : Japan Earthquake And Tsunami Caused By « Solar Flare » http://globalrumblings.blogspot.gr/...

    [AVERTABLE*] Explosive volcanic eruptions triggered by [rising now but DIVERTIBLE] cosmic rays Toshikazu Ebisuzaki, Hiroko Miyahara, Ryuho Kataoka, Tatsuhiko Sato, Yasuhiro Ishimine sciencedirect.com/science/article/pii/S1342937X10001966.

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