Solidarités AntiNUcléaires
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Isotope du mépris

Organisation Nazie Universelle

jeudi 29 mars 2012, par Roger NYMO

« Si le signataire accepte le travail, qu’il soit à l’intérieur ou à l’extérieur de l’enceinte de la centrale de Fukushima, il doit rester dans un strict secret concernant toute information (qu’elle soit écrite, orale ou obtenue par observation). [...] Le signataire n’acceptera jamais d’interview ou une quelconque enquête de la part de tout média, que les requêtes aient ou non à voir avec le travail. »

La dose mortelle de mépris de toute vie est déjà largement dépassée par l’Organisation des Nations Unies (ONU) qui protège par l’intermédiaire des cinq nations terroristes nucléaires membres permanents de son Conseil de Sécurité, l’empoisonneuse planétaire officielle, l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (International Atomic Energy Agency) qui dans son article deuxième stipule cyniquement :

L’Agence s’efforce de hâter et d’accroître la contribution de l’énergie atomique à la paix, la santé et la prospérité dans le monde entier.


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Mercredi 28/03/2012 débat organisé par la revue Multitudes

Je suis venu pour représenter le Réseau Zéro Nucléaire (RZN) et C.A.N. IdF le mercredi 28 mars 2012 à la Fondation Lucien Paye ou la revue Multitudes organisait une rencontre, des projections de films et une discussion autour du dossier FUKUSHIMA : VOIX DE REBELLES.

La situation au Japon est réellement dramatique pour toutes les populations contraintes de survivre dans des zones hautement contaminées, alcoolisme, suicides et divorces connaissent des taux extrêmement élevés.

Pour les enfants le danger est partout !

Tout est « déchet nucléaire » et la dispersion de ceux-ci est généralisée, la situation est inextricable, l’action est le seul moyen de ne pas céder au désespoir pour ceux qui sont dans le ventre de la bête.

Les faibles indemnités ne sont versées aux victimes que si les personnes restent sur place ! Le peuple japonais est méprisé et oublié, pour moi cette terrible colère muette cache un immense tsunami social à venir

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Wataru Iwata directeur et fondateur de la CRMS

Etaient présents notamment messieurs Wataru Iwata directeur et fondateur de la CRMS (Citizen’s Radioactivity Monitoring Station)

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Bruno Chareyron responsable du laboratoire de la CRIIRAD

et Bruno Chareyron responsable du laboratoire de la CRIIRAD (Commission de Recherche et d’Information Indépendantes sur la RADioactivité)


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OUBLIER FUKUSHIMA
Les éditions du bout de la ville - ISBN : 979-10-91108-00-3

J’ai fait la rencontre de Floréal Klein à cette occasion, un des trois auteurs d’OUBLIER FUKUSHIMA, ce merveilleux petit livre, avec des textes, des documents et de vraies pépites de Wladimir Tchertkoff à l’intérieur :

Je connais très bien l’histoire de la pinède rousse. Voyez, je l’ai même reportée sur la carte. Ce sont des pins tout près de la centrale qui ont roussi sous l’effet de l’incendie radioactif. J’ai proposé de ne pas y toucher pour laisser agir la nature. Mais ils ont amené de puissantes machines américaines et ont coupé et tronçonné le bois. Ils ont creusé le sol et l’ont enterré.

Wladimir Tchertkoff - Le crime de Tchernobyl, le goulag nucléaire - Acte Sud, 2006 - ISBN 978-2-7427-6042-8

Merveilleux petit livre car il ne tergiverse pas avec le réel et ne procrastine pas l’arrêt du nucléaire !

Floréal m’a donné son livre, je ne voulais rien écrire à son sujet avant de l’avoir lu.

J’ai lu son livre, puis la vie m’a entrainé à droite et à gauche, mais je n’oublierai jamais le réconfort que m’ont apporté ces quelques pages articulées ainsi :

CATASTROPHER LIQUIDER ÉVACUER RÉHABILITER BANALISER

Voici son épilogue :

"Rien ne change. Je viens d’arriver à Minsk pour apprendre qu’il y a deux jours un accord a été signé pour que la Russie construise une centrale nucléaire en Biélorussie, à Ostrovets, une zone dépeuplée depuis le tremblement de terre de magnitude 7, en 1909. Pendant que le monde entier est vissé aux écrans de télévision pour suivre le désastre au Japon, les journaux de Minsk se félicitent du deal avec la Russie, de la future centrale qui sera « la plus sûre du monde ». Ironie du sort, la Biélorusie, qui a le plus souffert de Tchernobyl, est en train de se lancer dans le nucléaire."

Svetlana Alexievitch, auteure de La Supplication, Libération, 19 mars 2011

Merci Floréal ...

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