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Vols transatlantiques d’objets sacrés !

mardi 31 mai 2016



La Secrétaire à l’intérieur des États-Unis, Madame Sally Jewell a demandé, le vendredi 27 mai 2016, aux autorités françaises compétentes que soit interdite la vente aux enchères d’un bouclier cérémoniel appartenant à une communauté amérindienne du Nouveau-Mexique.

Dans une lettre au régulateur de Drouot, la célèbre maison de vente aux enchères parisienne, Madame Sally Jewell explique pourquoi ce bouclier de guerre Acoma Pueblo devait être retiré de la vente du lundi 30 mai 2016, à 13h30, à Paris :

C’est un objet sacré, d’une grande importance pour la culture Acoma, son histoire, et sa spiritualité. Pour cette seule raison, un rapatriement de celui-ci serait approprié, » écrit-elle. « Cependant, la tribu a fourni des preuves supplémentaires attestant que le bouclier a été volé à ses propriétaires légitimes.

En effet, l’objet a été volé en 1970 à la petite fille de son propriétaire originel, un chef traditionnel Acoma.

Tous les documents attestant de ces faits ont été transmis par les autorités américaines aux officiels français.

Le bouclier multicolore est constitué d’épaisses peaux tannées et assemblées avec des lanières de cuir concentriques, il avait disparu dans les années 1970, lors du cambriolage de la maison familiale.

Ce bouclier a été retiré de la vente du lundi 30 mai 2016, malheureusement, un ami qui assistait à celle-ci m’a confié avoir surpris une conversation privée lors de cette vente entre une personne de l’agence Eve, qui prenait les numéros de téléphone des personnes intéressées par ce bouclier, et qui expliquait qu’elles seraient contactées ultérieurement pour une vente privée de celui-ci, directement à l’agence.

La maison de vente aux enchères parisienne « EVE », pour la vente du lundi 30 mai 2016, a conditionné des centaines d’objets religieux, ainsi que des œuvres d’art des Amériques, d’Afrique et d’Asie. Mis à part le bouclier Acoma, une chemise de guerre des plaines, faite avec des cheveux et du cuir chevelu humain, ainsi que des objets sacrés Hopis sont répertoriés.

Le directeur de la maison de vente aux enchères, Monsieur Alain Leroy, maintient que tous les objets qu’il présente sont de l’ordre du commerce licite aux États-Unis et en France. Grâce à ses ventes aux enchères publiques les tribus auront l’occasion d’acquérir leur passé :

Et c’est exactement ce que certaines tribus préfèrent faire, cherchant l’efficacité et la discrétion.

Aaron Sims, l’avocat de la tribu Acoma Pueblo, a indiqué que la tribu n’envisage pas d’acheter le bouclier, afin de ne pas alimenter le « marché noir », et donc les vols.

Des chefs tribaux disent que ces ventes aux enchères ont créé un encouragement financier pour les voleurs et les malfaiteurs.

La lettre de la Secrétaire à l’intérieur des États-Unis n’a pas été une réaction isolée, en effet antérieurement à celle-ci une réunion d’urgence a eut lieu entre l’Institut Smithsonian National Museum of the American Indian, les représentants de deux tribus, le département d’État, et le Bureau fédéral des affaires indiennes.

Le gouverneur Kurt Riley a également envoyé une lettre ouverte au peuple de France, dans laquelle il l’exhorte à exiger solidairement, et de manière non violente, la fin de toutes les ventes aux enchères d’ objets sacrés, car cela viole la loi tribale.

Le gouvernement français doit aider les autorités américaines à identifier les personnes qui alimentent ces odieux trafics, il en va du respect des peuples, et de la justice la plus élémentaire.

Roger Nymo pour IDLE NO MORE France d’après un article de Mary Hudetz d’Associated Press, et une source amicale et fraternelle.

Voir en ligne : Contre les ventes des objets sacrés Hopis.

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